PRESENTATION

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
En savoir plus

22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

More information 

Images aléatoires

  • DSC_0787.jpg
  • 53f75cfed33ef52deea99e6b3e84ac55
  • AVEYRON20072007-07-08_08-42-19.jpg
  • PICT0113iuoi.jpg
  • AVEYRON20072007-07-05_21-02-50.jpg

1952-2000

Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /Fév /2006 00:32

Arrestation d'un général serbe de Bosnie

 Banja Luka, enclave serbe de Bosnie. Le 20 décembre 2000, l'automobile de l'ancien général serbe Stanislav Galic est violemment percutée par deux autres véhicules. Des hommes encagoulés brisent le pare-brise et extraient l'officier à la retraite.

Stanislav Galic est né le 12 mars 1943 à Goles, municipalité de Banja Luka, en Bosnie-Herzégovine. Il intègre la JNA (l'armée populaire yougoslave) et participe à la campagne de Bosnie dès Avril 1992 avec l'armée serbes de Bosnie (la VSR). Une partie de cette troupe dirigée par Ratko Mladic et de Radovan Karadzic prend le nom de Corps Romanija et encercle Sarajevo. Stanislav Galic obtient le grade de Général de Division et possède sous son commandement 18 000 hommes, regroupés en 10 brigades. Il dirige personnellement des compagnies de mortier contre le centre-ville. Combinés aux tirs des unités de "snipers", ces bombardements vont tuer et mutiler des milliers de civil. Galic quitte l'armée en 1997 et devient conseiller du responsable des serbes de Bosnie Nikola Poplasen. Il refuse de répondre aux actes d'accusation de crimes de guerre portés à son encontre par le TPIY (Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie).

A 56 ans, le général a la retraite croyait être à l'abri des poursuites internationales dans son enclave tout comme ses anciens supérieurs R. Mladic et R. Karadzic.

 Une vingtaine de SAS l'ont traqué durant plusieurs semaines avec l'aide des dernières technologies comme les photos satellites. Le 20 Décembre après son arrestation musclée, il est conduit par un avion de l'OTAN à La Haye où il est jugé en 2001 et condamné le 5 Décembre 2003 à 20 ans d'emprisonnement.

Impression DPM europe :

http://22sas12.over-blog.com/article-1551493.html

Par MENATOR - Publié dans : 1952-2000 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 5 février 2006 7 05 /02 /Fév /2006 12:45
Personnalité : Général Sir Peter De la billiere
 
Peter de la Billiere est né le 29 Avril 1934. Son père est officier dans la Royal Navy. A 7 ans le jeune Peter perd son père dont le croiseur HMS Fiji est bombardé et coulé par la Lufwaffen au large de la Crète. Il suit des études et brille en mathématique. Il tente de rejoindre la flotte marchande mais il est recalé à cause de problèmes oculaires. Il ne distingue pas correctement les couleurs. Il décide de devenir un SAS et s'engage alors dans l'army. Il joint le "King's Shropshire Light Infantery" et sert durant trois ans au rang de "private soldier". Il tente avec succès le concours d'officier et intègre le "Durham Light Infantery regiment" au rang de "Second Lieutenant". Il sert au Japon, en Corée et en Egypte puis rentre en Angleterre où il forme de jeunes recrues.
En Octobre 1956, Peter tente avec succès la sélection pour intégrer les SAS. Il dirige le B Squadron en Malaisie et se spécialise en jungle. En 1959, il dirige le D squadron qui prend par aux opérations dans le sultanat d'Oman. Il prend par aux combats dans le désert d'Akhdar et reçoit la "military cross" pour son travail à Oman. De 1960 à 1962, il forme à nouveau des recrues de la "Territorial Army" au sein du 21SAS . Entre 1964 et 1966, il participe avec le 22SAS aux opérations de contre guérilla à Bornéo et se marie en 1965. Il décide de se stabiliser pour le bien de sa famille qui s'agrandit et obtient le commandement en second du 22SAS. Il est envoyé en 1970 à Oman où des communistes yéménites mènent une insurrection afin renverser le sultan allié de la Couronne. Il visitera Mirbat après la bataille où une poignet de SAS ont arrêté héroiquement une offensive rebelle.
Après le drame de Munich De la Billiere va saisir la nécessité de se doter d'une unité anti-terroriste efficace. Il va donc contribuer à l'entraînement du SAS et va notamment obtenir des fonds importants pour la "pagoda troop". Tout cela va s'avérer payant lors de l'affaire de l'ambassade d'Iran. Après les opérations des années 80 : Malouines et Irlande du Nord. Durant l'été 1990, De la Billiere se prépare à prendre sa retraite. Il souffre de plus en plus de douleurs dut à un ancien accident de parachutisme. Mais Sadam Hussein envahie le Koweit et De la billiere est nommé commandant des forces britanniques au Moyen Orient à Riyadh. Il organise le déploiement des forces blindées et leur soutien mais ce n'est pas ça que l'on retiendra de son travail en Irak.
En effet, De la Billiere restera l'homme qui a soutenu l'action des forces spéciales. Il a en effet convaincu le commandant en chef de la coalition H. Norman Schwarzkopf pourtant très réticent à l'emploi de troupe spécialisés. Il est à l'origine du déploiement du SAS contre les scuds irakiens.
 Après la Guerre du Golfe, il est promu général et devient conseiller au ministère de la défense. Il est retiré du service actif en Juin 1992. Il a depuis écrit ses mémoires : "Looking for trouble".
 
