Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre
approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de
l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !
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22SAS12 is a reenacting group of Free French SAS paratroopers during WW2 and of the modern 22nd SAS.
This blog presents our particular approach of the reenactment but it also addresses all the passionate persons of the SAS .We talk about operations, about equipments but also about
literature, about cinema and about the current events. Created in 2006, this blog became the first French-speaking source on the "Regiment" !
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David PORTIER est l'auteur du livre référence "Les Parachutistes SAS de la France Libre". Il a noué des liens étroits avec les vétérans et c'est un spécialiste de cette unité. David
PORTIER a répondu à mes questions en Juillet 2008.
David PORTIER et Roger BOUTINOT :

22SAS12 : Vous êtes d'origine Bretonne, vous avez été sensibilisé très jeune à l'histoire de votre région durant le Second Conflit Mondial. Pouvez-vous nous dire quel a été le déclic pour cette
passion ?
David PORTIER : Effectivement, plusieurs groupes SAS ont opéré près de chez moi dans les Côtes d'Armor. Les SAS Serville et Coquette ont été tués à Saint-Gilles du Mené et le SAS
Pascal Fadda, exécuté en forêt de Lorges, a été enterré au Gouray près de chez moi. J'ignorais complètement l'existence des SAS. On parlait alors de "parachutistes" en terme générique. Dans les
années 90, j'ai retrouvé chez ma grand-mère la photo de la compagnie FFI de mon grand-père (Compagnie de Plémet). Cette compagnie était encadrée par le SAS René Bourit. J'ai alors débuté des
recherches car j'ai appris que des SAS avait participé à la libération de Merdrignac. Je suis alors entré en contact avec l'Amicale et de fil en aiguille... En 1994 au moment du 50e anniversaire,
je me suis rendu à Saint-Marcel et puis Edgar Thomé, Compagnon de la Libération m'a convié chez lui à un méchoui avec de nombreux vétérans des 3e et 4e SAS.
22SAS12 : Comment s'est déroulé la préparation et la rédaction de votre livre : Les parachutistes SAS de la France Libre ?
David PORTIER : En fait, j'ai noté sur mon PC toutes les infos que je recueillais et j'ai mis les morceaux bout à bout. A partir de lectures, archives, témoignages, je suis
arrivé à un dossier important mais sans l'idée d'en faire un livre. Quelqu'un m'a alors donné l'idée de ce livre. J'ai tout d'abord contacté des maisons d'édition mais sans succès. Grâce à des
contacts sur internet, j'ai alors décidé d'autopublier mon livre. J'ai trouvé un imprimeur et puis j'ai lancé une souscription.
22SAS12 : Il était question il y a quelques mois d'un projet de réédition, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
David PORTIER : Ce projet est toujours en cours mais celui-ci est assez ambitieux avec la reprise des 650 pages de texte avec quelques
corrections, des informations complémentaires... mais surtout l'ajout d'un index, des cartes pour chaque mission et une partie photos plus importante dont une annexe militaria avec des photos
d'uniformes, insignes, armes... J'ai fait une proposition à un éditeur et j'attends la réponse.
22SAS12 : Avez-vous d'autres projets sur ce thème, un nouveau livre ?
David PORTIER : Non, pas de nouveau livre, juste une éventuelle réédition. cela demande trop de travail et surtout des moyens financiers importants. Par contre, je tente d'écrire
quelques articles de temps à autre (voir Ligne de Front) ainsi que des projets de conférence et surtout la gestion de mon site FFLSAS qui permet de développer des liens entre les familles et
perpétuer la mémoire des SAS.
22SAS12 Vous êtes réfractaire à la présence de personnes en tenue d'époque lors des cérémonies. Expliquez-nous pourquoi ?
David PORTIER : Effectivement, lorsque j'avais entre 16 et 20 ans, j'étais collectionneur avec quelques copains. Nous portions nos uniformes et prenions des photos. En fait, je
me suis aperçu que cela était plutôt grotesque et ne servait à rien pour la mémoire et l'histoire. Le mieux était de s'intéresser aux derniers témoins de cette période. De plus, je n'aime pas le
milieu de la collection avec le problème des copies, les prix hallucinants... Le meilleur exemple est ce qui vient d'arriver au Musée de Saint-Marcel dont l'un des responsables a mis des copies
et revendu des pièces originales à des collectionneurs. Cela va à l'encontre de beaucoup de choses dont le respect des anciens.
De plus, il y a quelques années, des "reconstituteurs" ont fait une descente lors d'une cérémonie à Saint-Marcel et cela a été très mal perçu par les anciens. Je pense que l'on ne peut pas
représenter convenablement les souffrances de ces hommes juste en endossant leur uniforme pour parader et généralement, les photos prises sont souvent "grotesques". De plus, en règle générale,
les collectionneurs ou reconstituteurs connaissent très mal l'histoire de ceux qui'ils veulent représenter. je pense qu'il faudrait commencer par lire et rencontrer les vétérans. Bien entendu,
ces propos n'engagent que moi et il ne s'agit que de mon avis.
22SAS12 : Serez-vous présent à la cérémonie de Sennecey-le-Grand en 2008 ? Quel est votre avis sur le futur musée, avez-vous été consulté ?
David PORTIER : Malheureusement, je serais sans doute pris par mon travail. J'ai été invité par quelques anciens mais je ne sais pas si je pourrais être présent. Pour ce qui est
du musée, il a tout à fait sa place à Sennecey. Je regrette juste que ce musée soit peu ambitieux avec juste une petite salle. Enfin, j'avais cru comprendre qu'un collectionneur de cette région
devait aider à sa mise en place et céder quelques objets et souvenirs mais il semble que cela ne fut qu'une rumeur.
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