Voici le résumé détaillé et romancé d'une partie d'airsoft scénarisée dans le Lot en Juillet 2006. Nous parlons souvent de Milsim ou simulation
militaire, ce récit vous permettra de comprendre cette activité.
Les organisateurs : Wazzock et l'OMEO bénéficiant de nombreuses années d'expérience dans la gestion de parties d'airsoft classiques et de bons contacts parmi les joueurs du Sud Ouest, nous
accueillent dans une région magnifique.
Le centre de la zone de jeu est une arrête qui s'étend du Sud ou Nord. Il y a divers bâtiments en ruine tout le long.
Pour y accéder , un chemin au Nord qui monte en courbe.
Au Sud un massif boisé la surplombe et s'étend à l'Ouest. A l'Est quelques prairies en relief, un ruisseau et encore des bois.
On reçoit par mail la composition des cartes et la composition des équipes.
Une trentaine de participants sont inscrits :
Le gros de joueurs forment les autochtones, les plus expérimentés jouent les mercenaires.
Une équipe de Bordeaux représente l'USMC, nous défendons les couleurs de Sa Très Gracieuse Majesté et les OMEO font les maitres de jeu qui viendront arbitrer les litiges et pimenter le scénario.
Le scénario :
Un groupe de mercenaires s'est taillé un royaume dans une région montagneuse, ils vivent sur la population et exploitent les
richesses du pays. Le gouvernement américain souhaite intervenir pour libérer le peuple et bénéficier des richesses locales.
Un avion de surveillance américain prend des photos de la zone et il est abattu par un missile Sol-Air, les mercenaires sont plus riches et mieux équipés qu'on ne le pensait.
Les américains souhaitent utiliser cet incident pour déclencher les hostilités. Eternel fer de lance de l'US Army , le corps des Marines toujours sur le pied de guerre se déploie sur la frontière
Nord du pays.
Le gouvernement anglais, ancienne puissance coloniale locale et allié aux Etats-Unis envoie une troop du 22SAS sur zone.
Nous arrivons sur zone au petit matin, nous sommes équipés pour une mission de renseignement de 48H avec de forts risques d'engagement. L'armée locale s'attend à une invasion américaine, elle a
déployé ses forces au Nord. Les derniers renseignements laissent à penser que le pilote serait captif au Sud du territoire au pied des montagnes que nous avons choisi pour pénétrer en toute
discrétion dans le pays.
Un hélicoptère nous dépose à la frontière peu surveillée du Sud en haut du massif, on avance péniblement vers le centre du territoire car nous sommes lourdement chargés. On aperçoit une patrouille,
nous la suivons dans l'espoir d'être guidé vers le lieu de détention du prisonnier. Nous avons beaucoup de chance car cette première troupe rentre de ronde et rejoint un groupe plus important près
d'une maison isolée avec une seule ouverte : une porte close. Un homme organise les patrouilles mais un fort contingent reste sur place. Pas de doute, ils gardent le pilote yankee, nous avons une
veine incroyable. Le vrai problème est qu'ils sont encore nombreux à le surveiller, la valeur combative semble différence entre des mercenaires aguerris et de jeunes recrues locales avec peu
d'expérience.
Le temps passe, sur nos auteurs, nous discutons entre nous pour savoir s'il faut attaquer maintenant ou attendre encore qu'ils baissent la garde mais avec le risque de voir arriver des
renforts.
Alors que nous sommes en pleine discussion, on entend des tirs au loin au Nord. Les gardes de la maison s'agitent et quelqu'un vient chercher celui qui nous semble le chef, ce dernier le suit avec
une grosse partie de ses hommes. Ils partent pour le village du centre en courant. C'est maintenant qu'il faut agir !
Nous appelons le support aérien pour demander qu'un hélicoptère soit dépêché sur les lieux afin de venir nous récupérer le temps pour nous de libérer le prisonnier.
On vérifie nos chargeurs, nos gilets de combat, on se déleste de nos sacs, on boit encore un peu d'eau, il ne nous reste plus qu'à nous laisser glisser au plus près de la cible.
Frog se place face à l'entrée principale afin de fixer les sentinelles, on contourne le bâtiment le plus discrètement possible à la recherche de personnes cachées et dans le but de prendre les
sentinelles de revers. Nous sommes au dos de la maison lorsque Frog ouvre le feu, quelques rafales brèves puis plus rien. Nous nous précipitons devant l'entrée, les gardes ont déjà été éliminé par
le grenouille. On défonce la porte, on bouscule un peu le prisonnier, Smith s'affaire à le libérer de ses liens et à vérifier son identité et son état de santé pendant que je fouille la maison à la
recherche de documents en vain. Il s'agit bien de notre homme qui est en état de marcher. Il nous faut faire vite une patrouille est de retour alertée par les coups de feu. Frog couvre notre
sortie, on fonce dans la montagne pour rejoindre notre base arrière. Nous ne sommes pas suivi, la chance est décidément avec nous, on reprend notre souffle aux sacs et nous tentons de joindre notre
équipage par radio.
