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Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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EQUIPEMENTS

Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 20:18

Avant d'acquérir ce sac en décembre 2009, j'étais à la recherche d'un sac à dos complet, compartimenté, d'un volume de 35 litres, de teinte unie passe-partout, et surtout, suffisamment confortable et fixe pour crapahuter en montagne sans problème.

Avant de trouver mon bonheur, je lorgnais surtout sur les sac anglais du type Karrimor Sabre™ ou Snugpak Sleeka Force 35™, confiant dans la solidité et le confort simple et éprouvé des sacs à dos britanniques.

J'avais des préjugés sur les daysacs US, surtout parce que l'armée américaine n'a pas une culture de marcheurs. D'autres candidats potentiels à mon achat étaient malgré tout les grands classiques US de 5.11™ ou Camelbak™, pour leur caractère fonctionnel et leur modularité. Mais deux détails importants m'empêchaient de fondre sur un Rush 24™ ou un BFM™: l'absence de sangle de rappel de charge et d'un dos ventilé en maille. En montagne, ce sont des équipements indispensables.

Devant l'indisponibilité de tel ou tel modèle Brit ou des critères qui ne correspondaient pas, j'ai fait appel aux conseils avisés de Maître Wazzock de Terrang, qui m'a conseillé le Sac Kelty Strike 3500, dont je ne soupçonnais même pas l'existence.

 

Depuis, ce sac ne me quitte plus dès que je fais un pas en montagne.

 

Description générale

 

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Le Kelty Strike 3500 est, comme son nom l'indique, un sac à dos de 35 litres, compartiment central et poches incluses. Il accuse un poids à vide de 1600 g, ce qui est un poids normal pour un sac US de ce litrage. Bonne surprise, il tient debout même peu chargé.

Le sac se compose d'un compartiment central, de deux poches latérales, d'un compartiment interne pour sac d'hydratation, d'une grande poche externe en façade (compartimentée), et de trois espaces inter-poches très pratiques. Toutes les poches se ferment par un zip et la grande poche en façade est équipée de passants transversaux en nylon fort, apparemment très solides.

Les sangles de portage sont complètes et très confortables; les sangles de compression, efficaces.

Sur le sommet du sac, une poignée de portage, ainsi qu'un rabat à pression pour la sortie du tube d'hydratation. La teinte est une sorte de coyote Tan tirant légèrement sur l'OD, qui est bien adaptée à nos contrées, surtout si on change fréquemment de versant au cours d'une même marche.

Si le sac est en nylon 500D, le cul du sac est encore plus épais, tout comme la tranche des poches externes. S'il ne résisterait pas à la charge d'un tricératops adulte, le Strike 3500 encaissera sans problème les contraintes du terrain sans rechigner, parce qu'il est vraiment solide.

Petit plus de taille: la présence d'un sursac étanche, logé discrètement dans le cul du sac à dos.

 

Le confort

 

Lorsque que j'ai essayé ce sac, dès réception, j'ai été dérouté par son confort, étrange de prime abord, presque inquiet d'avoir acheté ce sac sans l'avoir essayé au préalable.

 

Le dos est fort bien rembourré et ventilé pour un sac US de cette gamme.

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L'ensemble se compose d'un coussinet lombaire central et de deux coussinets à hauteur d'omoplates, en mesh (filet) souple. Ce sont ces deux coussinets qui sont surprenants de prime abord. Neufs, ils sont assez rigides, mais leur confort devient indiscutable lorsqu'ils s'assouplissent, au bout de seulement une ou deux marches sur le terrain. Ils épousent très bien la morphologie et suivent les mouvements naturels d'un dos qui s'agite.

De surcroît, la séparation des coussinets permet à l'air de bien circuler, donc, à la sueur de ne pas vous tarauder entre les omoplates (très utile pour empêcher la survenue de mycoses dues à la macération régulière). Seul bémol minime à ce niveau, la sueur qui s'évapore stagne sous le nylon de cette séparation, là où sa découpe forme un arc, au-dessus du coussin lombaire. Mais ce n'est vraiment pas grand-chose. Ca sèche vite au soleil ou dans un endroit ventilé. Psychologiquement, on s'en remet très bien, vous verrez.

 

Les sangles de portage sont aussi confortables que les coussinets du dos. Elle sont rembourrées et aérées à l'identique.

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Les sangles d'épaules sont réglables au plus juste par leurs sangles classiques, ainsi que par des sangles de rappel de charge (mes amies de toujours) et assez larges et moelleuses pour marcher sans grimacer sous le poids jusqu'à plus soif. Elles se fixent sur la poitrine grâce à une sangle de serrage transversale fermée par clip.

La sangle abdominale est vraiment bien conçue, car elle est large est ergonomique. Le plus réside dans ces deux alvéoles qui jouxtent le coussin lombaire, et qui sont constituées de mesh encore plus fin, mais bien solide. C'est un aménagement judicieux, particulièrement pour les marcheurs qui suent comme des gnous. La partie extérieure, la plus soumise à l'abrasion et aux rigueurs de la vie virile, est plus épaisse que la partie en retrait, là même où ça chauffe et ça sue le plus.

La sangle abdominale se ferme par une généreuse sangle à clip. Elle est de plus, amovible, en détachant un gros velcro situé derrière le coussin lombaire.

 

Le confort est vraiment à la hauteur de mes attentes grâce à l'épaisseur des coussins dorsaux, ce qui est d'autant plus agréable lorsqu'on souffre du dos, des épaules et qu'on est taillé comme un crayon gris.

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Les différents aménagements

 

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Comme on peut le voir sur cette photo, le sac est muni d'une solide poignée de portage sur le dessus, et d'un rabat à pression pour la sortie ambidextre du tube d'hydratation. C'est là le seul reproche réel que j'aurai à faire à ce sac, mais on m'avait prévenu à l'achat. Le bouton-pression du rabat semble avoir été oublié des dieux. Il a cassé au bout de deux ou trois manips… Je ne suis pas une exception à cette règle. Mais bon, ce n'est rien. Deux points de couture plus tard, j'avais déjà oublié cette petite déconvenue. J'ai cousu le rabat un peu lâche, histoire de pouvoir passer la tête d'œuf de mon tube Camelbak™ sans problème. Et on n'en parle plus…

 

Autre atout, et ce n'est qu'un début, le dos est réglable en hauteur, par un système de sangle sous-jacente et de velcro, qui permet de monter ou de descendre le coussin lombaire et les deux coussinets dorsaux.

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Les poches et compartiments

 

Les poches latérales (une de chaque côté), sont fermées par zip et de taille généreuse, pour des poches latérales. Comme on peut le voir, une gourde US d'un litre y rentre aisément, tout comme une trousse de survie, de premier soin, ou un vêtement anti pluie.

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Derrière chaque poche latérale, sous les sangles de compression, un espace permet de ranger encore autre chose (perso, j'y glisse un gros poignard Ka Bar dont le fourreau est fixé à la sangle de compression). Ces espaces sont munis d'un trou sur le fond, permettant à l'eau de s'évacuer en cas de pépin.  

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La grande poche extérieure est bien conçue et aménagée pour être utile en toutes circonstances. Elle se ferme par 2 zips convergents.

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Elle se compose de: (j'en vois certains qui se caressent déjà)

_ Un compartiment supérieur moyen-grand sans séparation interne;

_ Un petit mousqueton sanglé;

_ Quatre petits compartiments identiques;

_ Quatre emplacements pour stylo (qui acceptent sans problème le manche d'une mini Maglite™);

_ Une poche zippée en filet (clés, monnaie…);

_ Un compartiment moyen-grand, qui est le bas de la grande poche extérieure en elle-même;

_ Un grand compartiment en demi-lune, en tissu polaire noir, idéal pour la protection des optiques ou des lunettes de soleil.

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C'est fou le nombre de petites merdouilles indispensables à notre durabilité qu'on peut y glisser pour une seule sortie: barre de céréales, chocolat, clés, monnaie, capotes, ampoules de rechange pour lampe, lampes, piles AA, stylo, lunettes de soleil, téléphone portable, calepin, mouchoirs en papier, etc… Un petit go-bag dans une grande poche.

 

Derrière la grande poche externe à miracles, un grand espace réglable, qui se ferme en clipsant les sangles de compression au corps du sac à dos.

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Ce compartiment peut bailler grâce à des petits filets latéraux qui achèvent de sécuriser l'emport de tout ce que vous y glisserez (t-shirt ou tout effet mouillé, matos de section, grosse optique, etc…). Le fond de cet espace est troué lui aussi, pour évacuer l'eau si besoin.

Notez que cet espace perd de son utilité, comme ceux latéraux, lorsque le sac est plein à craquer. Quand les poches et le compartiment principal sont gonflés, le volume de ces espaces se réduit logiquement.   Photo Kelty 12

Le compartiment interne principal

 

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Fermé par deux zips convergents, il ne s'ouvre que jusqu'au niveau des poches latérales. Ce peut être dérangeant pour les puristes, mais perso, je ne trouve pas cela embêtant, et ça évite de voir le sac vomir son matos, ce qui a la fâcheuse tendance à arriver dans la boue, quand il pleut ou qu'on est à la bourre…

Une partie de mon matos y est dedans à demeure (couv' de survie, gros pull chaud, papier hygiénique) et je n'ai pas à me soucier de s'il va se barrer ou pas.

 

Le grand compartiment interne se divise en trois parties:

_ une grande poche principale, qui doit avoisiner les 25 litres, munie dans les coins de 2 œillets pour évacuer l'eau;

_ une grande poche élastique, idéale pour y ranger proprement des affaires qu'on doit pouvoir sortir facilement (perso, ma couverture de survie USAF y a un bail emphytéotique);

_ une poche, plus étroite et pas élastique, avec cordon de serrage bloqueur, destinée à accueillir un sac d'hydratation jusqu'à 3 litres inclus (la sortie prévue pour le tube d'hydratation étant placée juste au-dessus).

 

On peut noter la présence des deux armatures qui rigidifient le dos (les Américains ont enfin compris! priez pour que d'autres suivent…). Ce sont deux barres amovibles en alu, glissées dans des compartiments fermés par velcros.

Atout supplémentaire, le fond du grand compartiment principal est étanche; les oeillets d'évacuation de l'eau étant placés dans les angles, pour minimiser les risques accidentels d'entrée d'eau (qui s'évacuerait de suite, de toute manière).

 

Le sursac anti pluie

 

Option qui se généralise sur les sacs à dos modernes (enfin!), la housse anti pluie du Kelty Strike 3500 est judicieusement logée dans un compartiment qui se situe sous le sac, endroit que j'ai la paillarde habitude d'appeler le "cul du sac", et pour cause!

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La poche est zippée, et son contenu ne gène en rien la contenance du sac en elle-même. Et surprise, elle contient un joli sursac assorti au sac. Miracle! La housse n'est ni grise, ni jaune fluo (c'est un sac mili, quand même!) et en plus, elle est solide et couvre tout le sac. Ca paraît logique, mais pour certaines marques, apparemment, ça ne l'est pas… Je pourrais vous raconter comment, un jour de pluie, j'aurais pu étrangler un fabriquant de sacs photo très très connu, pour lui apprendre à confectionner des housses anti pluie sur mesure…

 

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C'est là, la cerise sur le gâteau, qui couronne un sac fort complet et réalisé de manière pragmatique, alliant confort, solidité et fonctionnalité. Les puristes, parce qu'il y en a dans chaque domaine, noterons l'absence totale (et très politiquement incorrecte) de passants MOLLE, ce qui fait certainement gagner au sac 500g à un kilo. Et oui… Le MOLLE, c'est beau, c'est pratique, mais c'est lourd, et, quand on en a déja partout sur son gilet, et qu'on a un sac bien conçu, est-ce la peine d'en rajouter, quitte à ressembler à un stégosaure ou pire, à un ankylosaure?

 

Les bons et les mauvais points du Kelty Strike 3500

 

Les +

 

_ Le rapport qualité/prix: moins de 100€ chez Terrang (décembre 2009);

_ Le confort (j'insiste);

_ La respirabilité du dos et des sangles de portage;

_ Les poches, spacieuses et fonctionnelles;

_ La solidité;

_ La housse anti-pluie intégrée;

_ La couleur passe-partout.

 

Les –

 

_ Le rabat de sortie du tube d'hydratation et son bouton pression: ça casse! (mais ça se répare)

_ La largeur, toute relative, des mailles du mesh des sangles de portage et des coussins dorsaux. Des crasses peuvent facilement s'y glisser (je suppose).

_ Les espaces entre les poches, très pratiques lorsque le sac n'est pas chargé. Presque inutiles lorsque le sac est chargé, et pas couverts s'il pleut.

