PRESENTATION

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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TECHNIQUE

Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 15:01

Le vieil adage « tu vis avec ton sac, tu combats avec ton gilet et tu survies avec tes poches » est en partie vérifié.

La veste "smock" anglaise permet un emport très important presque similaire au gilet de combat dont je vous laisse regarder la composition sur cette page : Comment organiser un gilet de combat.
On ne met donc dans les poches de la veste que sur le strict nécessaire à la survie. Je ne suis pas militaire et nous ne sommes pas confronté dans le "milsim" à des questions de survie pure. Toutefois je vous présente ma smock et son contenu élaboré à la base du vieil adage "tu survies avec tes poches" et après des années de pratique à jouer au SAS dans les bois.

Le contenu :

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Pour cette photo, j'ai disposé le contenu dans la position qu'il occupe dans la veste.

Le contenant :



La smock "kommando" 1012 fabriquée par Arktis qui est selon moi la meilleure disponible en 2009 sur le marché, vous pouvez lire sa fiche descriptive sur cette page : review smock "kommando" 1012

Le contenu dans le contenant :


Comme vous pouvez le voir, je n'utilise pas les poches supérieures puisque le gilet de combat gène l'accès. Par contre je peux utiliser les larges poches inférieures sous le gilet. Bien entendu, ce n'est pas très pratique mais le contenu est surtout stocké, si j'ai mon gilet, je me sers principalement de ce qu'il y a à l'intérieur.

Les poches intérieures, une question vitale :


Dans la poche de droite, je mets mon kit évasion dont je ferai une présentation prochainement, on y trouve une lampe, un canif et une boussole. Cela ne sert pas vraiment pour nos activités de plein air mais quitte à faire comme les vrais, ce n'est pas ce qui pèse ou prend le plus de place.
Dans la poche de gauche, il y a mon vrai kit d'évasion à savoir mes clés de voiture, mon permis de conduire et trente euros en liquide pour un taxi. J'y ajoute un carnet avec des numéros de téléphone et une carte plastifié de la zone de jeu.
Je ne suis pas censé me servir du contenu de ces poches seulement le jour où je serai vraiment perdu ou si je rate mon rendez-vous avec la "log" : le cauchemardesque RATP : Rentres Avec Tes Pieds !
Si ça arrive, je vous promets de narrer le récit sur ces pages, ça va être burlesque.

Les poches inférieures :

J'épaule à gauche donc j'ai mis les objets que je vais utiliser le plus osuvent à droite.

Il y a mon kit d'orientation qui est très précieux. 
Dans un tas de ronces pour un PO ou bien si j'étais traqué à mon réveil sans mon sac à dos ni mon gilet de combat, j'ai mis mon kit de camouflage.

A gauche sous mon "arme", le strict nécessaire au cas je me retrouve sans sac ni gilet.


De quoi me nourrir : des barres de céréales, une ration TTA et un kit chaud (de quoi faire du feu et du thé)
De quoi me réchauffer : ma deuxième paire de gants, un deuxième bonnet et un sous vêtement en laine de mérinos, le tout dans un sac étanche.

Dans la gibecière dorsale, on peut y mettre un filet de camouflage, sa guillie suit mais en général j'y stocke ma parka en gore-tex.

En conclusion, vous constatez que je stocke dans ma smock des objets en double que j'ai à portée de main dans mon gilet de combat. Je ne suis pas un combattant qui sera confronté à la survie avec sa smock mais j'ai appliqué la même philosophie.
J'ai mis des choses qui m'aideront à surmonter le vrai danger du "milsim" à savoir se retrouver seul en altitude par mauvais temps sans mon équipement. Je peux donc tenir 24 heures "confortablement" , le temps nécessaire pour retrouver la civilisation.

Par MENATOR - Publié dans : TECHNIQUE - Ecrire un commentaire - Voir les 28 commentaires
Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 00:01
Le Phasme nous présente une tenue "low profile":

Expression bien connue des pratiquants d'Airsoft, des adeptes du Milsim et des amateurs de Forces Spéciales en général, le "Low Profile" est d'actualité depuis l'attaque de l'Afghanistan à la fin de l'année 2001 par les troupes occidentales.

