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Mardi 22 juillet 2008

Après Bravo Two Zero et Action Immédiate, Andy McNab nous livre la suite de ses mémoires dans Seven Troop disponible en Octobre 2008 outre-manche. L'auteur va parler de son histoire d'amitié avec un groupe de soldats durant les dix années où il a servi au sein du "Regiment" de 1984 à 1993.
par MENATOR publié dans : ACTUALITE
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Mercredi 16 juillet 2008



Inventé durant la Seconde Guerre Mondiale et déjà utilisé par le SOE et le SAS, le couteau de secours de la RAF appelé "British Gravity Knife" est produit depuis son origine à Sheffield par deux fabricants : Joseph RODGERS et George IBERSSON. Il avait pour vocation de couper les sangles et les cordes de parachutes des équipages.
Le modèle a été perfectionné après guerre avec une lame courbe et un système de maintien au fourreau original et a connu un grand succès au sein des équipages de la RAF. On trouve ce couteau cousu avec son étui sur la poitrine de leur combinaison de vol.
des Il est toujours fabriqué à Sheffield bien que la société Ibersson ait été racheté par le groupe Egginton en 1988.
 


Le 22SAS l'a utilisé dès la création du CRW comme bien du matériel de la RAF. Ce couteau permet de couper les sangles et la corde de rappel. On peut aussi débarrasser rapidement un "trooper" blessé de son gilet d'assaut et de son pare-balle.
Sur les photos on le voit accroché sur la manche ou sur la "suede vest".
je pense qu'il a été remplacé aujourd'hui par des couples sangles plus perfectionné cependant ce couteau est une pièce maîtresse du kit CRW.

Fiche technique :

 



Le couteau est très léger : un poids de 117 grammes et de 208 gr avec le fourreau en métal et l’étui en tissu.

Il peut être relié par un fil au fourreau afin d’éviter de le perdre.

Un système type ciseau vient le bloquer à son fourreau métallique, une simple pression exercée sur le manche le libère. Monté à l’envers il vous tombe vraiment dans la main.

 


Numéro indicatif :



22c est le code pour tout le matériel de la RAF avant l'entrée en vigueur des codes NSN OTAN défini par quatre chiffre puis le nombre 99

8106 indique la fabrication par la firme "Rodgers" et 2966 par "Ibersson"

Sur la lame ou à sa base on trouve donc les chiffres :

22c-1278106
22c-1272966
puis sur les modèles récents :
****-99-1278106
****-99-1272966

Mon couteau est donc un ancien modèle fabriqué par Rodgers à Sheffield.

par MENATOR publié dans : REVIEWS
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Lundi 14 juillet 2008

David PORTIER est l'auteur du livre référence "Les Parachutistes SAS de la France Libre". Il a noué des liens étroits avec les vétérans et c'est un spécialiste de cette unité. David PORTIER a répondu à mes questions en Juillet 2008.

David PORTIER et Roger BOUTINOT :



22SAS12 : Vous êtes d'origine Bretonne, vous avez été sensibilisé très jeune à l'histoire de votre région durant le Second Conflit Mondial. Pouvez-vous nous dire quel a été le déclic pour cette passion ?

David PORTIER : Effectivement, plusieurs groupes SAS ont opéré près de chez moi dans les Côtes d'Armor. Les SAS Serville et Coquette ont été tués à Saint-Gilles du Mené et le SAS Pascal Fadda, exécuté en forêt de Lorges, a été enterré au Gouray près de chez moi. J'ignorais complètement l'existence des SAS. On parlait alors de "parachutistes" en terme générique. Dans les années 90, j'ai retrouvé chez ma grand-mère la photo de la compagnie FFI de mon grand-père (Compagnie de Plémet). Cette compagnie était encadrée par le SAS René Bourit. J'ai alors débuté des recherches car j'ai appris que des SAS avait participé à la libération de Merdrignac. Je suis alors entré en contact avec l'Amicale et de fil en aiguille... En 1994 au moment du 50e anniversaire, je me suis rendu à Saint-Marcel et puis Edgar Thomé, Compagnon de la Libération m'a convié chez lui à un méchoui avec de nombreux vétérans des 3e et 4e SAS.
 