_ L'absence, tout de même, d'un ou deux passants MOLLE de chaque côté, pour personnaliser ou affiner son emport;

_ Le poids à vide (1600g) encore trop important à mon goût (de brindille). Bien inférieur cependant à d'autres sacs US de même gabarit.

 

En conclusion:

 

Je suis ravi de posséder ce sac, qui me suit sans rechigner au travers des forêts et par delà les montagnes, et qui ménage mon dos passablement fatigué.

L'emport est largement suffisant pour une journée de marche standard, voire une grosse journée.

Pour les soucieux de la discrétion comme moi, la couleur est vraiment passe-partout.

 

La solidité ne fait pas défaut, au contraire, et le confort est vraiment digne d'un sac civil, ce qui est rare pour un sac mili de ce volume. Un dos rigide et respirant aussi confortable sur un sac destiné au combat est presque encore une gageure aujourd'hui. Mais pas pour ce sac là…

 

Le Kelty Strike 3500 s'acquitte sans faillir de sa tâche, celle qui est de suivre un marcheur exigeant, discret, et qui cherche à ménager son dos et ses épaules.

 

Un choix alternatif, un look un peu vintage, une durabilité certaine pour un bon prix, un choix sérieux pour les blasés du fashion.

 

Confort, solidité, fonctionnalité. What else?

 

Par LE PHASME, Mai 2010

Par LE PHASME - Publié dans : EQUIPEMENTS - Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 09:00

Voici la review de la célèbre Rainshield de chez Arktis™ :

 

 

Comme son nom l'indique, "bouclier anti-pluie", cette veste est destinée à préserver celui qui la porte des caprices de la météo.

 

Ultra-légère (370g), la Rainshield est de ces matériels que l'on doit et que l'on peut toujours avoir avec soi quand on part dans la verte. Son poids permet de la laisser à demeure dans une poche de sa smock, tout comme son encombrement qui est minimum.

A l'achat, la Rainshield est livrée avec un sac compressif qui réduit encore sa modeste place.

 

Sa composition est un savant mélange de Proline pour la doublure imper-respirante, de Pertex et de Téflon pour l'étanchéité. Elle combine les avantages d'une veste coupe-vent et d'une veste imperméable.

 

La Rainshield, de texture molle (comparée à la texture "craquante" d'une Gore-tex) est absolument silencieuse et son prix (env. 90 €) la rend très attractive pour qui crapahute dans des conditions difficiles et humides.

 

Elle est conçue pour être portée sous une veste de combat mais peut très bien être utilisée comme une couche extérieure, en condition de vent et/ou de pluie (comme ce fut le cas sur la photo ci-jointe).

 

Description:

 

Veste à capuche fixe de coupe ample.

Tissu extérieur à carroyage rip-stop.

Disponible en Noir ou en Olive Drab (je regrette toutefois qu'il n'y ait pas de version camo).

Cordon de serrage à la capuche et au bas de la veste, avec bloqueurs.

Zip central et de poches étanchéifiés.

Serrage velcro aux poignets.

4 poches, toutes au bas de la veste: 2 fermées par zip, deux façon poches revolvers de pantalons.

Vendue dans son petit sac compressif.

 

 

Test sur le terrain:

 

J'ai acquis ma Rainshield dans mon magazin préféré du Sud-Ouest il y a environ un an et demi. Je ne le regrette pas; j'ai laissé au placard ma gore-tex, sauf pour les conditions extrêmes de la haute-montagne l'hiver, parce qu'elle y trouve ses limites en terme de couches ou d'épaisseur.

 

Elle fait partie de ces quelques équipements que je ne sors jamais de mon sac et que je glisse parfois dans mon gilet, à portée directe de la main, si les nuages font les gros yeux.

On peut la glisser dans une smock, un gilet et même dans une poche cargo d'un pantalon de combat, anglais, de préférence, les poches étant plus larges que les BDU américains.

 

Ma première utilisation de la Rainshield (en couche extérieure) sur le terrain s'est faite au cours d'une après-midi de printemps, sous une pluie battante, sous couvert forestier. J'ai grimpé pendant près de trois quarts d'heure une pente décourageante et ai marché ensuite pendant près d'une heure trente, avec une dénivelée bien plus faible, sous la même pluie.

De retour à la voiture, mes couches inférieures de vêtements étaient restées au sec, tant au niveau pluie qu'au niveau sueur.