Littéralement, "Low Profile" (LP) signifie "Profil Bas". Ce terme désigne l'attitude, mais surtout la tenue employée en milieu hostile par les unités spéciales et/ou clandestines.
L'attitude et la tenue LP ont pour but d'évoluer avec moins d'entraves dans un milieu très ou extrêmement hostile à l'uniforme du soldat et du policier.
Une tenue LP est plus une tenue de combat de basse visibilité qu'une tenue purement civile. Il y a une nuance, si l'emploi est policier ou militaire.

Pour les personnels opérant sur le territoire national, une tenue LP est tout bêtement civile, celle que les enquêteurs OPJ, les opérateurs des BACs ou des unités spéciales des forces de sécurité intérieure (Police/Gendarmerie/Douanes) portent au quotidien ou endossent à l'occasion pour se fondre dans la population et agir discrètement.
La tenue civile a aussi pour effet de ne pas être aussi agressive pour certains qu'un uniforme, ce qui induit souvent une forme de respect et une crainte qu'un uniforme ne suscite pas forcément. Là où l'uniforme peut fermer le dialogue et envenimer une situation tendue, la tenue "Low Profile" intervient. Pour le commun des mortels, un personnel des forces de sécurité en tenue civile est gage d'un "petit quelque chose" en plus et d'une expérience supplémentaire...

Pour les militaires, les choses sont plus compliquées.
L'origine du LP militaire est peut-être aussi vieille que le militaire lui-même. Plus particulièrement pour le militaire engagé dans des opérations clandestines, celles que l'Etat qui l'emploie ne peut en aucun cas reconnaître officiellement.
Dans ce cas précis, le militaire infiltré en milieu hostile pour une mission clandestine se doit de se fondre dans la population ou d'être le plus discret possible s'il agit à la frange des troupes régulières de son propre camp (se fondre dans la troupe et éviter les fuites maladroites).
Les hommes engagés dans une opération clandestine ne sont pas forcément des espions à proprement parler, mais peuvent faire partie d'unités qui n'agissent que dans le secret (pour les autres unités, le grand public... et certaines autorités de leur propre pays parfois).


Sous les feux des projecteurs depuis l'Opération Enduring Freedom en Afghanistan en 2002, puis en Irak pour Iraqii Freedom, les forces spéciales et certaines unités encore plus discrètes ont démontré un goût immodéré pour ces tenues "Low Profile", qui sont à la fois des attitudes, des vêtements et des armements situés à des années-lumière de ce que l'on peut voir chez le troupier du rang.

Nous avons tous vus des photos ou entendu parler de ces super-soldats, que ce soit en A-Stan ou en Irak.
SAS, SBS et SRR Britanniques, pour les plus réputés; Delta Force et Special Operation Groups de la CIA (commandos clandestins) américains; Forces spéciales Françaises des trois Armes et Forces Spéciales de la DGSE (CPIS,CPEOM ou CPES).
Dans un contexte voisin, au Proche-Orient, les unités très spéciales de Tsahal, chargées des actions clandestines dans les territoires occupés ou au Sud-Liban: les Sayerot "officielles", le Kommando Yami et les unités plus que secrètes comme Egoz, Duvdevan ou Shimshon. Ces unités opèrent presque exclusivement en "Low Profile", poussant cette discrétion au stade du mimétisme absolu, de par le caractère de danger extrême de leurs missions.

Le "Low profile" est aujourd'hui caractéristique des Forces Spéciales et non conventionnelles, comme les commandos et les FS des services de contre-espionnage (CIA, DGSE, Mi-6, Mossad...). Pourtant, son origine remonte à l'antiquité, notamment au conflit qui oppose l'Empire Romain aux combattants Juifs en Judée et en Galilée (déjà!). Les combattants Juifs se fondaient dans la population locale pour frapper l'ennemi, en usant de tout ce qui pouvait le leurrer (langue et vêtements). C'est bien une forme de Low profile, déjà...


