PRESENTATION

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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INTERVIEWS

Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /Jan /2008 00:33

Connaissez-vous l'association Sennecey 1944 ?

Anciens SAS 4 septembre 2007

Debout à Gauche de la Jeep : Alex Robertson 2ème SAS
à la mitrailleuse Cyril Wheeler 1er SAS
Derrière lui Alec Borrie (22ndSAS ?)
au volant Bryan Rees 2eme SAS
debout à droite "bobby" Mac Dougall 1er SAS, célébre équipier de Paddy Mayne, que l 'on
voit sur la célèbre photo des SAS en Afrique, conduisant la Jeep du fond  (13 Janvier 1943, Sud Tunisien)

Vous trouverez sur le site un article sur le Capitaine Guy De Combaud
et le but de cette association :

  • Voir réaliser par les instances locales un "chemin de mémoire" avec fléchage et pancartage des camps de maquisards, des lieux de combat, des zones de parachutage
  • Voir le musée des SAS rapidement ouvert à Sennecey
  • Fédérer toutes les organismes et associations, tous les acteurs locaux consacrant leurs efforts à la mémoire de la Résitance en Saône-et-Loire
Merci à Christian de Pau pour le lien et à Pierre-jean Cabut pour avoir légendé les photos.
Par MENATOR - Publié dans : INTERVIEWS - Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 12:40

Voici en exclusivité un entretien réalisé en Novembre 2006 de John Geddes , un ancien SAS devenu "contractor" qui a écrit un formidable témoignage sur son métier à très haut risque dans l' Irak actuel. Merci François, son sympathique éditeur français sans qui cet interview n'aurait pu être possible.
 


22SAS12 : Durant vos années passées au 22SAS, avez-vous suivi les entrainements et intégré le CRW wings ? (unité anti-terroriste)

John Geddes : Je suis resté 23 ans au sein de l'armée britannique, 10 ans dans les paras et 13 dans le SAS durant lesquelles j'ai bien sûr fait partie de l'unité anti-terroriste. En réalité, nos fonctionnons par cyle : deux ans dans un squadron, 9 mois dans l'unité anti-terroriste.  Durant ces neuf mois, nous nous entraînons en permanence tout en restant en stand-by opérationnel H24.
 

22SAS12 : Pouvez-vous nous raconter un souvenir marquant de cette période au "Regiment" ?

(après quelques instants de réflexion)

John Geddes :
Un jour, nous nous entrainions à l'infiltration maritime sur une plage britannique. Selon le plan de l'exercice, un c"hinook" devait nous larguer dans l'eau avec nos "dinghy" gonflables à environ 500 ou 600 mètres de la plage. Le "chinook" volait à très basse altitude pour étouffer au maximum le bruit des rotors, avec une approche à la nuit tombante pour pouvoir infiltrer la plage dans l'obscurité totale. L'approche se déroule très bien et le "chinook" se stablise puis nous largue comme prévu :
4 "dinghy" et une trentaine d'hommes avec tout leur matériel. Dès que nous touchons l'eau, nous actionnons les valves de gonflage automatique, puis nous essayons de monter dans les "dinghy". Mais le vent se lève et nous sommes dans l'incapacité de stabiliser les "dinghy" car ils se retournent sans cesse sous l'effet conjugué du vent et de la houle. Notre officier nous ordonne alors de gonfler nos gilets de sauvetage et de gagner la plage à la nage, mais, sur nos 30 gilets de sauvetage, seulement 4 d'entre eux se révèlent en état de fonctionner ! Un vrai cauchemar ! Nous nageons avec notre matériel, avec nos armes, dans la houle, à 500 mètres de la plage, la nuit est tombée, et nos gilets de sauvetage ne fonctionnent pas ! Les meilleurs nageurs arriveront à rejoindre la plage avec leur matériel, s'en débarrasseront sur la rive, puis retourneront dans l'eau chercher les autres... Nous mettrons près d'une heure et demie à débarquer. Tu parles d'une infiltration... Mais qu'est ce qu'on a rigolé après !
 

22SAS12 : A la fin de votre livre, vous parlez des Arabes des marais et vous écrivez "j'ai un travail à terminer là-bas", pouvez-vous nous dire plus ?

John Geddes : En fait, "le travail que j'ai à terminer là-bas" n'est pas avec les Arabes du marais, mais avec moi-même et avec l'autoroute. Il fallait que je retourne sur l'autoroute pour voir si j'étais toujours opérationnel, si je pouvais encore faire du bon travail. Et la réponse a été oui.
 

22SAS12 : Les écrivains vétérans du SAS sont populaires. Pensez-vous continuer à écrire ?

