Vendredi 27 janvier 2006
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Opération "Magic Fire"
Somalie 17 Octobre 1977. Sur le tarmac de l'aéroport de Mogadiscio, deux SAS placent des explosifs sur les portes d'un boing 737 de la Lufthansa. Après l'explosion, un commando du
GSG9 allemand pénètre dans l'allée centrale en jetant des "stun grenades".
Dans les années 70 le détournement d'avion par des groupes terroristes se généralise. En allemagne, les autorités doivent lutter contre la faction armée rouge (RAF en
anglais) qui assassinent des PDG ou des politiques. Le 12 Octobre, quatre de ses membres détournent un vol Palma de Majorque/Franfort de la Lufthansa avec 91 passagers
et membres d'équipage à son bord. Ils exigent la libération de onze membres du groupe Baader détenus en RFA et la remise de 15 millions de dollars. L'avion vole d'aéroport en aéroport durant
plusieurs jours. Le 16 Octobre à Aden (Yemen) le groupe assassine le pilote et s'envole pour Mogadiscio. Le GSG9 est l'unité anti-terroriste allemande, ses hommes convergent eux-aussi vers
la Somalie car après cet assassinat il n'est plus question de négocier.
Après les évènements dramatiques de Munich et l'accroissement de la menace terroriste, les pays occidentaux se sont dotés de groupes d'intervention capables de répondre à cette nouvelle
menace. Le GSG9 est peu expérimenté, il travaille en collaboration avec les français et les israéliens. Face aux risques encourus pour l'assaut d'un appareil, les allemands demandent assistance
aux SAS plus qualifiés dans ce genre d'opération. Le sergent Barry Davies et le major Alastair Morisson; Deux experts anglais vont s'occuper de la délicate
ouverture à l'explosif des portes de l'appareil. Ils amènent avec eux une de leurs inventions encore jamais testée en opération : les "stun grenades" ou "flashbang". Il s'agit de grenades
non létales qui à l'explosion entrainent un flash aveuglant et déstabilisant permettant ainsi un effet de surprise.
Le 18 Octobre après l'explosion des portes latérales et avec l'aides des précieuses grenades, les hommes du GSG9 gagnent l'intérieur de l'appareil et élimine trois terroristes dans
l'allée centrale. Un des preneurs d'otage aura le temps de dégoupiller une grenade blessant légèrement plusieurs passagers et un membre du commando. Le quatrième terroriste, une
femme, sera faite prisonnière. Les 90 otages sont tous sain et sauf. L'assaut est un succès.
Cet opération ne découragera pas d'autres terroristes de continuer les détournements d'avion durant les années 70 et 80 mais ils savent dorénavant qu'ils ont face à eux des hommes
déterminés et entrainés. Cette opération souligne la coordination des groupes anti-terroriste occidentaux qui s'entrainent régulièment ensemble et partagent leurs expériences. Elle rappelle le
savoir du "Regiment " avec l'utilisation des "flashbang" qui va se généraliser par la suite. Les allemands, eux, vont faire découvrir aux SAS la qualité de leurs pistolets mitrailleur, un
certain HK MP5 ! Peu de temps après "Magic fire", le SAS va adopter cette arme dont l'emploi va se généraliser.
Par MENATOR
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Publié dans : 1952-2000
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