PRESENTATION

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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1952-2000

Jeudi 2 mars 2006 4 02 /03 /2006 01:32

Ambassade du Japon, Lima, Perou 1997

Le 18 décembre 1996, un groupe armé pénètre dans la résidence de l'ambassadeur du Japon à Lima. Ils prennent en otage plusieurs centaines de personnes dont le ministre de l'agriculture péruvien et des ambassadeurs occidentaux. Le groupe menace d'exécuter des otages si tout les prisonniers du MRTA ne sont pas libérés.

Le MRTA (Mouvement Révolutionnaire Tupac Amaru) est un groupe révolutionnaire qui lutte contre le pouvoir péruvien. Face à eux, le président péruvien Fujimori se targue en cette fin 1996 de les avoir mis au pas. Le MRTA avait déjà pratiqué l'enlèvement d'industriels ou l'attaque d'ambassades mais il est décidé à frapper un grand coup afin de prouver que Fujimori n'a pas affaibli le mouvement. Le choix se tourne sur l'ambassade du Japon qui est le pays d'où le président est originaire mais aussi et surtout un partenaire économique privilégié du Pérou.

Le 19 Décembre, le MRTA détient 365 otages et demande la libération de plusieurs centaines de guerrieros incarcérés en prison, et notamment celle de leur chef, Victor Campos.

Le 23 Décembre, il fait "un geste pour Noel" en relâchant 221otages. Il s'agit surtout pour les preneurs d'otages de se délester d'un aussi grand nombre de prisonnier. Ils gardent 140 otages dont les personnalités les plus importante.

Durant les premiers mois de 1997, des otages seront libérés par petit groupe. Ils témoignent de la dégradation des conditions de vie mais n'ont subit aucun mauvais traitement. Les autorités péruviennes restent inflexibles. Le gouvernement nippon tente de faire pression afin de régler l'affaire de manière pacifique en vain. Face à cette détermination, le MRTA revoit ses revendications à la baisse. Alternant menaces et négociation, le groupe n'arrive pas à se faire entendre une seule solution semble maintenant inévitable...

Assaut filmé en direct

Le 23 Avril 1997, après 4 mois de négociation, 71 otages sont libérés après l'assaut des forces péruviennes. Un otage et deux militaires trouvent la mort ainsi que les 14 guerrieros présents lors de l'assaut. Le déroulement de l'assaut a été filmé : tireurs sur les toits et groupe d'intervention pénétrant par le hall d'entrée. Quelques heures et des coups de feu plus tard, le président Fujimori parade avec ses hommes, devant les cameras, piétinants les banderoles du MRTA. Pour le président c'est un triomphe mais pour les sympatisants du MRTA, il s'agit d'un massacre. Ce sont d'ailleurs eux qui les premiers, vont parler de la présence étrangère lors de l'assaut.

Quelques mois après la libération de l'ambassade, la presse va parler de la présence d'agents du FBI puis de la Delta Force pour finalement aboutir au 22SAS. Selon plusieurs journaux britanniques, le véritable "travail" aurait été effectué par des "troopers" anglais. Grâce à trois tunnels creusés sous l'ambassade, les éléments du SAS auraient les premiers pénétré dans le bâtiment assurant la sécurité des otages lors de l'assaut massif des forces armées péruviennes. Au moment où Fujimori et ses hommes paradaient devant les caméras, les hommes du "Regiment" étaient déjà à l'aéroport. S'agit-il d'une légende ? Les hommes du SAS ont sûrement opéré comme conseillers mais ont-ils réellement participé activement et de façon aussi décisive à l'assaut ? Aucune institution officielle n'a encore confirmé le rôle exact du 22SAS dans cette affaire.