 

J'ai renouvelé l'expérience par la suite avec la Rainshield en couche inférieure, sous une Hot Climate Shirt d'Arktis™ et le résultat fut le même.

 

Si le poids et le bruit sont vos ennemis (URH, Milsim, espionnage animalier), et que vous utilisez du camouflage (smock, shirt ou ghillie), la Rainshield est faite pour vous.

Par LE PHASME - Publié dans : EQUIPEMENTS - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 12:49

Le pantalon 5.11 TACLITE™



 J'en avais par-dessus la tête de ne pas trouver assez de détails avant l'achat d'un article sur Internet. J'ai donc décidé de faire moi-même la review de ce pantalon, afin de guider au mieux le choix des personnes indécises qui lorgnent sur le TACLITE™ 5.11.

 

Le pantalon Taclite™ 5.11 est un des derniers-nés de la gamme 5.11 Tactical Series, désormais référence dans le monde des organismes de sécurités nationaux, civils, militaires ou privés.

 

Le Taclite™ est la version légère et enduite du célébrissime pantalon tactical 5.11, en service dans le monde entier depuis plus de 30 ans.

Contrairement au Tactical, le Taclite™ est issu d'une gamme de produits bien plus légers (175 gr/m², contre 280 gr/m²) et de composition différente (65% polyester/ 35 % coton, comparé au 100 % coton du tactical) qui permettent un séchage rapide et un port plus agréable sous des latitudes chaudes. Le tissu est bien sûr rip-stop.

 

La coupe est similaire au Tactical. Il s'agit d'une coupe US, traditionnelle pour un pantalon tactique: taille bien ajustée, fessier et cuisses amples, large entrejambe (à gousset pour le Taclite™).

 

Les poches sont au nombres de 8, disposées et conçues comme suit:  

 

2 poches revolvers classiques ouvertes, renforcées en V contre le déchirement;

2 poches de cuisses fermées par un rabat à velcros :

2 poches arrière biseautées, sans rabat, fermées par velcros, particulièrement profondes et pratiques quand on porte un ceinturon encombrant;

1 petite poche frontale sur l'aine gauche, fermée par un rabat à velcro, très pratique en milieu urbain;

1 petite poche frontale discrète ouverte, à l'aspect fendu, sur l'aine droite, utile pour glisser un outil, un couteau, ou un chargeur de secours.

 

Le pantalon comporte une braguette zippée ainsi qu'un bouton pression résistant. La taille est ajustée par un élastique visible sur le côté, et munie de passants de ceintures, suffisamment larges pour la majorité des ceintures et ceinturons fins du marché civilo-militaire. Une petite boucle située sous les passants de ceinture améliore encore la fonctionnalité.

 

 

Petit plus particulièrement utile, la sangle résistante, située sur la hanche droite. Que ce soit pour le loisir ou le travail, elle n'est jamais de trop: fixation d'un holster de hanche, d'un poignard, d'une dragonne, d'une radio individuelle, d'une lampe tactique, etc…

ici, avec une Maglite de 31,5 cm! Et ce n'est pas gênant en position assise!

 

Les petites poches frontales sont elles aussi de toutes les situations; celle fermée par un rabat et située sur l'aine gauche permet de transporter en toute discrétion et sans risque de le perdre, un tool, un petit chargeur supplémentaire, un téléphone portable, des barres de céréales ou, tout simplement, un paquet de Kleenex…

Celle de droite permet sans problème l'emport d'un chargeur de PA, celui qu'il faut toujours avoir sous la main en situation délicate, quand on n'a pas le temps de chercher son matos et qu'il faut recharger rapidement.

 

 

Les poches de cuisses sont des plus classiques, mais elles mériteraient une taille plus conséquente.

 

Les genoux sont renforcés et, à l'intérieur, une fente latérale permet de glisser les protections 5.11 ou, comme ici, des plaques de mousse home made.

 

Les chevilles sont pourvues de passants pour lacets, en cas de port de chaussures à tige haute.

 

L'enduction Téflon® est une des différences majeures entre le Taclite™ et le Tactical. Elle permet une résistance aux tâches et à l'abrasion accrue.