22SAS12 : Comment s'est déroulé la préparation et la rédaction de votre livre : Les parachutistes SAS de la France Libre ?

David PORTIER : En fait, j'ai noté sur mon PC toutes les infos que je recueillais et j'ai mis les morceaux bout à bout. A partir de lectures, archives, témoignages, je suis arrivé à un dossier important mais sans l'idée d'en faire un livre. Quelqu'un m'a alors donné l'idée de ce livre. J'ai tout d'abord contacté des maisons d'édition mais sans succès. Grâce à des contacts sur internet, j'ai alors décidé d'autopublier mon livre. J'ai trouvé un imprimeur et puis j'ai lancé une souscription.

22SAS12 : Il était question il y a quelques mois d'un projet de réédition, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

David PORTIER : Ce projet est toujours en cours mais celui-ci est assez ambitieux avec la reprise des 650 pages de texte avec quelques corrections, des informations complémentaires... mais surtout l'ajout d'un index, des cartes pour chaque mission et une partie photos plus importante dont une annexe militaria avec des photos d'uniformes, insignes, armes... J'ai fait une proposition à un éditeur et j'attends la réponse.

22SAS12 : Avez-vous d'autres projets sur ce thème, un nouveau livre ?

David PORTIER : Non, pas de nouveau livre, juste une éventuelle réédition. cela demande trop de travail et surtout des moyens financiers importants. Par contre, je tente d'écrire quelques articles de temps à autre (voir Ligne de Front) ainsi que des projets de conférence et surtout la gestion de mon site FFLSAS qui permet de développer des liens entre les familles et perpétuer la mémoire des SAS.

22SAS12 Vous êtes réfractaire à la présence de personnes en tenue d'époque lors des cérémonies. Expliquez-nous pourquoi ?

David PORTIER : Effectivement, lorsque j'avais entre 16 et 20 ans, j'étais collectionneur avec quelques copains. Nous portions nos uniformes et prenions des photos. En fait, je me suis aperçu que cela était plutôt grotesque et ne servait à rien pour la mémoire et l'histoire. Le mieux était de s'intéresser aux derniers témoins de cette période. De plus, je n'aime pas le milieu de la collection avec le problème des copies, les prix hallucinants... Le meilleur exemple est ce qui vient d'arriver au Musée de Saint-Marcel dont l'un des responsables a mis des copies et revendu des pièces originales à des collectionneurs. Cela va à l'encontre de beaucoup de choses dont le respect des anciens.
De plus, il y a quelques années, des "reconstituteurs" ont fait une descente lors d'une cérémonie à Saint-Marcel et cela a été très mal perçu par les anciens. Je pense que l'on ne peut pas représenter convenablement les souffrances de ces hommes juste en endossant leur uniforme pour parader et généralement, les photos prises sont souvent "grotesques". De plus, en règle générale, les collectionneurs ou reconstituteurs connaissent très mal l'histoire de ceux qui'ils veulent représenter. je pense qu'il faudrait commencer par lire et rencontrer les vétérans. Bien entendu, ces propos n'engagent que moi et il ne s'agit que de mon avis.

22SAS12 : Serez-vous présent à la cérémonie de Sennecey-le-Grand en 2008 ? Quel est votre avis sur le futur musée, avez-vous été consulté ?

David PORTIER : Malheureusement, je serais sans doute pris par mon travail. J'ai été invité par quelques anciens mais je ne sais pas si je pourrais être présent. Pour ce qui est du musée, il a tout à fait sa place à Sennecey. Je regrette juste que ce musée soit peu ambitieux avec juste une petite salle. Enfin, j'avais cru comprendre qu'un collectionneur de cette région devait aider à sa mise en place et céder quelques objets et souvenirs mais il semble que cela ne fut qu'une rumeur.

par MENATOR publié dans : FRIENDS
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