Plus tard dans l'histoire, tout combattant désireux de s'opposer à une force armée hors d'un contexte d'affrontement en champ ouvert, aura recours au LP.
Les rebelles, insurgés, guérilleros, maquisards et résistants usent et abusent du "Low profile", pour plusieurs raisons: absence de front régulier et population au contact direct des troupes ennemies; impossibilité physique d'utiliser un uniforme; actions moralement répréhensibles par la morale, notamment pour éviter de nuire à la popularité du mouvement.
A partir des années 45-50, les forces conventionnelles occidentales, confrontées aux luttes sanglantes de la décolonisation, vont comprendre rapidement l'intérêt de ne pas systématiquement opérer en uniforme. Un exemple célèbre reste celui du français Vandenberghe, du Commando delta en Indochine; par mimétisme avec ses hommes, mais aussi par souci de discrétion, ce soldat hors-pair combattit avec le pyjama noir traditionnel des paysans vietnamiens. Ce que feront parfois certaines forces spéciales U.S ( Navy SEAL's) dans le conflit qui suivra à partir de 1963.

Dans un pays soumis à une occupation étrangère, l'uniforme étranger est synonyme d'agression. Un pays est réputé pour ce phénomène: l'Afghanistan. Deux uniformes s'y sont déjà cassé les dents: le Britannique au 19ème siècle, le Soviétique au 20ème. Tout un lot d'uniformes différents semble subir le même sort depuis 2003-2004: celui des troupes occidentales.
En Afghanistan, l'uniforme étranger ne passe pas. En Irak non plus, d'ailleurs. Ces deux pays répondent à des lois religieuses, tribales et claniques et l'uniforme du soldat étranger devient à lui seul une agression morale, visuelle et physique, en particulier dans les zones tribales ou les régions difficiles d'accès (qui sont souvent les mêmes).
C'est là que le "Low Profile" intervient. Il a pour but de se montrer discret dans les actes, les manières et les tenues. Pour les unités spéciales, il ne s'agit pas d'arriver en blindé rugissant et menaçant, d'effrayer une population civile déjà éprouvée et de paraître "inhumain". Tout le contraire d'une troupe d'infanterie mécanisée américaine, qui débarque arme au poing, sanglée et casquée de partout, protégée au point de proscrire les contacts physiques avec les populations civiles.
Voyez la différence entre un SAS qui arpente les montagnes d'Afghanistan portant Pakhol et shemag et une tortue-ninja des Marines U.S.
L'objectif est pourtant le même: gagner la guerre, neutraliser l'ennemi, vaincre les cœurs et les esprits.

Dans ce contexte, les unités spéciales et clandestines appréhendent toute l'importance d'être "Low Profile".
Pas d'uniforme, ou seulement quelques pièces, pour montrer à quel camp on appartient. Vestes et pantalons civils tels que des jean's, pour casser l'image du soldat en treillis. Gilets multi-poches qui rompent avec l'aspect belliqueux des brêlages débordants et qui escamotent les armes de poing aux regards des civils. Barbes mimétiques pour adopter les coutumes des locaux. Patrouilles discrètes en dehors des zones de patrouilles mécanisées, armements souvent facilement dissimulable...

Les troupes anglaises et les rares commandos clandestins qui se sont "laissés" voir ou photographier en sont bel un exemple: les hommes apparaissent barbus, portant sur la tête tout ce qui peut les distinguer d'un troupier; gilets ou rigs non règlementaires; jean's ou pantalons de trek civils; chaussures de montagne; armement court et "customisé" (M4 CQB, M1A SOCOM, HK G36 C, PDW's, etc.).

Ce genre de tenue désormais appelée "Low Profile" a pour but évident de contourner l'image traditionnelle du soldat du rang, venu pour occuper et pour mener une lutte brutale, inégale et traumatisante.
La population qui rencontre un personnel d'aspect plus civil, donc moins agressif par nature, se laisse plus facilement approcher et est à priori plus encline à coopérer avec lui. A charge à ce personnel FS de s'adapter à son environnement (Cf. Vandenberghe).



Si le "Low Profile" est souvent gage de progrès et de réussite dans les opérations qui visent à rallier les populations locales, il est à double tranchant.
Les FS américaines et Britanniques ont systématiquement opéré en tenue LP aux premières heures du conflit en A-Stan, ce qui a aussi eu pour effet une arrogance ouverte vis-à-vis de la troupe conventionnelle qui n'opère qu'en uniforme. Partir combattre en jean's avec une casquette de base ball a pour but, ne le cachons pas, d'affirmer la liberté relative dont jouissent les FS dans biens des domaines, notamment la "démilitarisation". Ce qui induit des jalousies et des tensions.
Les commandos clandestins type SOG ou CPIS n'ont quant à eux aucun compte à rendre sur leurs tenues et leur matériel; seul compte le résultat.