Par MENATOR - Publié dans : 1952-2000 - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 15 février 2006 3 15 /02 /2006 00:38

Guerre du golfe 01

Je vais débuter ici une série d’articles sur la première Guerre du Golfe qui opposa une coalition internationale aux troupes de Saddam Hussein. L’action du 22SAS fut largement médiatisée notamment avec l’aventure des hommes de « Bravo Two Zero » et le rapprochement avec les origines du SAS dans le désert lybien. Les images des colonnes de Land Rover sur armé danss les dunes de sable irakienne nous renvoyaient 50 ans en arrière à l’époque des « willy’s » de la Layforce et des hommes de Stirling. Ce chapitre 01 débute dès l’invasion du Koweit par une opération largement moins médiatisée et on va comprendre pourquoi.Depuis le début de l’année 1990 le président irakien Saddam Hussein scande à son peuple que le pays est en proie à une machination occidentale et prône un réarmement massif pour y faire face. Il exprime des revendications financière et territoriale  contre son voisin le Koweit. Ses menaces se précisent durant l’été .

Le Jeudi 2 Août 1990, au petit matin, l’armée irakienne prend position sur le tarmac de l’aéroport international de Koweit city et dans les postes clé de l’émirat.. Peu de temps après, le vol 149 Londres- Kuala Lumpur de British Airways y fait escale .La tour de contrôle signale aux pilotes que des pirates se sont emparés de l’aéroport mais il est trop tard. Les forces irakiennes contrôle le 747. Ses 295 passagers et membres d’équipages sont amenés de force dans un hôtel de la capitale où il rejoigne 200 japonais et 7 français, passagers malheureux du vol Tokyo-Paris posé peu avant le leur. Plus de 2 millions d’étrangers dont 13000 occidentaux sont ainsi assignés à résidence en Irak et au Koweit. Dès le début septembre, certains seront libérés mais la majorité sera dispersé dans des sites sensibles afin de servir de bouclier humain. L’affaire des otages indignera le monde entier et l’opinion public ne pourra que soutenir l’armada militaire international qui se mettra en place dans les pays limitrophes.

Mais sur les 295 personnes inscrites sur le carnet de vol de British Airway certains manquent à l’appel dans l’hôtel koweitien. Il s’agit en fait de membres du 22SAS qui se sont dispersés à la descente de l’appareil. Les menaces d’invasion se précisant des forces spéciales britanniques comptaient rejoindre le Koweit discrètement grâce à ce vol.

Les passagers du vol 149 furent indemnisés lors de plusieurs procès en 1996 car cette escale n’était pas mentionnée sur leurs billets de vol et les risques étaient bien connus. Certains passagers sont restés prisonnier durant trois mois ! Il a été retenu que la compagnie British Airway avait donc mis la vie de ces passagers en danger au profil des opérateurs du SAS. Malgré le procès, il n’y eu pas d’éclaircissement sur leur mission . Elle reste encore aujourd’hui inconnue. On peut supposer qu’ils ont aidé à l’organisation de la résistance et ont effectué des missions de renseignement sur les forces d’invasion irakienne.

SAS « scud hunter »
 
 Après l’invasion du Koweit par les forces armées du « Rais », les Etats-Unis déploient des troupes aux frontières irakiennes de leurs alliées : l’Arabie Saoudite et de la Turquie. Plusieurs centaines de milliers de GI vont embarquer pour le golfe dans l’Opération « desert shield » bouclier du désert. Durant ce déploiement, les USA réunissent autour d’eux une coalition des pays européens, asiatiques et africains qui envoient des troupes ou des fonds . Le président G. Bush est assuré du soutien actif ou passif de la majorité des états du globe, Saddam se retrouve isolé mais tente de trouver des alliées en « flurtant » avec la solidarité religieuse. La présence de troupes étrangères en Arabie Saoudite, foulant le sol du « Prophète » ne plait guère aux fondamentalistes musulmans mais les dirigeants du Proche et Moyen-Orient ont assuré de leur neutralité malgré une opposition populaire. La coalition semble solide jusqu’aux premières frappes de « scuds » sur les villes israeliennes.
 
 
Saddam dispose d’un arsenal de missile balistique d’origine soviétique le SS-1 plus connu sous la dénomination OTAN de « Scud ». L’industrie de l’armement irakienne a produit deux versions : le « Al Hussein » et le « Al Abbas » qui ont une plus longue portée mais moins de précision. Il les utilise contre les installations militaires américaine en Arabie Saoudite mais aussi contre les populations civiles des grandes villes d’Israel. La possibilité de l’emploie d’ogives chimiques est grande et on sait que Saddam Hussein n’a pas hésité à employer des agents biologique contre sa propre population en rébellion. Un véritable vent de panique souffle sur Israel.
 
