Indissociable du tireur d'élite ou sniper, la ghillie suit est un survêtement de camouflage tridimensionnel, qui est l'aboutissement du camouflage individuel.
Histoire et étymologie:
Le terme Ghillie Suit (prononcer "gui-li-soute") provient du gaélique écossais de la fin du 16 ème siècle. Le mot Gille désigne l'assistant aux chasses ou aux pêches privées de l'Ecosse. Le Gille
était chargé de l'assistance aux hôtes, ainsi que la surveillance de son environnement et la traque des braconniers.
Au 19ème siècle, des tenues bricolées par ces gardes-chasse pour compter les cerfs et approcher les braconniers sont utilisées par les Scouts d'un certain Lord Lovat, le seizième du nom, pendant la
deuxième guerre des Boers (1899-1902). C'est là la toute première utilisation de Ghillie Suits (littéralement "tenue des ghillies") sur le terrain de la guerre.
Cette unité formée par l'armée britannique (Lovat Scouts) sera d'ailleurs sa première unité de snipers, et ce durant la Première Guerre Mondiale.
Petite ironie de l'histoire, le terme Ghillie désigne aussi une chaussure de danse utilisée dans les Highlands écossais…
Depuis cette époque où commencent à "s'illustrer" des snipers, la ghillie suit n'a cessé d'évoluer.
Allant d'un simple vêtement très ample et bariolé (première et deuxième guerres mondiales) à un survêtement garni de toile de jute, la ghillie est l'outil numéro 2 du sniper après son fusil.
" Ghillie inventée par les Lovat Scouts"
(seule photo ne nous appartenant pas)
Description:
Il n'est pas possible de réellement décrire tel ou tel type de ghillie. Il existe autant de modèle de ghillies que de snipers et d'environnements. En revanche, il existe des impératifs à respecter,
dictés par la nature du terrain où le sniper opère. Ces impératifs influent directement sur le garnissage de la tenue: presque inexistant en zone désertique ou enneigée, très important en jungle,
particulièrement élaboré en zone tempérée.
En zone désertique, l'absence ou la rareté de la végétation conditionne l'élaboration de la ghillie. En milieu sableux, une simple bâche dans les tons ou un simple filet camouflé suffisent; il ne
s'agit pas de créer une végétation ou un relief intrus ou improbable.
En zone enneigée, un survêtement blanc immaculé (type combinaison de peintre) convient en l'absence de végétation; en milieu boisé, il est indispensable de zébrer ou tacheter la tenue.
En jungle, la ghillie doit être garnie d'éléments sensiblement verts, clairs et foncés, plutôt longs et fins (franges), comme la végétation équatoriale.
En milieu tempéré ou de bush, la ghillie doit être très élaborée, plus qu'ailleurs, car l'environnement peut varier d'un extrême à l'autre. Le sniper peut passer d'un bois à une zone herbeuse et
doit pouvoir s'y fondre efficacement. Pour cela, les éléments de la tenue doivent être de couleurs et de texture variées, d'avantage qu'une ghillie de jungle, qui a un aspect plus monochrome.
Dans tous les cas, la ghillie ne doit pas imiter, mais ôter au cerveau de l'adversaire toute possibilité d'identification.
Une ghillie réussie ne doit pas et ne peut pas être agréable à regarder. Pour un néophyte, une ghillie, c'est un tas informe, une véritable serpillière, indescriptible et souvent risible.
C'est là tout l'enjeu. Une ghillie suit doit impérativement éviter d'avoir une forme reconnaissable qui amènerait immanquablement à l'associer à un homme.
Décrire un type de ghillie suit revient en fait à décrire l'activité de celui qui la porte.
Sniping:
La ghillie doit être le résultat d'un long travail de réflexion et doit être garnie en fonction de la densité de la végétation du terrain où l'on opère (voir plus haut).
En tenant compte de ces facteurs, la ghillie du sniper, et c'est particulièrement vrai hors zones désertiques et enneigées, est une tenue lourde et contraignante à porter.
En conséquence, le sniper doit impérativement s'équiper d'un sac d'hydratation pour parer à tout incident dû à la chaleur et au stress inhérent à son activité.
Unité de Recherche Humaine (URH):
Pour les missions de renseignement brut, sans action de combat, type 13ème RDP ou SRR, la ghillie peut être plus "light", sans pour autant sacrifier à l'efficacité.
Le grand avantage des URH sur un binôme ou trinôme de snipers, c'est qu'elles n'ont pas vocation à se faire repérer et encore moins à engager le combat. Tirer un coup de feu équivaut à l'échec de
la mission.
Ainsi, n'ayant pas, comme les snipers, l'obligation de se dévoiler à un moment donné (coup de feu), elles peuvent se permettre de porter des tenues moins lourdes. Et quand on connaît le poids de
leurs sacs à dos (jusqu'à 60 kg et plus pour un équipier du 13), on comprend leur souci d'allégement.
Dans la pratique, les URH emploient évidemment un matériel adapté à la dangerosité de leur mission. La dangerosité est définie par le degré d'hostilité et de méfiance rencontré.