Autre problème, l'abondance des personnels travaillant en civil sur les théâtres d'opérations modernes: Forces Spéciales, journalistes, médecins et ONG, Contractors.
Dans un contexte aussi difficile que celui de l'Irak ou de l'Afghanistan, quelle est la part de la population qui est capable de faire la différence entre un Land Rover du SAS et d'une ONG, ou entre un médecin des FS protégé par un pare-balles et un PA et un contractor de Blackwater?

Le "Low Profile" commence à être identifié avec le temps. Ceux d'En-Face ont fini par comprendre que les gars en jean's qui n'ont pas l'air de soldats sont en réalité bien plus dangereux et précieux qu'un troupier.
Hormis les espions et certaines unités URH pointues comme le 13ème RDP ou le SRR dont le rôle est de se fondre dans le paysage, ceux qui agissent en tenue "Low Profile" ou qui en ont les manières, deviennent des cibles de choix.

Trop de "Low profile" risque de tuer le "Low profile".
Par LE PHASME - Publié dans : TECHNIQUE - Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 17:35
Article réalisé par "M. Pousse-cailloux", Infirmier de Sapeurs-Pompiers Professionnel ayant passé pas mal de temps dans des services de réanimations et d'urgences.


Composer un MEDIKIT idéal est quasiment impossible car il est spécifique à chaque personne et à chaque climat. De plus la composition repose aussi sur le niveau de formation et de connaissance de l'opérateur qui le met en œuvre. Ce kit est individuel, c'est le soin de base qui ne repose pas sur des compétences médicales ou paramédicales évolués. Ces deux aspects seront traités ultérieurement dans d'autres contributions, si bien entendu vous le souhaitez. En outre cette composition est celle immédiatement accessible (sur le harnais ou la veste de combat), un deuxième kit sera lui dans le sac pour réassort et soins plus important. La composition et les indications seront pour plus tard.

Néanmoins il existe une composition de base permettant de couvrir un certains nombre de désagrément de la vie en compagne.

Sur les listes proposées par les différents intervenants du forum, il est cité un certain nombre de matériels et de médicaments ; certains vont être repris ci-dessous et d'autres éliminés. Je vous expliquerai à chaque fois le pourquoi de la sélection.

Il va de soi que cette liste est indicative et ne repose pas sur la connaissance des antécédents de chacun des lecteurs. Pour certains médicaments il vous faudra impérativement une ordonnance, que vous joindrez à votre kit pour pouvoir passer une frontière avec. La consultation est importante car votre médecin peut trouver une incompatibilité avec votre état de santé.

Pour la gestion des dates de péremptions un logiciel existe est gère les dates pour vous, une feuille EXEL peut aussi le faire avec un peu de pratique de cet outil informatique.


Le contenant : une MEDIC POUCH BLACKHAWK.



La composition du Kit :


de haut en bas et de droite à gauche.

 

ELASTOPLAST (idéal pour faire tenir n'importe quoi sur la peau).

Boite de COMPEEL

Paire de ciseau GESCO

Thermomètre

BETADINE DERMIQUE (désinfectant)

Sérum physiologique (unidose 10ml et 30ml)

EOSINE AQUEUSE (pour assécher des plaies)

Couverture de survie

Petit ciseau

Pince à écharde

Lame de bistouri (n°11)

Paquets de compresses stériles

Gants à usage unique.

2 boites NRBC étanches (cf. photo suivante)

Pansement pour ampoule de différentes tailles.


De haut en bas et de droite à gauche

 

Bande Velpeau petite taille.

Gélules de CONTRAMAL 50 mg (stockée dans un tube étanche).

Compresses individuelles imprégnées de désinfectant.

Gélules de tiorfan.

Gélules de DI-ANTALVIC (ne jamais associer avec le CONTRAMAL).

Comprimés d'IBUPROPHENE.

Compresses en emballage individuelle.

Petits pansements.

Grands pansements.

Tube de PARACETAMOL (ne jamais l'associer avec le DI-ANTALVIC) à prendre sans eau.

Sparadrap.

STERISTRIP petite et grande taille.

Sachets de SMECTA (pour les diarrhées).
Par MENATOR - Publié dans : TECHNIQUE - Ecrire un commentaire - Voir les 23 commentaires
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