Dimanche 22 novembre 2009
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Sennecey le Grand, petit village de Saône et Loire où est érigé le mémorial des SAS, accueille chaque année, de
hautes autorités civiles et militaires, d’anciens soldats SAS français, belges, britanniques et une foule importante, toujours fidèle pour célébrer chaque 4 Septembre, la libération de
Sennecey le Grand de 1944.
N’oubliant pas que David Stirling désirait que le mémorial des parachutistes Français SAS devienne celui de tous les
SAS, toutes nationalités confondues, Georges Caïtucoli et Jean Paul Emorine, sénateur maire de Sennecey, ont inauguré le 4 Septembre 2008 l’ouverture de leur musée en présence du Général SAS
Richard Lea, entre autres personnalités.
Compte tenu de son faible espace, il s’agit plutôt d’une halte explicative ayant pour but d’informer ceux qui, s’étant recueillis au mémorial, aimeraient en savoir plus sur cette unité au nom
mystérieux.
L’information est donnée par des photos et des textes très lisibles qui retracent le parcours complet du Special Air Service depuis sa création par David Stirling jusqu'à la fin de la guerre.
Ce petit musée est enrichi du principal de l’armement, de l’équipement et des objets utilisés pour les missions qui ont pu être réunis grâce à la participation amicale duMusée des Invalides dirigé par le général Bresse, mais aussi à l’apport de Patrick Nonzerville qui leur a offert une partie de
sa collection et surtout permit de doter le musée d’une jeep authentique, parfaitement remise en état. Par ailleurs, leurs camarades britanniques ont ramené un fusil Lee-Enfield et ce superbe Bren :
A l’entrée du musée, nous tombons sur une splendide photo de David
Stirling, et un texte présentant le personnage :
Vient ensuite la légendaire Jeep SAS :
La fameuse Jeep SAS version désert parfaitement refaite par le collectionneur et fin connaisseur, Patrick NONZERVILLE
Continuons la visite par ces quelques vitrines :
Officier Britannique du SAS, en tenue désert.
Pistolet Mitrailleur Sten, avec une Denison Smock et différents accessoire
inédit.
Détachement L du 1er SPECIAL AIR SERVICE Britannique, photo prise le 19 Janvier 1943 à l’ouest de MATMATA(TUNISIE). De gauche à droite :
William HENDERSON mitrailleur, Robert « Bobby » Mac Dougal conducteur
Frederick BRIAR mitrailleur, Michael « Mike » SADLER( ?) conducteur
William “Bill” KENNEDY mitrailleur, Lieutenant Edward Mac DONALD conducteur et chef du détachement.
Ce musée correspond à ce qui tenait très à cœur au créateur des SAS, le maintien des liens les plus étroits entre anciens SAS Britanniques, Belges et Français.
Je tiens à remercier Pierre Jean C., pour sa disponibilité, et son extrême gentillesse.
Photos et texte Romain
J'entends le fouet de papa Athos fendre l'air...
Le livre : Les Parachutistes SAS de la France Libre était bien en rupture de stock mais il a été réédité cet automne 2009 en souscription uniquement dans une version luxueuse ce qui explique peut-être, et je ne veux pas parler à la place du principal interessé, qu'il ne soit pas envoyé à la presse spécialisé.
Quoi qu'il en soit, je n'ai lu ni l'un ni l'autre. J'ai contacté Monsieur Portier afin qu'il me fasse parvenir un exemplaire de la deuxième édition afin que je lui fasse un peu de publicité en publiant une recension dans Commando mais il a refusé, chose extrêmement rare.
Je me réfère quant à moi aux ouvrages édités par le Service historique de l'armée de Terre, et notamment :
- Raymond Forgeat, Remember - Les Parachutistes de la France libre, 40 à 43 ;
- Henry Corta, Qui Ose Gagne - Les parachutistes du 2e RCP (4e SAS) - France-Belgique, 1943-1945.
Ce sont ces ouvrages que je considère quant à moi comme la bible. Il est à noter que les deux auteurs sont des anciens du SAS français.
Je suis prêt à reconsidérer mon jugement lorsque Monsieur David Portier me fera l'honneur, s'il me le fait un jour, de m'envoyer un exemplaire de son ouvrage.
Et comment ne peux t'on pas citer l'excellent livre de David PORTIER qui est LA réference sur l'histoire des SAS Français, à cette époque.
Il a édité deux livres qui ne sont plus disponible, dont les sources ne sont tout autres que les anciens Free French.
les élucubrations sur la division qui se fait rattatiner par les résistants, je les ai lues dans "Bretagne, de l'occupation a la libération", paru chez Histoire et collections.
l'essentiel y est mais ce passage est peut-etre exagéré !
"les maquisards et les sticks SAS qui ont sauté la bas ont mobilisés environ une division allemande lors de l'assaut du 18 juin 44 aussi..."
Ce que vous écrivez est inexact. L'exploitation des archives (notamment le document intitulé Rapports d'activité du XXVe Corps d'armée allemand en occupation en Bretagne, édité par le Service historique de l'armée de Terre) montre que les troupes allemandes engagées dans la bataille de Saint-Marcel se sont limitées aux effectifs suivants :
- 300 hommes du 2e Régiment parachutiste de maintenance et d'isntruction ;
- Un commando de chasse du 17e Etat-major du génie de forteresse ;
- Une compagnie d'infanterie, trois commandos de chasse, une section d'artillerie antiaérienne, deux batteries d'artillerie de campagne de la 275e Division d'infanterie ;
- Une compagnie du 798e Bataillon de Géorgiens.
On est loin de la division...
Source : Jean-Jacques Cécile, "Contribution des forces spéciales aux missions d'interdiction et de fixation stratégiques : l'exemple des SAS français en Bretagne (juin 1944)", revue Renseignement & opérations spéciales n°1, mars 1999.
Autre bonne source "Qui ose vaincra" de Paul Bonnecarrere chez Fayard. Par contre Hugo il n'y a pas d'image...
si j'en crois ce qu'hitler disait a propos des SAS et autres Cdo marines...rien de bon n'est-ce-pas ?
Ah oui, le manchot, j'ai lu quelque chose sur lui, une anecdote mais je ne sais pas si ça relève de la légende ou du fait historique : il était recherché par les Allemands à cause de son handicap très reconnaissable, et ça serait un autre monsieur qui se serait présenté au poste de police. Il s'agissait d'un blessé de guerre de 14-18, qui avait laissé un bras quelque part sur un champ de bataille. Certains d'avoir pris au collet le bon type, les Allemands ont cessé les recherches et mis le temps à relever la supercherie. Du coup, le vrai manchot se faisait tranquillement la malle pendant ce temps-là...
mais apparemment en bretagne , il y avait surtout des Jedburghs teams interalliés avec les resistants, ils sautaient avec les armes parachutées.
pour le musée de la resistance bretonne , j'y suis allé aussi mais le half-track ne sort qu'en periode estivale je crois !
Le musée paraît intéressant. Le modèle de Sten est assez rare je crois, avec sa crosse en bois, et a été rapidement abandonné pour le modèle à crosse métallique.
Pour le maquis de Saint Marcel, je crois qu'il y a eu de tout, mais surtout des Français, notamment parce qu'ils parlaient la langue des maquisards. J'ai lu ça il n'y a pas longtemps. Il y a d'ailleurs un musée plutôt bien fait là-bas, avec des bunkers repeints avec les camouflages de l'époque. J'ai même eu la chance de faire un tour en en engin chenillé.
Bonjour a tous !
il a l'air interessant ce musée, j'y passerais quand j'irai en saône et loire un de ces jours (je m'avance en parlant de jours je crois...)
petite question : les SAS qui ont sauté sur Saint-marcel en bretagne était ils français, anglais ou belges ?
Quelle est la valeur d'un BREN dans cet état (canon de rechange, chargeurs, etc...) ?