Indissociable du tireur d'élite ou sniper, la ghillie suit est un survêtement de camouflage tridimensionnel, qui est l'aboutissement du camouflage individuel.
Histoire et étymologie:
Le terme Ghillie Suit (prononcer "gui-li-soute") provient du gaélique écossais de la fin du 16 ème siècle. Le mot Gille désigne l'assistant aux chasses ou aux pêches privées de l'Ecosse. Le Gille
était chargé de l'assistance aux hôtes, ainsi que la surveillance de son environnement et la traque des braconniers.
Au 19ème siècle, des tenues bricolées par ces gardes-chasse pour compter les cerfs et approcher les braconniers sont utilisées par les Scouts d'un certain Lord Lovat, le seizième du nom, pendant la
deuxième guerre des Boers (1899-1902). C'est là la toute première utilisation de Ghillie Suits (littéralement "tenue des ghillies") sur le terrain de la guerre.
Cette unité formée par l'armée britannique (Lovat Scouts) sera d'ailleurs sa première unité de snipers, et ce durant la Première Guerre Mondiale.
Petite ironie de l'histoire, le terme Ghillie désigne aussi une chaussure de danse utilisée dans les Highlands écossais…
Depuis cette époque où commencent à "s'illustrer" des snipers, la ghillie suit n'a cessé d'évoluer.
Allant d'un simple vêtement très ample et bariolé (première et deuxième guerres mondiales) à un survêtement garni de toile de jute, la ghillie est l'outil numéro 2 du sniper après son fusil.
" Ghillie inventée par les Lovat Scouts"
(seule photo ne nous appartenant pas)
Description:
Il n'est pas possible de réellement décrire tel ou tel type de ghillie. Il existe autant de modèle de ghillies que de snipers et d'environnements. En revanche, il existe des impératifs à respecter,
dictés par la nature du terrain où le sniper opère. Ces impératifs influent directement sur le garnissage de la tenue: presque inexistant en zone désertique ou enneigée, très important en jungle,
particulièrement élaboré en zone tempérée.
En zone désertique, l'absence ou la rareté de la végétation conditionne l'élaboration de la ghillie. En milieu sableux, une simple bâche dans les tons ou un simple filet camouflé suffisent; il ne
s'agit pas de créer une végétation ou un relief intrus ou improbable.
En zone enneigée, un survêtement blanc immaculé (type combinaison de peintre) convient en l'absence de végétation; en milieu boisé, il est indispensable de zébrer ou tacheter la tenue.
En jungle, la ghillie doit être garnie d'éléments sensiblement verts, clairs et foncés, plutôt longs et fins (franges), comme la végétation équatoriale.
En milieu tempéré ou de bush, la ghillie doit être très élaborée, plus qu'ailleurs, car l'environnement peut varier d'un extrême à l'autre. Le sniper peut passer d'un bois à une zone herbeuse et
doit pouvoir s'y fondre efficacement. Pour cela, les éléments de la tenue doivent être de couleurs et de texture variées, d'avantage qu'une ghillie de jungle, qui a un aspect plus monochrome.
Dans tous les cas, la ghillie ne doit pas imiter, mais ôter au cerveau de l'adversaire toute possibilité d'identification.
Une ghillie réussie ne doit pas et ne peut pas être agréable à regarder. Pour un néophyte, une ghillie, c'est un tas informe, une véritable serpillière, indescriptible et souvent risible.
C'est là tout l'enjeu. Une ghillie suit doit impérativement éviter d'avoir une forme reconnaissable qui amènerait immanquablement à l'associer à un homme.
Décrire un type de ghillie suit revient en fait à décrire l'activité de celui qui la porte.
Sniping:
La ghillie doit être le résultat d'un long travail de réflexion et doit être garnie en fonction de la densité de la végétation du terrain où l'on opère (voir plus haut).
En tenant compte de ces facteurs, la ghillie du sniper, et c'est particulièrement vrai hors zones désertiques et enneigées, est une tenue lourde et contraignante à porter.
En conséquence, le sniper doit impérativement s'équiper d'un sac d'hydratation pour parer à tout incident dû à la chaleur et au stress inhérent à son activité.
Unité de Recherche Humaine (URH):
Pour les missions de renseignement brut, sans action de combat, type 13ème RDP ou SRR, la ghillie peut être plus "light", sans pour autant sacrifier à l'efficacité.
Le grand avantage des URH sur un binôme ou trinôme de snipers, c'est qu'elles n'ont pas vocation à se faire repérer et encore moins à engager le combat. Tirer un coup de feu équivaut à l'échec de
la mission.
Ainsi, n'ayant pas, comme les snipers, l'obligation de se dévoiler à un moment donné (coup de feu), elles peuvent se permettre de porter des tenues moins lourdes. Et quand on connaît le poids de
leurs sacs à dos (jusqu'à 60 kg et plus pour un équipier du 13), on comprend leur souci d'allégement.