 
Pour en savoir plus :
 
Par MENATOR - Publié dans : 1952-2000 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 février 2006 5 03 /02 /Fév /2006 13:03

Le général N. Schwarzkopf et le 22SAS.

A la fin de la première guerre du Golfe, le général en chef de la coalition, l'américain H. Norman Schwarzkopf, déroge à la règle en saluant publiquement l'action des SAS britanniques.

Tout n'avait pas aussi bien commencé, le général Schwarzkopf rechignait à l'emploi des forces spéciales pour les opérations défensive puis offensive en Irak. Il souhaitait tout d'abord engager une force militaire conventionnelle de façon massive face à ce qu'on appelait à tord la quatrième armée du monde. Il rassemble ainsi plus de 700.000 hommes aux frontières irakiennes qu'il souhaite engager après un long bombardement effectué par l'aviation. La deuxième raison vient de la réputation sulfureuse des forces spéciales. Schwarzkopf avait gardé l'image des opérations américaines dans le Sud Est asiatique, elles furent couteuses et peu efficaces. Le général américain reprochait aussi aux membres des forces spéciales leur arrogance et leur suffisance. Un ancien du SAS : Alan Bell admet : "Nous avions tendance à être arrogants; nous savions tout, avions tout fait et n’avions plus rien à apprendre". L'emploi de ces troupes en coordination avec les forces conventionnelles lui parut difficile, il s'avéra réalisable et très efficace.

Schwarzkopf, pourtant sceptique, apprécia à juste titre l'action des forces spéciales notamment le 22SAS qu'il vint saluer lors d'une cérémonie à huit clos. Ce genre de rencontres sont peu courantes et connaissant la mentalité du général au début du conflit, il est donc de bon ton de le rappeler.

Voici la lettre de recommandation adressée au personnel du 22SAS :

09-03-1991
 
Shortly after the initiation of the strategic air campaign, it became apparent that the Coalition Forces would be unable to eliminate Iraq`s firing of Scud missiles on Israel carried with it enormous unfavourable political ramifications and could, in fact, have resulted in the dismantling of the carefully crafted Coalition.
Such a dismantling would have adversely affected in ways difficult to measure the ultimate outcome of the military campaign. It became apparent that the only way the Coalition could succeed in reducing these Scud launches was by physically placing military forces on the ground in the vicinity of the western launch sites.

At that time, the majority of available Coalition forces were committed to the forthcoming military campaign in the eastern portion of the theatre of operations.
Further, none of these forces possessed the requisite skills and abilities required to conduct such a dangerous operation. The only force deemed qualified for this critical mission was the 22d Special Air Service (SAS) Regiment.
I wish to officially commend the 22d Special Air Service (SAS) Regiment for their totally outstanding performance of military operations during Operation Desert Storm.
From the first day they were assigned their missions until the last day of the conflict, the performance of the 22d Special Air Service (SAS) Regiment was courageous and highly professional. The area in which they were committed proved to contain fare more numerous enemy forces than had been predicted by every intelligence estimate, the terrain was much more difficult than expected and the weather conditions were unseasonably brutal.
Despite these hazards, in a very short period of time the 22d Special Air Service (SAS) Regiment was successfully in totally denying the central corridor of western Iraq to Iraqi Scud units.
The result was that the principal areas used by the Iraqis to fire Scuds on Tel Aviv were no longer available to them. They were required to move their Scud missile firing forces to the north west portion of Iraq and from that position the firing of Scuds was essentially militarily ineffective.
When it became necessary to introduce United States Special Operation Forces into the area to attempt to close down the north-west Scud areas, the 22d Special Air Service (SAS) Regiment provided invaluable assistance to the US forces.
They took every possible measure to ensure that US forces were thoroughly briefed and were able to profit from the valuable lessons that had been learned by earlier SAS deployments into Western Iraq.

I am completely convinced that had the US forces not received these thoroughly indoctrinations by SAS personnel US forces would have suffered a much higher rate of casualties than was ultimately the case.
Further, the SAS and US joint forces immediately merged into a combined fighting force where the synergetic effect of these fine units ultimately caused the enemy to  be convinced that they were facing forces in western Iraq that were more than tenfold the size of those they were actually facing.
As a result, large numbers of enemy forces that might otherwise have been deployed in the eastern theatre were tied down in western Iraq.
The performance of the 22d Special Air Service (SAS) Regiment during Operation Desert Storm was in the highest traditions of the professional military service and in keeping with the proud history and tradition that has been established by that regiment.
Please ensure that this commendation receives appropriate attention and is passed on to the unit and its members.

H. Norman Schwarzkopf
General, US Army
Commander in Chief
Par MENATOR - Publié dans : 1952-2000 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés