Mardi 27 septembre 2011
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Situé en plein cœur de Londres, non loin du quartier de Waterloo, l’Imperial War Museum est un lieu dédié à la mémoire du peuple britannique et de ses soldats qui se sont battus sur tous les
fronts, que ce soit lors des première ou deuxième guerres mondiales, mais également lors de la période de décolonisation de l’Empire ou des différents théâtres d’opérations extérieures auxquels
les armées de sa Gracieuse Majesté ont pris part.
Situé dans le parc de Lambeth, un cadre magnifique, le musée prend place dans un bâtiment extraordinaire, datant de l’époque victorienne, avec sa façade reconnaissable et son style bien
particulier.
Une fois à l’intérieur, sont disposés de nombreux véhicules, du char de la première guerre mondiale aux avions alliés et allemands, en passant par des submersibles et des véhicules blindés ou
non.
Entre le Sherman et le Challenger, armoured vehicles classiques, on peut trouver une Jeep de la British Red Cross et le blindé particulier de Monty, donnant ainsi une réalité à l’épopée du Rat du
Désert et de ses troupes lors des combats désertiques. Il est à noter la conservation des véhicules, d’origine, et la diversité des pièces présentées. Ici, ce n’est pas uniquement une
présentation pléthorique de GMC, Jeep (quoique qu’intéressants), mais plutôt la démonstration de la diversité des systèmes d’armes employés.
J’ai pu pour la première voir de près les fusées V1 et V2, symboles de la bataille d’Angleterre, mélangés au Spitfire, ange gardien ailé de la Grande Bretagne.
Une partie du musée est réservée au premier conflit mondial du 20ème siècle. Y est reconstituée une tranchée, occupée par des tommies bien évidemment, rendant ainsi palpable l’ambiance de ces
combats où l’on se battait pour quelques mètres, voire pour ne rien gagner en terrain. Des tenues, armes et matériels des différents protagonistes de cette guerre sont également présentés sous
forme de vitrines.
Une exposition permanente sur l’Holocauste peut être visitée, avec force d’images, de films ou d’objets ayant pour point commun cet épisode dur et inimaginable de la seconde guerre mondiale. Y
sont retracées la montée du nazisme et la volonté du régime, durant le conflit, d’éliminer le peuple juif. Ici, pas de considération politique, juste une démonstration de l’Horreur qu’a pu
engendrée la volonté de farouches nazis pour arriver au terme de leur objectif. Dure, richement illustrée, cette exposition, de part l’ambiance, est interdite aux mineurs de moins de 14 ans. On
en ressort abasourdi et sous le choc.
Une exposition très intéressante retrace la genèse des services spéciaux britanniques, avec la création du S.O.E., du M.I. 5 et du M.I. 6. Un long couloir, à suivre, donne une idée chronologique
de la création des Special Forces britanniques et alliées. Des vitrines, dans lesquelles sont exposés des uniformes, armes et objets personnels ayant appartenus aux membres des différents
services donnent une touche, si ce n’est humaine, du moins réelle de l’histoire de ces services.
L’O.S.S., les Jedburgh, l’action déterminante des différents mouvements de résistance français et européens sont mis en avant, montrant ainsi à ceux ayant encore un doute, que les partisans ont
pris une part active dans la libération de l’Europe occupée.
Le Special Air Service n’est évidemment pas oublié, depuis sa création jusqu’à nos jours. On peut y voir l’évolution de l’armement, des tenues, techniques et matériels mis en œuvres par les
différents Squadron. Des documents orignaux quant à la création du service et des premiers faits d’armes des « dagues ailées » sont exposés. Des bornes interactives vidéo permettent de
sélectionner diverses opérations et d’avoir un explicatif sur le déroulement et le dénouement, heureux ou non, de chaque opération. Deux films sont diffusés en permanence : le premier sur
l’assaut de l’aérodrome de Benina, commando sous les ordres du Major Stirling, et le deuxième sur l’opération Nimrod, lors de l’assaut de l’équipe Pandora à l’intérieur de l’ambassade d’Iran à Londres en 1980. Outre l’assaut
expliqué et montré par des images d’archives, la chronologie ayant entraînée l’intervention est aussi expliquée. Le tout dans une atmosphère propice à l’intéressement et à la réflexion.
Une partie du musée est dédiée aux conflits post-WWII, avec l’épisode de la décolonisation et l’épopée mercenaire en Afrique et l’intervention des contingents britanniques au Yémen, ou lors des
interventions sous l’égide de l’O.N.U. et des coalitions des derniers conflits, même les plus récents.
On ressort de cette visite avec la tête pleine d’images et de questions. Il faut y aller une première fois pour voir, et une deuxième fois pour approfondir le sujet. En effet, une telle richesse
de collections et d’expositions nécessite en premier lieu la « consommation » de la visite, et en une deuxième visite permettra la « digestion » des informations savamment distillées. A refaire !
Je l'ai fait trop vite (femmes et enfants dans le paquetage) mais je vais y retourner tres vite pour ce musée et celui de la RAF....
affaire à suivre......
Un M14 dans une vitrine SAS ? Curieux.
alors cette visite ?
Effectivement il faut faire ce musée !!!
Il est gratuit, il y a des consignes à l'entrée pour laisser les d-packs de touriste et même un 'restau" à l'intérieur .