Dans la pratique, les URH emploient évidemment un matériel adapté à la dangerosité de leur mission. La dangerosité est définie par le degré d'hostilité et de méfiance rencontré.
Leurs tenues varient de la "simple" smock guerilla à la véritable ghillie de sniper, en passant par la célèbre Chameleon de Karrimor™ et ses copies civiles, un véritable survêtement de feuilles
flottantes en 3D.
Voilà donc concrètement les deux types de ghillies rencontrées sur le chemin de la guerre :
- La ghillie de sniper
- La ghillie Karrimor Chameleon™ et ses copies civiles
La ghillie suit de sniper
Aboutissement du camouflage individuel, la ghillie suit du sniper se décompose en trois parties:
_ La base: un vieux treillis, une combinaison de vol ou de mécano, voire d'intervention. Un poncho, un simple filet, un drap, etc…
Cette base doit être préparée efficacement par un bariolage de peinture et, la plupart du temps, par l'adjonction d'un filet cousu qui recouvre intégralement la face arrière, de la nuque aux
chevilles. Sur ce filet viendra se nouer ou se coudre le garnissage. Certains snipers utilisent toutefois un pistolet à colle ou de la colle ShoeGoo pour gagner du temps lors de l'étape du
garnissage, mais c'est un système moins durable.
A cet ensemble s'ajoute bien sûr le couvre-chef: un chapeau de jungle, une capuche, une casquette, etc… qui doit subir le même traitement que la face arrière de la ghillie. Une fois réalisé, la
séparation tête-corps ne doit pas se distinguer.
La face avant de la ghillie est la plupart du temps renforcée (surtout chez les snipers US et canadiens) d'une toile épaisse pour protéger le porteur des meurtrissures du rampé. Ce renfort de
toile, s'il améliore la durabilité et la solidité de la tenue, la rend encore plus éprouvante et chaude pour son porteur. D'où la nécessité de s'hydrater constamment et de parfois créer des
aérations latérales ou dorsales à même la base. Attention toutefois à nos amis les tiques…
Ghillie très élaborée conçus et produite par London Bridge Trading sur base d'un BDU woodland. Utilisée par les unités SEAL
_ Le garnissage: le garnissage correspond à toute la matière que le porteur de la ghillie va nouer ou coudre sur sa base. Dans la grande tradition de la ghillie, c'est la toile de jute qui fait
office de référence. On la découpe en bandes longues et assez larges (env. 5cm x 40 cm), ou on la démembre fil à fil, et on va la nouer ou la coudre sur le filet qui recouvre la base comme une côte
de maille. Cette toile de jute, qu'elle soit teintée (de préférence) ou neutre, va créer la fausse végétation, le volume et l'ombre qui sont l'essence même de la ghillie.
Par ce garnissage, la ghillie prend vie. Mais si la toile de jute imite drôlement bien la végétation, elle vieillit vite, pue tout autant et se perd facilement. Il revient donc au sniper d'être
vigilant pour éviter de se transformer, à cause d'une ghillie mal conçue, en Petit Pousset de la guerre…
Ce mælstrom de fils et de bandelettes pèse un âne mort, s'accroche partout et sert rapidement d'asile aux insectes et arachnides les plus indélicats.
C'est là le gros inconvénient de la toile de jute, même si, pour l'instant, elle constitue le support le plus "vivant" à la constitution d'une vraie-fausse végétation.
Depuis quelques années, face aux exigences des porteurs de ghillies, des modèles civils trouvent les faveurs des militaires.
Leur premier atout est le gain de poids; leur deuxième atout est l'économie de temps réalisée à l'achat, car ces modèles sont vendus prêts à l'emploi.
La base est désormais une sorte de poncho à capuche en filet à maille moyenne, directement garnie de feuilles synthétiques (façon gaze médicale) et d'herbe en brins de jute ou synthétiques. Le
résultat est saisissant de réalisme et le port plus agréable, car bien plus léger, imputrescible, sans odeurs et bien plus respirant qu'une ghillie classique.
L'inconvénient de ces nouvelles tenues comme la gamme Bushrag™, est leur plus grande fragilité, qui reste cependant relative.
Une fois garnie de vraie-fausse végétation (ce travail manuel étant extrêmement long et fatigant), il ne reste plus au sniper qu'à partir sur le terrain et à ajouter du camouflage naturel: de la
vraie végétation pour se fondre totalement au terrain.
C'est donc la troisième et dernière étape, qui consiste, avant d'entrer dans la zone d'action et de tir, à ajouter de la végétation naturelle à sa ghillie terminée pour parfaire son camouflage. A
cette heure-là, il est trop tard pour découvrir les fondamentaux de la flore et s'apercevoir de ses subtilités. L'adjonction de camo naturel ne se fait pas n'importe comment et il convient de
s'entraîner beaucoup en amont pour ne pas ressembler à un stégosaure le moment venu, ni ramper au milieu d'un champ de genêts avec de la bruyère accrochée à l'échine…
A ce stade et dans cette activité, tout le monde connaît le résultat d'une faute.
Il est à noter que certains snipers enterrent quelques temps leur ghillie dans la terre pour l'imprégner de son odeur et/ou la traînent derrière une voiture, sur le terrain, pour en accélérer le
vieillissement et l'efficacité.
La ghillie Karrimor Chameleon™ et ses copies civiles:
Cette tenue porte couramment le nom usuel de ghillie, mais il s'agit en réalité d'un survêtement de camouflage, même si la destination est identique: le camouflage individuel.
La Chameleon™ est désormais très utilisée par les unités spéciales de très nombreux pays.
Son aspect est bien connu: un cagoule, une veste, un pantalon, des mitaines et des couvre-chaussures, confectionnés en filet ultra-léger en polyester (hydrophobe) et à mailles très serrées façon
grille de tamis, et recouvert de feuilles flottantes synthétiques imputrescibles. Ce sont ces feuilles qui, cousues en rangées sur le survêtement en filet, constituent le camouflage.
Quand un porteur de Chameleon™ s'immobilise, tout comme un porteur de ghillie de sniping, et s'il est placé judicieusement, il est invisible entre 5 et 10 m…
Cette tenue, d'origine britannique (une fois de plus), est une solution de facilité pour qui désire se camoufler avec légèreté et la plus grande efficacité (elle est disponible en plusieurs
camouflages). La Chameleon™ a aujourd'hui les faveurs des URH et des tireurs de précision des groupes d'intervention des unités de police à travers le monde, pour toutes les raisons précédemment
évoquées.
Hormis Karrimor, quelques firmes civiles produisent leur propre ghillie à feuilles flottantes 3D, qui sont des copies de qualité bien inférieure à leur modèle de référence. Ces copies sont des
alternatives moins onéreuses à la Chaméléon pour les militaires soucieux de ne pas trop investir ou qui n'ont qu'un besoin ponctuel de ce genre de tenue. Il existe aussi des modèles exclusivement
destinés à la chasse, ce que je me dispenserai de commenter.
Les différences majeures avec une ghillie classique: le poids, relativement réduit; le confort et la facilité d'enfilage; l'encombrement, et donc, la discrétion loin du front.
Nous noterons toutefois une évolution notable dans le garnissage des ghillies. Jusqu'à très récemment, les ghillies snipers étaient surtout garnies sur la face arrière, car le sniper tirait
généralement à plat ventre. Mais, avec l'apparition de position de tir dites alternatives (mais désormais répandues et adoptées presque mondialement), semi-assises ou assises, les snipers se sont
relevés et d'avantage exposés. En conséquence, ils doivent être intégralement camouflés, recto-verso.
Quel avenir pour la ghillie suit?
Les porteurs de ghillie ont de beaux jours devant eux, qu'ils soient snipers ou URH. La guerre évolue et face à la médiatisation grandissante des conflits et leur relais direct à la l'oreille et
aux regards populaires, les combattants se doivent de gagner en précision pour échapper aux foudres de l'opinion… sans sacrifier à leur létalité.
Le tir se veut de plus en plus précis, la collecte du renseignement se montre chaque jour plus exigeante, pour les mêmes raisons.
Dans la nouvelle donne des conflits armés (asymétrie, absence de ligne de front définie, présence continue de civils…), les porteurs de ghillie voient leur rôle grandir.
De par la diffusion des moyens de détection optroniques modernes (IRR et IL), les porteurs de ghillies voient le danger s'accroître et leur furtivité menacée, même dans un conflit asymétrique
(parfois même face aux organisations mafieuses).
Les concepteurs de ghillies se doivent de faire évoluer leur matériaux, afin de les rendre indétectables aux moyens d'observation modernes: intensificateurs de lumière, monoculaires et jumelles
infrarouges, caméra et visées thermiques, le fléau du sniper.
Depuis quelques années, ce danger a été pris en compte et les firmes proposent des produits adaptés. La chaleur corporelle est mieux répartie, la teinture des tenues traitée IR, pour refléter comme
la végétation naturelle.
Mais, si la Ghillie Suit parfaite était un jour créée, furtive de jour comme de nuit, elle n'empêcherait personne d'être totalement invisible.
La ghillie suit ne rend pas invisible, mais elle peut y contribuer.
Un homme sachant se camoufler sans ghillie est un élément bien plus efficace qu'un porteur de ghillie inexpérimenté.
En conclusion, il est bon de rappeler que la ghillie n'est pas la première étape dans la formation d'un sniper. Un sniper doit savoir observer, tirer juste et dans toutes les situations et
positions, progresser et durer avec la plus totale furtivité.
S'il est capable de cela sans ghillie, imaginez ce qu'il pourra faire avec…
Texte du Phasme, sauf mention, photos SAS12 et 1CCR.
"HANS ?? WOUAF WOUAF
GUNTHER ?? WOUAF WOUAF
...
Michel ? WOUF"
un chien habituer aux rations de combat, on mange quoi alors ? des sandwichs achetés en grande surface ? mais alors il faut se munir d'un réfrigirateur ...
quand aux déjections humaines, que faire ?
les enterrées sous 1 metre de terre suffit il ?