Nous sommes encore sous l'excitation de l'engagement et nous saluons à l'unanimité la chance que nous avons depuis le matin. Les sourires se figent quand le message arrive :
Votre hélicoptère a été abattu, il s'est écrasé au Nord Est de votre position en plein territoire ennemi. Changement de mission : il nous faut improviser une mission de secours.
Les américains ont lancé une vaste offensive, il faudra profiter de la pagaille pour rejoindre l'hélicoptère avant nos ennemis et les forces alliés car des documents ne doivent pas tomber dans des
mains étrangères même amies.
Nous chargeons nos bergens à tour de rôle chacun aidant l'autre à s'équiper. Nous ne pouvons pas nous engager au centre du pays où les rebelles s'affairent, les prairies de l'Est sont trop à
découvert, il nous faut faire un important contour à l'abri des forets. Nous apercevons au loin des mouvements de troupes, notre pilote nous ralenti, ce détour lui ferait regretter sa prison.
A la difficulté du parcours s'ajoute celle du repérage de l'épave, nous espérons voir un peu de fumée mais rien, les heures passent, le soleil est haut dans le ciel. On revient sur nos pas en
longeant les prairies en bordure de bois espérant que les pilotes aient tenté un atterrissage d'urgence dans les plaines.
Des mouvements dans un creux en bordure d'un ruisseau attirent notre attention. Bon sang l'épave était cachée là ! Deux autochtones armés s'affairent à l'intérieur. Pas le temps de réfléchir, le
groupe se scinde en deux, nous allons les prendre en tenaille. Ces derniers nous aperçoivent et file à travers champs vers les crêtes. Ils ont une bonne longueur d'avance et leur donner la course à
découvert en plein territoire ennemi serait suicidaire. L'épave a été vidé, ces types doivent cavaler pour ramener les documents à leur chef. Nous enrageons, la chance nous a quitté.
Nous dressons un plan : rejoindre les forces américaines au Nord pour leur livrer notre ami pilote et tenter par tout les moyens de récupérer les documents. Nous entendons des bruits de combat
relativement proche. Nous ne le savons pas mais le corps de Marines s'est déployé sur les flans Est et tente de prendre les sommets, nous sommes très proches d'eux.
Nous dirigeons vers les bruits de combat et alors que nous progressons prudemment à la rencontre des Américains nous faisons la jonction d'une drôle de façon.
On nous tire dessus, on se planque dans un fossé alors que nous identifions les tirer ces derniers sont abattus dans leur dos. Un groupe de Marines occupent lui aussi un fossé en face de nous et a
compris qu'il y avait quelque chose qui cloche. On s'identifie prudemment, le contact est établi, on leur remet le pilote pas fâché de nous quitter et nous leur proposons notre aide pour gagner les
buttes et le centre du dispositif. Une féroce bataille s'engage, on repousse progressivement nos ennemis jusqu'au centre de leur village où ils se cramponnent. Attaque et contre-attaque s'enchaine
jusqu'au moment où la situation semble stagner. Nous ne nous sentons guerre à l'aise avec nos alliés et nous décidons de changer de stratégie afin de récupérer au plus vite nos dossiers.
Une offensive est organisée sur le flan Ouest du village, nous proposons aux américains de faire diversion à l'Est dans l'idée de leur fausser compagnie discrètement.
Notre objectif : nous faire passer pour des mercenaires et rejoindre le QG ennemie rapidement et discrètement.
On tombe sur une patrouille qui nous arrose, on ne riposte pas et nous essayions de parler avec eux, la communication est difficile, les gars sont des dingues de la gâchette mais ils sont aussi et
surtout très crédule. On les embobine en leur expliquant que nous voulons les rejoindre dans le mercenariat. Ils nous emmènent à leur QG au centre du village où nous attendent leur chef et nos
précieux documents. Ils ne s'y sont pas trop intéressé car ils sont bousculé par l'offensive américaine. Nous leur proposons nos services moyennant finance. Nous apprenons qu'ils ont un important
trésor de guerre avec lequel ils payent les gars de notre espèce. Pour gagner leur confiance on leur fait part de l'offensive américaine à l'Ouest. Ils ne tardent pas à s'apercevoir que nous disons
la vérité, ils semblent avoir plus d'or que de bras sachant épauler correctement alors nous acceptent. Ils restent méfiant et nous adjoignent une escorte. Le gros des troupes part à l'Ouest pour
tenter de contrer la manœuvre, notre mission consiste à tenir la ligne de front au Nord. Nous faisons donc le feu contre les américains dans le village avec nos nouveaux amis qui ne nous quittent
pas. Nous tentons de gagner leur confiance et d'en savoir plus sur ce magot.
