Vendredi 11 août 2006
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Avant d'aller courir les bois breton et les villages belge et hollandais dans nos belles tenues du 4th SAS, il était intéressant de mieux connaitre l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale
dans notre département. Loin des combats, l' Aveyron fut un foyer de maquis. Après avoir lu les ouvrages sur le sujet, il nous paraissait évident d'aller sur le terrain et de
tenter de rencontrer des témoins de cette époque.
Nous nous sommes orienté vers le maquis Antoine qui opérait dans la vallée du Viaur et du Lézer. Pourquoi ce choix ? Tout d'abord nous connaissons un peu ce coin puisque nous y
avions crapahuté cet hiver et ensuite ce maquis s'était spécialisé dans la réception de containers parachutés par la RAF.
Nous avons eu le plaisir d'être accompagné et de rencontrer Fabien un jeune collectionneur de tenue US de Carmaux et qui a en sa possession plusieurs véhicules US dont une
Jeep.
Rencontré il y a peu au hasard d'internet, la visite du musée fut l'occasion d'un premier contact. Fabien nous a éclairé sur les tenues US et la restauration de véhicule. Nous espérons le
revoir prochainement car il s'agit d'un gars gentil et très intéressant.
Panneaux avec textes explicatifs et cartes
Le musée de la résistance de Villelongue se situe dans l'église d'un village abandonné de la commune de Cabanès (12800) où s'abritait le maquis. Il n'ouvre qu'exceptionnellement et un
des responsables a eu la gentillesse de nous laisser les clés. En matinée, nous avons donc visité ce musée qui renferme un peu de matériel, des documents et des témoignages sur
l'organisation du maquis et les combats de l'été 1944. On apprend comment était organisé l'afflux de jeunes fuyant souvent le STO et surtout la réception des parachutages d'armement et
d'équipement depuis Alger et la dangereuse distribution aux maquisards du Tarn et de l'Aveyron.
parachute de nylon anglais et son contener
Nous avons été choqué d'apprendre que ce petit musée a été victime d'un vol de matériel de radio et surtout d'une prise de guerre, un fanion SS. Cela n'a pas découragé les vétérans de
continuer à faire vivre le souvenir du maquis.
Nous avons poursuivi la journée avec une longue conversation avec un des responsables du musée dont la famille était originaire de la commune. Il nous a expliqué la difficile cohabitation
des jeunes maquisards turbulents et de la population paysanne traditionnaliste. Le ramassage de nuit de dizaines de containers de 80, 100 ou 120 kilos nécessitait l'aide de
tout les agriculteurs du plateaux. Nous pensions à un soutien naturel de la population paysanne mais notre interlocuteur nous a appris qu'il s'agissait en fait de réquisition avec
parfois le canon d'une sten sur le ventre en guise de persuasion. Tout cela n'est pas écrit dans les livres et il a donc été très enrichissant de comprendre la mentalité des gens qui
vivaient avec ce maquis une complicité forcée, ils partagaient pourtant avec eux les mêmes risques.
Nous avons terminé la journée en faisant à pied le parcours des haut-plateaux où étaient largués les conteneurs jusqu'à la vallée où ils étaient cachés. Une manière comme une autre de se
rapprocher de ces évènements.
tenue SAS français : http://22sas12.over-blog.com/article-1733291.html
Je n'avais pas vu cet article ... En effet cette visite trés sympathique permetais de se rendre compte qu'en fait ... Sans parler de combats de grande ampleur il sétait passé des choses dans notre région.
Au plaisir de se recroiser !
Fab
j'adore les anecdotes et "la petite histoire".
je vais bientot attaquer ce livre là, ne m'en dit pas trop.
>>
J'oubliais : source du livre, "Les paras de la france libre" Roger Flamand.
Article intéréssant.
La mentalité des paysans ne m'impréssionnent pas.
Exemple du 3eme squadron aux environs de La Rochelle:
<< Guérilla, escarmouche, acrochages de patrouillle sont maintenant le quotidien. Presque une habitude. A tel point que les paysans finissent par ne plus se sentir conernés et continuent à vaquer paisiblement à leurs occupation. Un matin Féral livre avec une MG une sorte de combat singulier, chaucun en limite de champ, quand un paysan surgit à la tête d'un troupeau de vaches et, intéréssé par l'explication meurtriere, s'installe entre les deux lignes, observant alternativement le combat, comme le spectateur fasciné par un tournoi de tennis. Au bout d'un quart d'heure, il parait réaliser le danger auquel il s'expose et se rapproche de Féral, qui par un gestes lui intime l'ordre de s'éloigner :
-Vous allez vous faire tuer, espèce d'imbécile! A quoi, placide, le paysan replique, furieux :
- j'risque rien, moué, j'suis pas soldat...
Au soir, quand il raconte l'anecdote, Féral apprend que Chouette, qui avait établi un barrage sur la route, s'est fait invectiver par un jeune homme en bicyclette, les sacoches pleines de ravitaillement qui lui a crié :
-Je suis parti chercher des vivres depuis samedi. Il faut que je rentre à la Rochelle. Je m'en fiche pas mal de votre petite guerre, parce que je suis fonctionnaire municipal, moi, monsieur et je m'occupe de choses sérieuses. En plus vous risquez de me faire perdre ma place avec vos conneries...
Déconcerté un instant, Chouette n'a rien trouvé à repondre.
musée plutot interessant, plus on cherche et plus on se rend compte de faits d'armes tout autour de nos lieux de balades.
il y a une journée "portes ouvertes" avec quelques vétérans du maquis Antoine, le 15 Aout. peut etre irons nous là-bas en tenue et en jeep, cette fois.