Personnelement j'ai réusii a faire taire une sorte de berger allemand (que je n'avias jamais rencontré) en chuchotant :"chuut tais toi sale cabod ! mais chuuut ! tu va te taire a la fin ?"
donc c'est la que je me demande si seul un chien de garde entrainé peut mener al découverte de l'équipe...
excuser moi de poser toutes ces questions ...
Monsieur CHAPMAN penses-tu réellement que sur un blog ouvert comme celui-ci il serait raisonnable de divulguer ce genres d'infos sensibles? En tout cas on ne le pense pas.
Je félicite notre ami Le Phasme d'avoir vulgarisé volontairement avec son talent littéraire ces articles et posts pour qu'ils soient publiables....(petit clin d'oeil à mes amis Helveltes qui ne subissent pas les restrictions réglementaires ni le règne du politiquement correct...Ne nous en voulez pas, merci)
Par contre qu'en est-il d'un chien aguérri au niveau de la traque ??? ça c'est une autre pensée à mon avis ...
Après j'aimerai bien que tu me parle des procédés pour distancer un cleps au fesses, car cela m'intrigue ....
C'est en lisant votre blog que j'ai appris les techniques de camouflage et je vous en remercie. Je suis la preuve vivante que cela marche.
Jean-Pierre T.
en effet, j'ai entendu parler de cette technique de camo qui consiste à vaporiser de la colle sur un textile et de le camoufler avec de la matière naturelle. Tu me diras, la toile de jute collée en bandelettes sur une veste c'est un peu le même principe, si on extrapole...
J'avais entendu parler de cette technique mais avec une couverture de laine, pour un PO, parce que crapahuter avec une veste enduite de colle, ça doit pas être terrible, surtout si on veut être souple.
Mais pour un PO enterré, ça peut-être très efficace, à condition de bien le faire.
Concernant les chiens...
Par rapport à nos amis canidés, je reste un peu démuni. Sous d'autres cieux, j'ai posté sur le sujet, surtout par rapport à leur flair.
Un chien au cul, c'est pas une mince affaire, mais il se fatigue vite à renifler. Il faut vraiment avoir une bonne longueur d'avance si l'on est pisté et on a intérêt à connaître un minimum la nature de l'animal...
Par mes expériences, j'ai pu constater qu'un chien est très inconstant au niveau de sa vigilance et parfois, j'ai pu passer très près sans le faire aboyer. Parfois, malgré une grande distance, les chiens beuglent pour rien...
Partons du principe que le chien a un odorat 1000 fois supérieur à l'homme et qu'il entend des bruits que nous n'entendons pas. Par contre, comme le loup, sa vue est meilleure à moyenne et longue distance. Assez médiocre de près. Mais, là, comme l'Homme, tout dépend de son mode de vie. Un bichon n'as les capacités d'un husky ("convenons-en").
Mes expériences dans le domaine sont diverses et variées, mais elles sont toutes placées dans un contexte animalier. Lors de mes infiltrations naturalistes matinales, il m'arrive d'avoir à longer des hameaux endormis où trainent des chiens. Le challenge est de ne pas les réveiller pour qu'ils n'alertent pas la faune environnante. Et, certaines fois, c'est vraiment difficile.
Hormis une marche furtive et une odeur neutre, je ne connais pas encore de moyens d'y réchapper. Les FS en connaissent, apparemment, mais ce sont des FS.
Le chien est très inconstant lorsqu'il est dans un contexte routinier. Il peut nous spotter ou pas, et franchement, j'ai jamais trop compris ce phénomène, mais je pense que c'est dû à l'entrainement du cleps et à son "emploi". Un chien de chasse sera sûrement plus réactif qu'un york à sa mémère.
Et, pour le reste, j'ai jamais eu de chien au derche, même si je connais les techniques pour les paumer, je prie pour n'en connaître que la théorie...
Une solution toute bête, prendre une vieille veste cam aux couleurs passées, pulvérisé de la colle à l'aide d'une bombe, puis lancé dessus des poignées de feuilles, attendre que cela sèche et recommencer aux endroits ou il manque de la matière, cela fait un très beau camouflage, de plus réaliste qu'il soit .... méthode utilisé par un ami Sniper ...
Evitez d'affronter l'US Army sans protection multispectrale. Pourquoi?
Le problème:
http://www.youtube.com/watch?v=m9o9_W-SEvY
La solution:
http://www.youtube.com/watch?v=nx0ggSL8CkU
Si le contexte est le champ de bataille contemporain je recommenderais une protection multispectrale. YouTube regorge de films d'ennemis de la coalition qui paient de leur vie leur visibilité thermique.
Quant au contexte naturaliste je laisse le phasme énoncer ce qui est requis car je ne sais pas.
