Chaque année a lieu à Sennecey Le Grand une cérémonie qui a pour but de rendre hommage aux soldats du Spécial Air Service morts au combat durant la seconde guerre mondiale. Cet événement se
déroule le 4 septembre, jour où en 1944, Guy de Combaud Roquebrune décide de faire preuve d’audace !
Retour en arrière
Parachuté dans la région de Bourgogne pour couper la retraite des Allemands positionnés dans le Sud de la France, les SAS Français apprennent dans la nuit du 3 septembre qu’un important
détachement ennemi vient d’entrer dans le village.
Décision prise : attaque du village au petit matin par 4 jeeps équipées de mitrailleuses, en pénétrant par sa route principale à pleine vitesse et en tirant sur tout ce qui bouge.
Objectif : faire un maximum de dégât.
Le 4 septembre, au levé du jour, les 4 jeeps du peloton de Guy de Combaud Roquebrune prennent de la vitesse et s’élancent vers l’entrée du village. La surprise est totale : dans un premier temps
l’ennemi ne réagit pas. Dans la rue, plusieurs centaines de soldats Allemands attendent de monter dans les camions pour évacuer le village. Les rues sont encombrées de véhiculent divers et tout
ce que l’occupant à pu s’approprier avant de remonter au plus vite la vallée du Rhône. Lorsque les 4 jeeps débouchent à pleine vitesse les parachutistes ouvrent un feu d’enfer avec leurs
mitrailleuses jumelées Vickers. L’ennemi tente de se mettre à l’abri, mais c’est la débandade et plusieurs dizaines de cadavres jonchent le sol.
Alors que le peloton de jeeps va atteindre la sortie du village, la voie de dégagement se trouve bloquée. Le lieutenant de Combaud décide de faire demi-tour et de reprendre la direction de
Sennecey. A travers les débris qui jonchent le sol, les jeeps tentent de se frayer un chemin. Les Allemands se sont ressaisis et les SAS sont accueillis par un feu nourri. La jeep de tête du
lieutenant est stoppé net et l’équipage est abattu à bout portant. Une autre s’écrase plus loin contre un mur, pris par des feux nourris et s’enflamme. Ils font un véritable carnage car même si
des Allemands se rendaient, les ordres étaient de ne pas faire de prisonnier. Peu après la troisième jeep explose face à un tir d’un canon anti tank : 2 morts sur le coup (les SAS Barkatz et
Lombardo) et le SAS Aubert Stribi, projeté en l’air, retombe sur ses pieds, dégaine son Colt et se mît à tirer dans la mêlée. Il fut abbatu alors qu’il allait rentrer dans une maison. Finalement
: un seul équipage (3 hommes) arrive à quitter le village en laissant derrière eux leur dernière jeep.
Bilan : environ 5000 cartouches avaient été tiré, sans compter celles des Colt et de leurs mitraillettes.
Il y aurait eu 850 à 1100 tués et blessés côté allemand, et 50 morts côté résistants, SAS et population locale.
La cérémonie du 4 septembre 2011
Présents la veille dans la région, c’est avec plaisir que j’héberge Ménator et Frog pour les accompagner à la cérémonie de Sennecey. Ils ne sont jamais venu et ils ne connaissent pas
l’ampleur du rendez vous. Ce mémorial est méconnu. Et pourtant !
D’envergure internationale, officiellement il représente les actions menées par les régiments SAS de la Belgique, l’Angleterre et de la France. A cette occasion, les autorités célèbrent le 70ème
anniversaire de la création du régiment ainsi que le 67ème anniversaire de la libération de Sennecey le Grand.
Furent présent :
* M.le Procureur de la République
* Colonel J. Antheaume
* Maître Cuinat, batonnier de l'ordre des avocats et Cdt. de la Réserve citoyenne
* Jean Sorel et sa soeur, enfants de G. de Combaud-Roquebrun
* Préfet de Saône et Loire
* A. Danjean député européen
* J-P Emorine, sénateur 71, ancien maire de Sennecey, O B E
* M. Bourdaillet, Maire de Sennecey
* M.C. Jarrot, conseillère régionale, fille d'André Jarrot, compagon de la Libération
* lt. Colonel Marechal, Délégué Militaire
* Lt. Colonel, Adjoint du Colonel commandant la Gendarmerie de S et L
* Cdt de la Cie de Gendarmerie de Chalon
* Colonel cdt la Base Pétrolière de Chalon
* Directeur de l'office des A.C.
* Généraux (R) Pauly, Lacour et Piquemal, Président national de l'U N P
* Colonels (R) Buquet, Preney,Dionnet et Prevot, président de la Maison de la Résistance
* Commandant Manificat et Adj.\chef Bouvier, 1er R P I M A
* Un jeune Soldat du 1erRPIMA, opérationnel a qui nous avons eu l’honneur de serrer la main
* P-J Cabut, Président des S O R 71
* Sir C. Delves, lt.General, Président de S A S Regimental Ass.
* Colonel Keith-Edlin, S A S
* Colonel J. Crosland, Hon. Sec. S A S Regimental Ass.
* A. Brittain, Hon.Sec. Royal British Legion
Arrivé peu avant la cérémonie nous nous accoudons à un bar situé en face de l’église qui accueillera un service religieux à 9 heures. Nous observons la place et Ménator et Frog commencent à être
surpris de voir débarquer nos anciens, Anglais et Français, béret sable ou rouge vissé sur la tête.
Les membres de l'UNP se rassemblent pour se préparer à rentrer dans l’église.
Les portes drapeaux prennent place dans l’église.
Le prêtre nous rappelle l’histoire du lieutenant Guy de Combaud et les valeurs de ses hommes prêts à faire le sacrifice ultime pour sauvegarder notre liberté. Cette messe est ponctuée de
chant dont l’« Ave Maria » et la prière du Para, entonné par les parachutistes. Ces voix expriment à la fois la douleur et la force, la tristesse et la hargne, la souffrance et le courage. Nous
sommes très émus.
Ensuite, les autorités honorent les actions de tous les hommes morts aux combats en posant des gerbes au pied des monuments historiques :
* 9 H 30 Monument aux Morts, Place des Tilleuls
* 9 H 45 Monument des Fusillés, Route de Laives
* 10 H 15 Mur de la Résistance, Route de Chalon
* 10 H 30 Stèle Guy de Combaud à Viel Moulin
* 10 H 45 Cimetière de Sennecey
* 11 H 00 Mémorial S.A.S., Route de Ruffey
Et nos paras qui entonnent « Debout les Paras » et filent vers la buvette…
L’événement est accompagné de reconstitueurs SAS venues des quatre coins de France en tenue et véhiculé.
Cette année fut mémorable et en partie grâce au
« Major » qui a pu nous faire aborder les Anciens :
Alors ? Vous venez l’année prochaine ?
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