John Geddes : J'écris actuellement un livre sur la Guerre des Malouines, dans le cadre des commémorations du 25ème anniversaire l'année prochaine. Je m'intéresse notamment à la bataille de Goose Green, à laquelle j'ai participé.Ce livre s'intitule "Spearhead Assault".
 

22SAS12 : Question légère pour terminer, beaucoup de britanniques viennent s'installer dans le Sud Ouest de la France. Songez-vous à prendre votre retraite dans notre région en restaurant par exemple un corps de ferme ?

John Geddes : Le Sud Ouest de la France ? Quelle drôle d'idée... En réalité, je cherche quelque chose sur la Riviera, pour créer plus tard un bureau à Monaco...
 
 
"Autoroute vers l'enfer"  est disponible aux éditions Nimrod
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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 11:59

 

Xavier Deluc, vous avez tenu le rôle principal dans le
film pour la télévision "Un jour avant l’aube" réalisé
par Jacques Ertaud en 1994. Il s’agit du seul film sur
les parachutistes SAS français depuis "Le bataillon du
ciel"
en 1946, adapté du roman de joseph Kessel.
 



22SAS12 : Vous aviez déjà tourné sous la direction de Jacques ERTAUD dans "pitié pour les rats", comment avez-vous
eu connaissance du projet et, vous qui etes originaire
de Normandie, connaissiez-vous l'action de ces
parachutistes français ?


Xavier DELUC : Jacques Ertaud comptait beaucoup pour moi et nous
étions assez complices. C'est lui qui a pensé à moi
pour ce rôle et m'a contacté tout simplement. Le fait
que je sois Normand ne m'avait pourtant pas amené à
en savoir plus sur cette élite de Français qui ont été
parachuté en France la veille du débarquement pour
miner les lignes ennemis afin d'ouvrir la route au
débarquement.


Comment s'est déroulé la préparation du film ?
Avez-vous lu des témoignages, rencontré des vétérans,
fait une formation spéciale pour votre rôle ?

Je sais que des vétérans sont venus nous rendre visite
sur le tournage et à l'occasion d'un pot de film
aussi. Ils avaient l'air touché que ce film existe et
convaincus de la crédibilité du fil, si je me souviens
bien. Nous n'avons pas reçu de formation spéciale si
ce n'est des petits entraînements concernant quelques
cascades.


Comment s'est déroulé ce tournage ? Avez-vous des
anecdotes à nous faire partager ?

Jacques Ertaud se savait malade, mais nous le cachait.
Il était tellement fier de faire ce film. Il n'arrêtait
pas de me dire: "J'ai été FFI, tu te rends compte, on
se battait pour sauver la France, on risquait notre
vie chaque jour! Je sais ce que ces mecs envoyés en
éclaireurs ont dû endurer, c'était des héros."
Concernant les anecdotes, il fallait que je tire avec
une mitraillette assis à l'intérieur d'une jeep. Mais
le protège douille avait dû être enlevé car sinon
l'arme ne fonctionnait pas. Du coup à chaque fois que
j'appuyais sur la gâchette les douilles éjectées
rebondissaient contre le pare-brise et je me suis
retrouvé avec le visage tailladé de petites
ouvertures. Le plus étrange est que quand je tirai, je
ne comprenais pas d'où provenaient ces impacts. C'est
après la prise que j'ai pigé. Heureusement la première
prise était la bonne.


Quel est votre sentiment sur ces français combattants
et leur action à une sombre époque ou leur patrie
était à genou ?


De grands hommes courageux de réveiller les
consciences Françaises qui vivaient sous la terreur
des nazis. Des hommes qui risquaient à chaque instant
d'âtre dénoncé par de faux amis. Les éclaireurs de la
liberté.


Aujourd’hui avec du recul, avez-vous un avis
particulier sur le tournage et votre rôle ?


Un film où il faisait très froid et où nous étions
tous fiers de rendre hommage à ses hommes. Je suis
content que la mémoire de ces hommes existe à l'image
entre autres.


On vous a vu dernièrement dans la série "Section de
recherche" sur TF1, quel sont actuellement vos projets ?


Je viens de réaliser mon premier long métrage qui
sortira en 2008 et qui s'intitule: "TOMBÉ D'UNE
ÉTOILE". Vous pouvez aller voir la présentation sur:
www.myspace.com/tombed1etoile

Sinon, je continue de tourner la série "SECTION DE
RECHERCHES" avec plaisir. Elle sortira cet automne je
pense.

 
Merci à Xavier Deluc pour avoir partagé avec nous en toute simplicité les souvenirs de ce tournage et son point de vue sur les SAS français. je vous invite à visiter ces liens :
 
Site officiel : http://www.xavierdeluc.com/
 

 

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