Quoi qu'il en soit, comme le mettait en avant soeur Emmanuelle, le dépouillement c'est beau. Les sadhus en Inde se débarassent de tout pour être plus libres. Je ne me suis jamais senti plus libre (et a posteriori plus fort) que quand je me suis retrouvé dépourvu de tout à une certaine distance de la civilisation (pour quelques dizaines d'heures seulement).
Comme je le dis à la fin de l'article, un soldat oit d'abord maîtriser les fondamentaux et toutes les techniques du camo avant d'endosser n'importe quelle tenue plus élaborée que son treillis OD.
Le camo, quil soit animalier ou militaire, relève d'une grande technicité et fait l'objet d'un perfectionnement constant; certes, les photographes animaliers n'ont que faire d'un thermique, mais les capteurs des animaux sont redoutables et il convient de ce fait d'utiliser les mêmes précautions que face à des capteurs artificiels, si l'on veut réussir ce que l'on entreprend.
Après, les missions très particulières d'obs, de rens, de prises de vues ou de tir sélectif ne sont confiées qu'à des soldats de haut niveau, comme les FS ou les commandos.
L'observation d'un sujet, quel qu'il soit, dans des conditions de camouflage intégral et sans signature, est une discipline qui ne souffre pas l'indiscipline. Tout repose sur l'homme et ses qualités intrinsèques. L'homme est la base de tout et est irremplaçable. La technologie qui se rajoute est un plus, mais ne remplace pas sa capacité de jugement, d'analyse et la pertinence de ses propres capteurs naturels.
Les ghillies sont le complément de celui qui sait se camoufler. Un expert peut faire sans. Un néophyte équipé de la "meilleure" ghillie qui existe restera un néophyte et n'ira pas bien loin sans formation.
En Indo, pour finir en accord avec mon pote Athos, Vanden n'avait pas de tenue guerilla, mais un simple pyjama noir de bo-doï. Ce qu'il a réalisé là-bas ne relève que de son talent de soldat.
Il a fait sans technologie. Imaginons ce qu'il aurait pu faire avec...
tu n'as pas mis de mine dans ton jardin ?
Ils sont quand même fort...
Je ne prends pas position par rapport aux différents type de camo ou de guillie c'est pas que je m'en moque c'est qu'il y a des spécialistes (dont vous faites partis Mr DOD et mon ami Le Phasme) donc je vous laisse dire car vous etes les "sachants". MAis ne serait-il pas judicieux de raisonner par rapport à la mission ou au but? Je pense quie l'on ne se camouffle pas de la même façon pour observer un faon qui vient s'abreuver furtivement quelques heures , une usine de produits chimiques dont on doit faire un rapport d'objectif pendant une semaine, une cible à traiter à 500m sur un axe?
Ne pensez-vous pas qu'il y a des moyens à mettre en face d'un besoin pour une mission? En détaillant chaque cadre de mission on s'apercevra que pour le faon on se fout des IR et de la Thermique, pour la cible à traiter on se passerra d'un matos lourds à trimballer pendant l'exfiltation, pour l'usine qui est "strategique" on peut avoir des pax en soutien qui apporte des piles à la demande.
On peut faire un "bac à sable": mission = moyens à mettre en oeuvre, idée sympathique, non? Par contre pour garder le politiquement correct, nous parlerons d'observation animalière et d'un sniping airsoft à 500m "à la radio" dans un scénario Milsims. (je salue au passage les capitaine Hervé L. et Karine M. de la DRM qui ont eu la gentillesse de me laisser mes lacets et enlevé les bracelets pour que je puisse taper sur le clavier....)
Histoire de Royal Marines: deux marines écossais s'apprêtent à dormir à même le sol dans une forêt froide et humide. L'un des deux prend une pierre en guise de coussin et se fait traiter de mauviette par son compagnon.
Bon, j'en suis loin avec les 15 kg de matos ultra-confort que je me trimballe. Mais à -10 c'est douillet comme à la maison. Travel light = freeze at night!
A ce propos, certains spécialistes préferent utiliser une couverture plutôt qu'un ghillie car ça permet de camoufler sa tente et de mieux faire disparaître la silhouette humaine en sniping/obs. Qu'en pensez vous?
Il y a un moment à partir duquel on a l'impression que l'on oublie que sous l'équipement il y a des hommes...et que ces Hommes ne sont des guerriers que grace à leur esprit à leur âme...
Ah putain Pousse Cailloux: tu me manques vraiment....
http://www.youtube.com/watch?v=JKPVQal851U&feature=related
Sous "active camo" et "invisibility cloak" il y a d'autres trucs marrants comme les multi-paillettes réfléchissantes.
En tous cas le camo passif sera toujours limité à l'immobilité contrairement à l'actif qui fonctionne en mouvement.
La silhouette ne change pas de couleur tout au long de la séquence. Elle est transparente. Ce n'est en tout cas pas du camo actif car il aurait dû devenir sombre sur fond sombre or ce n'est pas le cas. Le soldat devant l'Abrams l'aurait vu car la slihouette est à contre jour avec le ciel comme fond.
Total nawak.
La rupture de silhouette s'obtient par recoupement d'éléments de l'environnmenet, évidemment.
A part ça, Le problème des batteries, plus que le poids, est la dépendance envers elles. On ne saurait mener une guérilla prolongée si on a besoin d'un hypermarché.
http://www.dailymotion.com/video/x72rhb_irak-camouflage-optique-y_tech
Je me suis toujours posé la question de son authenticité! (effets spéciaux, manipulation de l'image...de l'info (qui comme tout le monde le sait est chose très courante pour manipuler des foules!))
Après si ce type de camouflage ne destructure pas la silhouette, elle a l'effet de la fondre dans le décor pourvu que les mouvements (comme toujours) soit eux aussi effacé!!!
Alors...???
Concernant le poids des batteries et autre, les progrès vont très vite dans ce domaine...A voire!
oui mais pour moi , ce genre de camouflage c'est bon pour Metal Gear Solid ^^, j'explique: personne ici n'affirmera le contraire , il faut avant tout casser la forme du corps...c'est le role de la ghillie.
Or j'imagine que le camo actif sera basé sur une tenue de combat classique (voir se rapprochant de la combi de plongée comme dans le jeu évoquée plus haut) donc aucune forme n'est brisée et de plus le but est ici de ressembler a son envirronement....au contraire de la ghilie qui veut que l'on ne ressemble a RIEN d'identifiable !
Non ?
Il y a des prototypes avec projection d'image de l'arrière fond sur l'objet à dissimuler.
C'est un bon début mais personne n'a envie de devenir encore plus tributaire des piles et batteries qui alourdissent déjà tant l'opérateur du XXIème siècle.
Super!
Un très bel article, et des commentaires vraiment intéressant!
Merci à tous!
Perso je pense qu'il n'y a pas de Ghillie mieux qu'une autre, mais plutôt une tenue adaptée suivant les situations (ce qui a d'ailleurs été évoqué).
En effet, de quoi l'on veut se cacher et dans quel condition? (bipède, en statique, quel type de terrain, quel objectif, etc... etc..;) suivant cela les essais terrains valent mieux que tout!
Après, la technologie évoluant tout le temps (principe de compétition, "business is business" si vous voyez ce que je veux dire...) une ghillie efficace sera détronée par un moyen de détection conçu pour! Etc..Etc...Alors...
La ghillie a de beau jour devant elle, oui, et la tenue parfaite n'est pas prés d'exister, ou ce ne fut qu'un temps!
Voilà! Après comme dirais l'auteur, le plus important n'est pas la ghillie, mais celui qui est dessous!
Ou si vous préférez, "ce qui dangereux, ce n'est pas le couteau, mais celui qui le tiens!"
Merci encore de vos articles et des commentaire, c'est bien vivant et constructif!
;o)
http://www.valpak.gr/products/pc.html
au delà de toutes polémiques, bel article! Bravo!
Merci pour ta sollicitude, ça ne me fait plus mal.
Oui, c'est vrai que j'ai été agressif, mais je suis particulièrement irrité (pissed off dirait Eddie Stone) par les gens qui causent beaucoup et qui ne vont pas sur le terrain, comme Namaah. Ca cause beaucoup mais ça pisse pas loin. Ca pisse même pas du tout. Par contre faire joujou avec la thermique il aimerait bien.
@namaah: qd tu auras les 18.6 millions $, envoie moi un sms.
Par ailleurs, le fait que le phasme n'ait jamais répondu à un très long mail de ma part m'a plongé dans le doute quant à lui et donc indirectement à sa démarche.
Je savais que dire que ma tenue Arktis est en woodland serait choquant pour un adorateur du matos brit mais pas au point de rompre une correspondance.
De surcroît, il me semble que même des profanes comprennent intuitivement que les formes géométriques et parfaitement répétitives du Saab sont mauvaises, j'ai été choqué que qulqu'un du niveau du phasme ne le relève pas d'emblée avant de disserter sur l'ombre des feuilles qui est secondaire car un camo doit fonctionner aussi à découvert et ce qui compte c'est l'ombre que le 3d projette sur lui-même. Or le Saab ne projette quasiment rien.
Désolé d'avoir instrumentalislé ce blog pour régler mes comptes. Cela ne se reproduira plus. Le phasme et Namaah ont mon mail pour rétorquer.
A part ça, il aurait été intéressant d'aborder une autre famille de tenues: les tenues feuille. Réalisées avec le même filet-feuille que les filets de camouflage pour véhicules, ces tenues sont, à mon avis, ce qu'il y a de plus efficace du point de vue détection mais presque le pire du point de vue confort à cause du bruit et de l'accrochage permanent et de la fragilité. L'avantage est que les traitements visuels et ignifuges sont parfaits.
La plupart des fabricants de filet-feuille militaire en proposent: Seyntex, SSZ, WSTF, etc...
Pardonnez-moi de m'emporter mais le 3d c'est ma vie et je suis convaincu qu'il faut en parler sur le terrain et non pas sur clavier.
Quelques soient les limitations d'un tel blog il a le mérite d'exister, de bouger et d'être fait par des amateurs au sens noble du mot. Good job.
J'espère tous vous voir sur le terrain... je passe déjà assez de temps à écrire pour le boulot.
DoD
Merci pour la qualité de tes commentaires mais je te trouve agressif ces derniers jours.
Il est évident que l'autocongratulation ne sert pas à grand chose.
C'est bien d'être critiqué, ça enrichi ou ça créer le débat mais je te rapelle que nous ne sommes que d'humbles amateurs sur un blog qui l'est tout autant merci donc de le faire de manière courtoise.
Les journées sont chargées pour tout le monde.
Cordialement
Fabien
L'article est sur l'évolution de la ghillie suit, pas sur le SOTACS, mais je suis content qu'on ait pu en parler, même si la discussion s'est orientée de manière déroutante.
On verra tout ça sur le terrain, ici c'est du bla bla.
Ou peut-être ne verrez vous rien.
Je ne peux devenir explicatif ici sans flooder le blog de photos et de commentaires qui de toute façon n'ont pas à être publics.
Je pense que de faire découvrir le SOTACS aux lecteurs (et probablement à l'auteur aussi) aura été une contribution suffisante dans ce contexte.
Salutations distinguées et bonne continuation à tous.
Le blog est un lieu d'échanges constructifs.
Merci NoNo!
Moi en camo j'aime bien le CE....
Comme certains le savent, je travaille sur le camo 2d et c'est dans ce domaine que j'ai pu constater cela. Après, je fais entre 50 et 100 rando naturalistes par an, ce qui me laisse le temps d'observer la nature. Je dis pas ça au hasard.
Par contre, si la Barracuda ne perd pas ses feuilles, tant mieux. Quant aux moyens thermiques qui permettent de la spotter sur le terrain, mon salaire ne me permet pas de le savoir.
@le phasme: excuse moi mais ça me semble crever les yeux que la pointe des feuilles va vers le bas ou l'extérieur et non pas l'inverse comme chez Saab!! C'est visible comme une mouche dans un bol de lait.
A part ça c'est très bien cousu, ma tentative d'en faucher un bout a échoué. Un bout par terre exprès; quelle belle occasion de faire une embuscade à la hunter force.
@namaah; si ta mémoire est bonne on a eu un témoignange (un monsieur blond et musclé dont j'ai la carte, initiales P.E.) de celui qui a vendu SOTACS aux SF scandinaves et qui ont demandé le rajout de boucles pour accrocher de la végétation car ils n'étaient pas satisfaits. Autant dire un feedback négatif.
Si c'est pour s'accrocher des branches dessus la méthode Viet est supérieure à tous égards, surtout le prix.
@namaah: tu crois sérieusement que l'US Army a acheté pour 2.2 milliards $ de textile "soi-disant" multispectral? Réveille toi.
J'ai devant moi une caméra thermique et je peux te dire que "multispectral" ce n'est pas que du marketing.
Perdre un brin de jute, ça peut encore aller, surtout si la végétation est dense. Mais là...
Mais sinon, elle doit être efficace. Attendons les retex.
Je ne ferais pas de distinction entre civil et militaire pour Karrimor. C'est disponible sur le marché civil et il ne s'agit en aucun cas de matériel de guerre tombant sous une restriction légale. Ce qui n'est pas le cas de la tenue de Barracuda, qui a soit-disant des propriétés multisectrales. J'écris sois-disant, car le modèle que j'ai vu, et essayé, à Eurosatory en 2008 tenait plutôt de l'échantillon que de la production de série. J'attends encore le témoignage d'opérateurs sur le terrain.
Pour les ghillies karrimor, en effet, seul le motif timber n'est pas traité IRR, car il est destiné aux civils.
Concernant la tenue SAAB Barracuda, j'ai pu lire, en parcourant certains forums US, que les avis à son égard étaient très partagés, voire mitigés. En effet, comme dit DoD, elle est très lourde et encombrante. Cependant, l'effet en V des feuilles synthétiques n'est pas forcément un inconvénient, quand on sait que dans la nature, et vous pourrez le constater, la majorité des feuilles sont pointues et projettent une ombre ou créent un vide en forme de V.
Les ghillies, quelles qu'elles soient, auront toujours un défaut. Celles qui sont légères sont moins solides et camouflent moins, même si elles s'accrochent moins. Les grosses ghillies ont le meilleur pouvoir camouflant, mais elles pèsesnt le diable et sont un véritable carcan quand vous les portez en sous bois de manière opérationnelle, croyez-moi.
Pour ma part, j'ai beau les trouver attirantes, je porte des vêtements amples en DPM ou, plus simplement en OD et Tan, tout dépend de mon activité.
Pour l'avoir encore testé ce week end, le DPM est véritablement épatant en sous bois, et réellement disruptif.