Il faut donc empêcher les forces israeliennes d’entrer en guerre contre l’Irak car la neutralité des voisins arabes pourrait éclater et embraser toute la région. Les forces de la coalition vont donc tout faire pour prévenir Israel du danger des missiles en déployant des contre-missiles de type « Patriot ». Ils vont aussi traquer les lanceurs mobiles de Scud sur le territoire irakien. Cette mission sera confiée aux hommes du 22SAS.
 
 Bravo Two Zero
Trois patrouilles pédestres de huit « troopers »sont formées afin d’être héliportées sur l’axe routier Bagdad - Damas pour contrôler la fréquentation et pourquoi pas localiser des SS-1. Ils devront ensuite coordonner des frappes aériennes ou en assurer la destruction par leurs propres moyens. Les deux premières patrouilles « Bravo One Zero » et « Bravo Three Zero » réembarquent rapidement car elles ne trouvent aucun lieu pour abriter de longues caches d’observation. Le sort de la troisième patrouille est très connu puisque plusieurs de ses membres ont écrit leurs mémoires qui sont devenus des « best seller », il s’agit de « Bravo Two Zero ».
Pour résumer le périple, les hommes dirigé par le "Sergeant" Andy McNab vont se faire repérer par un berger puis traquer par l'armée. Ne possédant que des cartes des années 50 et des radios à trop courte portée, leur tentative d'extraction va virer au cauchemar. N'étant pas équipé pour le froid, ils vont être assailli par des températures glaciales. La patrouille va se disloquer, la majorité des membres seront fait prisonniers et on déplorera trois morts. Un seul réussira à rejoindre la Syrie au terme une évasion aujourd'hui légendaire : Chris Ryan.
 

à suivre...

En savoir plus :

Stirling : http://22sas12.over-blog.com/article-1561185.html

Lybie : http://22sas12.over-blog.com/article-1513558.html

Par MENATOR - Publié dans : 1952-2000 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /2006 00:32

Arrestation d'un général serbe de Bosnie

 Banja Luka, enclave serbe de Bosnie. Le 20 décembre 2000, l'automobile de l'ancien général serbe Stanislav Galic est violemment percutée par deux autres véhicules. Des hommes encagoulés brisent le pare-brise et extraient l'officier à la retraite.

Stanislav Galic est né le 12 mars 1943 à Goles, municipalité de Banja Luka, en Bosnie-Herzégovine. Il intègre la JNA (l'armée populaire yougoslave) et participe à la campagne de Bosnie dès Avril 1992 avec l'armée serbes de Bosnie (la VSR). Une partie de cette troupe dirigée par Ratko Mladic et de Radovan Karadzic prend le nom de Corps Romanija et encercle Sarajevo. Stanislav Galic obtient le grade de Général de Division et possède sous son commandement 18 000 hommes, regroupés en 10 brigades. Il dirige personnellement des compagnies de mortier contre le centre-ville. Combinés aux tirs des unités de "snipers", ces bombardements vont tuer et mutiler des milliers de civil. Galic quitte l'armée en 1997 et devient conseiller du responsable des serbes de Bosnie Nikola Poplasen. Il refuse de répondre aux actes d'accusation de crimes de guerre portés à son encontre par le TPIY (Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie).

A 56 ans, le général a la retraite croyait être à l'abri des poursuites internationales dans son enclave tout comme ses anciens supérieurs R. Mladic et R. Karadzic.

 Une vingtaine de SAS l'ont traqué durant plusieurs semaines avec l'aide des dernières technologies comme les photos satellites. Le 20 Décembre après son arrestation musclée, il est conduit par un avion de l'OTAN à La Haye où il est jugé en 2001 et condamné le 5 Décembre 2003 à 20 ans d'emprisonnement.

Impression DPM europe :

http://22sas12.over-blog.com/article-1551493.html

Par MENATOR - Publié dans : 1952-2000 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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