En situation tactique comme à la ville ou à la campagne, l'enduction Téflon® est un véritable bonus contre les tâches et les projections diverses. J'ai pu le tester à plusieurs reprises, que ce soit au travail ou en randonnée. La poussière s'enlève très facilement par frottement direct, ainsi que les liquides, simplement en frottant avec de l'eau. EX: tâches de sang frais effacées en quelques secondes en frottant de la neige sur le tissu. Retour de rando, mon pantalon était bien tâché de boue jusqu'à mi-mollet. Je l'ai mis sous le robinet et l'ai frotté avec une brosse. Une fois sec, le pantalon était comme sorti du lave-linge.

 

La légèreté du tissu (175 gr/m²) ainsi que sa composition (polycoton 65/35) permet un séchage des plus rapides, ce qui est un plus en été, mais aussi en hiver. J'ai fait plusieurs rando alpines avec, dont une au cœur de l'hiver, et le séchage rapide est un atout dans la neige. Je portais quand même un caleçon long thermique en sous-couche…

Après 6 mois d'utilisation régulière:

 

Je possède plusieurs Taclite™. Au boulot, à la ville, en rando. Et ceux qui me connaissent savent que, par mes activités d'espion animalier, je n'ai pas l'habitude de ménager mes pantalons, qui doivent être une seconde peau.

 

J'ai désormais du mal à mettre autre chose.

En ville, difficile de trouver plus pratique, tant l'emport est discret et conséquent, et le port confortable. La plupart des coloris proposés sont d'ailleurs passe-partout (coyote, kaki TDU, tundra, black). Idem sur mon lieu de travail. Ce pantalon s'avère des plus fonctionnels, tout en restant confortable et assez élégant.

 

C'est toutefois dans la nature qu'il trouve ses limites, par sa coupe ajustée, sa légèreté face aux avatars du terrain et son indiscrétion (toute relative): le tissu craque un peu et les velcros font du bruit, bien entendu. Le carroyage ripstop et l'enduction Téflon® limitent toutefois la "casse"et l'usure prématurée, contrairement aux pantalons civils de la même gamme (tactiques ou de rando).

 

Mais il s'agit d'un pantalon tactique et non d'un pantalon de combat comme l'excellent C111 d'Arktis (bête de terrain, roi de la Verte), même s'il peut être parfois utilisé comme tel.

 

 

Les +

 

  • Son incontestable polyvalence;
  • Sa fonctionnalité;
  • Ses poches très utiles en milieu urbain;
  • Sa relative discrétion;
  • La gamme des coloris proposés, qui couvre un large spectre de demandes;
  • Son enduction Téflon® pour la résistance aux salissures;
  • La rapidité de séchage (assez surprenante);
  • Sa finition et la bonne résistance des couleurs;
  • Son prix (moins de 50 €).

 

Les –

 

  • La taille des poches de cuisses, qui auraient mérité quelques cm² de plus;
  • Le manque d'amplitude au niveau des genoux, assez gênant en situation tactique lorsqu'il faut grimper ou escalader, et particulièrement quand il fait chaud et qu'on transpire: le pantalon colle aux genoux;
  • Le velcro, quand on l'utilise en situation tactique verte.

 

En conclusion

 

Je ne prends aucun risque en disant que le Taclite™ de 5.11 Tactical Series est un excellent pantalon.

Il est parfait en ville et en zones périurbaines, pour des activités professionnelles ou de loisirs. Sa coupe est élégante est discrète et, pour le tarif, il sera très difficile de trouver un meilleur rapport fonctionnalité/qualité sur le marché civil.

Ses poches variées et adaptées en font le compagnon idéal pour celui ou celle qui recherche un compromis entre confort, élégance et fonctionnalité, dans quasiment toutes les situations.

 

La seule limite du Taclite™ apparaît au contact de la Nature elle-même, dans les milieux accidentés ou très exigeants comme les sous-bois ou la montagne, pour lesquels il n'a pas été conçu.

Il est cependant très adapté aux escapades répétées dans la verte, pourvu qu'elles ne soient pas trop longues. Et encore… Après de nombreuses sorties, mon Tundra n'a pas de signe tangible d'usure, même s'il a un peu blanchi aux genoux et aux fessiers. Et pour cause, je lui en fais voir. C'est le manque d'amplitude au niveau des genoux qui me gène le plus, mais cela n'est pas insupportable.

 

Alors, pour le prix, il serait bête de vouloir s'en priver.

Et je le redis, c'est vraiment un excellent pantalon dont on a du mal à se passer, quelles que soient nos activités.

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