Et j'insiste une nouvelle fois sur le fait qu'une ghillie arrive après l'apprentissage des techniques du camo individuel. Mes meilleures obs animalières, je les ai faites sans. Mais je suis un observateur, pas un sniper. J'utilise des techniques URH, donc, n'ai pas vocation à me faire remarquer, cqfd.
à Romain: il n'y a pas deux gammes chez Karrimor. Le traitement IRR dépend du camouflage de la tenue. Les woodland, desert et snow sont traités, le realtree timber comme sur les photos du Phasme ne l'est pas. Mais bon, faut pas trop se fier aux arguments publicitaires des fabricants. Rien ne vaut de passer en revue les tenues au NVG dans des conditions réelles!
Mais on s'égare: le sujet n'est pas l'histoire du sniping mais les ghillies.
Donc trêve d'érudition hors sujet et reparlons de Karrimor Chameleon et consorts. Comme on peut le voir sur les images de l'article il y a très peu de volume et seuls quelques triangles du zig zag viennent rompre la silhouette. La découpe en zig-zag est en fait le seul élément tridimensionnel du système.
Si on y regarde de plus près on s'aperçoit qu'il s'agit en fait de tissu avec un motif 2d comme d'hab. La seule innovation a été de le découper pour que des bouts dépassent (un peu).
Le pattern 2d en question est basique et ne vaut pas un bon DPM, loin de là. Au niveau des couleurs l'ensemble est sombre et dépourvu de vert clair et de brun clair ce qui confine le système à un usage hivernal, et encore.
L'absence de poches, l'irritation causée par un port prolongé de la cagoule et les horribles fastex du couvre-chaussure achèvent de me dégoûter de ce système. Il n'y a aucune protection thermique. Le point positif est que le Karrimor ne s'accroche pas et c'est essentiel.
Le pire c'est la nuit: quel traitement IRR?? Alors que le Bushrag est un truc clair (néanmoins corresondant à la végétation vert clair) totalement uniforme le Karrimor est très (trop) sombre à l'exception des tâches beiges qui corrspondent, probablement par hasard, à la signature IRR de la végétation vert clair.
En fin de compte les avanatges de ce système ne se situent non pas au niveau de la dissimulation mais de la légerté, du peu de place occupé dans le sac et surtout de la respirabilité optimale, si agréable en été. Le Karrimor peut en effet être porté à même la peau et il n'y a quasiment aucune transpiration ce qui le rend très supérieur à une tenue poly/cotton conventionnelle.
On ne peut pas en dire autant du SOTACS qui bien qu'il ne s'accroche pas et soit réellement conforme VIS/NIR/FIR/TIR et même radar et ne pompe pas l'eau reste aussi chaud qu'un ghillie classique et reste désagréable voire périlleux sous la canicule. L'autre inconvénient est la forme géométrique répétitive en V des fausses feuilles qui interpelle l'oeil exercé.
Le tablier en tutu de chez Bushrag ne mérite pas qu'on s'y attarde trop. Il n'a qu'une seule qualité: enfin du VOLUME, là c'est 3d, enfin les feuilles ressemblent à des feuilles. Tous les autres critères sont négatifs pour ce système.
Evidemment, tout celà n'est que le point de vue de DoD!
Salut les amis!
Si l’on étudie les missions de ses tireurs, on remarque qu’ils ont été employé pour protéger des unités allié, reconnaitre des positions ennemis et éliminé des cibles précises, derrière les lignes ennemis (Artillerie). Role correspondant aux tireurs d'élites, d'aujourd'hui.
Ce que dit JJC rejoint aussi les critères de recrutement des Jagdkommando WWII si je ne m'abuse.
Je me permets une fois de plus de rajouter quelques briques à l'édifice, notamment en ce qui concerne la terminologie:
1. La tenue Karrimor Chameleon peut-elle encore être qualifiée de ghillie? Je préfère parler de camouflage 3d. La rupture est telle qu'il faut changer de nomenclature, me semble-t-il.
2. Il conviendrait d'analyser aussi le SOTACS de Saab Barracuda qui est actuellement le système le plus évolué sur le marché. Même s'il est loin d'être parfait de nombreuses unités succombent à son attrait et ne reviennent plus au ghillie lourd qui s'accroche partout.
C'est le premier système réellement conforme IRR car Karrimor c'est du foutage de gueule. En plus le SOTACS est multispectral et dispose de poches. Trop bon pour les civils...
3. C'est clair qu'un pro habillé en brun 2d sera plus efficace qu'un plouc en 3d. D'où la nécessité de se comporter en 3d comme si on n'en avait pas.
4. Le thermique c'est aussi de l'infrarouge mais à une fréquence différente que les illuminateurs.
5. Le Bushrag Chameleon ne reflète pas la lumière car son tulle type "tutu" est une sorte de grille qui laisse passer la lumière. C'est un désastre IRR (le truc clair au mileiu de la forêt) et ça s'accroche encore plus partout. Mon Bushrag a eu une durée de vie de 4 heures. 160 $ à la poubelle!
Heureusement qu'il y a des alternatives, le Phasme sait à quoi je pense mais chut