On fait ami-ami avec un de nos chaperons qui confirme le lieu de la cachette dans les montagnes du Sud Ouest. Une idée commence à germer...
Mais le but de notre présence dans cet enfer reste la récupération des documents au QG. Nous profitons d'un moment de relâchement pour abattre sournoisement nos nouveaux amis et filer daredare
prendre ces précieux documents. La mission accompli, nous filons vers les montagnes du Sud pour trouver un asile et prendre contact avec nos autorités.
Alors que nous marchons vers le Sud en plein territoire ennemi en espérant que la nouvelle de notre trahison n'est pas été ébruitée, ce qui était une idée devient un nouvel objectif : rafler le
magot aux mercenaires.
Nous décidons de rejoindre les montagnes de l'Ouest par le Sud afin d'éviter toute rencontre. Encore un nouveau détour sous une chaleur accablante, lorsque nous arrivons sur zone, nous constatons
que le repère a été vidé. Se seraient-ils douté de notre audacieux projet ?
Il n'en est rien, craignant que les américaines ne débordent trop au Sud Ouest et coupent la route vers la cache, le chef des mercenaires l'a fait évacuer.
De la cache vidée, nous voyons un drôle de manège. Sur le chemin, des mercenaires parlementent avec des soldats américains. Nous arrivons dans leur dos, on se fait reconnaitre, les mercenaires ne
sont pas au courant de notre trahison, ce sont eux qui avaient pour mission d'évacuer le trésor. Durant notre détour, un cessez le jeu a eu lieu et des pourparlers sont en cour mais tous les
rebelles ne sont pas au courant ou tout simplement contrôlable. Les américains veulent négocier une reddition honorable à la troupe que nous venons de joindre mais ces derniers sachant la valeur
qu'ils transportent hésitent. Nous suivons la discussion en nous demandant comment cela va tourner lorsque des coups éclatent des hauteurs, un groupe de rebelle plus fanatique engage les
américains. Ça tire de tout les cotés, les gens hurlent pour tenter d'arrêter les tirs et reprendre les pourparlers, cette confusion nous ravie, nous profitons de la pagaille générale pour voler
l'argent après avoir abattu sournoisement quelques gardiens, cette fois c'est moins pénible...
Nous filons vers les montagnes, les bruits de combat cessent, notre objectif est de nous faire récupérer par la RAF après avoir enterré au préalable notre trésor de guerre. Malgré la fatigue, la
marche vers les hauteurs nous semble plus facile, nous sommes si heureux de notre coup !
On donne un point d'évacuation à l'hélicoptère et une fois rejoint nous l'attendons. On se délasse un peu et nous parlons retraite sous les cocotiers.
Notre vol prend du retard mais personne ne s'inquiète sauf lorsque Smith nous signale des mouvements : au sud de notre position des hommes viennent vers nous. Alors que nous nous affairons pour
déguerpir, on contacte l'hélico pour changer de lieu de RDV. La radio signale que les rebelles ont signé un cessez-le-feu avec les américains. Ces derniers ont eu vent de notre vol, Londres ne
peut pas nous couvrir et nous abandonne à notre sort. Alors que nous nous appétons à déguerpir nous voyons des soldats US et des mercenaires sur nos flans, nos supérieurs leur ont donné notre
position. Nous tentons une vaine tentative de négociation mais les dès sont jetés : nos adversaires réunis pour la traque ne se laisseront plus berner. L'accrochage est furieux, nous sommes
encerclés et nos réserves de munitions rapidement épuisés.
Le crime ne paie pas.
La partie était censé s'étendre sur 48H mais à la tombée de la nuit les participants sont exténués et chacun a envie de discuter avec les ennemis de la journée. On monte un campement au centre de
la zone et autour d'un bon feu, chacun donne ses impressions sur la journée. Des éclats de rires ponctuent les discussions, on échange et on teste le dernier achat, la soirée s'écoule
paisiblement.
Comme à notre habitude au SAS12, nous avons monté nos bashas à l'écart du groupe, on rejoint nos duvets pour retrouver Morphée. Ayant eu vent des mésaventures de Tyler, le jeune Smith installé
entre Frog et moi ne sait pas de quel coté s'exposer, il finira par s'endormir sur le dos.
Commentaires