Leurs tenues varient de la "simple" smock guerilla à la véritable ghillie de sniper, en passant par la célèbre Chameleon de Karrimor™ et ses copies civiles, un véritable survêtement de feuilles
flottantes en 3D.
Voilà donc concrètement les deux types de ghillies rencontrées sur le chemin de la guerre :
- La ghillie de sniper
- La ghillie Karrimor Chameleon™ et ses copies civiles
La ghillie suit de sniper
Aboutissement du camouflage individuel, la ghillie suit du sniper se décompose en trois parties:
_ La base: un vieux treillis, une combinaison de vol ou de mécano, voire d'intervention. Un poncho, un simple filet, un drap, etc…
Cette base doit être préparée efficacement par un bariolage de peinture et, la plupart du temps, par l'adjonction d'un filet cousu qui recouvre intégralement la face arrière, de la nuque aux
chevilles. Sur ce filet viendra se nouer ou se coudre le garnissage. Certains snipers utilisent toutefois un pistolet à colle ou de la colle ShoeGoo pour gagner du temps lors de l'étape du
garnissage, mais c'est un système moins durable.
A cet ensemble s'ajoute bien sûr le couvre-chef: un chapeau de jungle, une capuche, une casquette, etc… qui doit subir le même traitement que la face arrière de la ghillie. Une fois réalisé, la
séparation tête-corps ne doit pas se distinguer.
La face avant de la ghillie est la plupart du temps renforcée (surtout chez les snipers US et canadiens) d'une toile épaisse pour protéger le porteur des meurtrissures du rampé. Ce renfort de
toile, s'il améliore la durabilité et la solidité de la tenue, la rend encore plus éprouvante et chaude pour son porteur. D'où la nécessité de s'hydrater constamment et de parfois créer des
aérations latérales ou dorsales à même la base. Attention toutefois à nos amis les tiques…
Ghillie très élaborée conçus et produite par London Bridge Trading sur base d'un BDU woodland. Utilisée par les unités SEAL
_ Le garnissage: le garnissage correspond à toute la matière que le porteur de la ghillie va nouer ou coudre sur sa base. Dans la grande tradition de la ghillie, c'est la toile de jute qui fait
office de référence. On la découpe en bandes longues et assez larges (env. 5cm x 40 cm), ou on la démembre fil à fil, et on va la nouer ou la coudre sur le filet qui recouvre la base comme une côte
de maille. Cette toile de jute, qu'elle soit teintée (de préférence) ou neutre, va créer la fausse végétation, le volume et l'ombre qui sont l'essence même de la ghillie.
Par ce garnissage, la ghillie prend vie. Mais si la toile de jute imite drôlement bien la végétation, elle vieillit vite, pue tout autant et se perd facilement. Il revient donc au sniper d'être
vigilant pour éviter de se transformer, à cause d'une ghillie mal conçue, en Petit Pousset de la guerre…
Ce mælstrom de fils et de bandelettes pèse un âne mort, s'accroche partout et sert rapidement d'asile aux insectes et arachnides les plus indélicats.
C'est là le gros inconvénient de la toile de jute, même si, pour l'instant, elle constitue le support le plus "vivant" à la constitution d'une vraie-fausse végétation.
Depuis quelques années, face aux exigences des porteurs de ghillies, des modèles civils trouvent les faveurs des militaires.
Leur premier atout est le gain de poids; leur deuxième atout est l'économie de temps réalisée à l'achat, car ces modèles sont vendus prêts à l'emploi.
La base est désormais une sorte de poncho à capuche en filet à maille moyenne, directement garnie de feuilles synthétiques (façon gaze médicale) et d'herbe en brins de jute ou synthétiques. Le
résultat est saisissant de réalisme et le port plus agréable, car bien plus léger, imputrescible, sans odeurs et bien plus respirant qu'une ghillie classique.
L'inconvénient de ces nouvelles tenues comme la gamme Bushrag™, est leur plus grande fragilité, qui reste cependant relative.
Une fois garnie de vraie-fausse végétation (ce travail manuel étant extrêmement long et fatigant), il ne reste plus au sniper qu'à partir sur le terrain et à ajouter du camouflage naturel: de la
vraie végétation pour se fondre totalement au terrain.
C'est donc la troisième et dernière étape, qui consiste, avant d'entrer dans la zone d'action et de tir, à ajouter de la végétation naturelle à sa ghillie terminée pour parfaire son camouflage. A
cette heure-là, il est trop tard pour découvrir les fondamentaux de la flore et s'apercevoir de ses subtilités. L'adjonction de camo naturel ne se fait pas n'importe comment et il convient de
s'entraîner beaucoup en amont pour ne pas ressembler à un stégosaure le moment venu, ni ramper au milieu d'un champ de genêts avec de la bruyère accrochée à l'échine…
A ce stade et dans cette activité, tout le monde connaît le résultat d'une faute.
Il est à noter que certains snipers enterrent quelques temps leur ghillie dans la terre pour l'imprégner de son odeur et/ou la traînent derrière une voiture, sur le terrain, pour en accélérer le
vieillissement et l'efficacité.
La ghillie Karrimor Chameleon™ et ses copies civiles:
Cette tenue porte couramment le nom usuel de ghillie, mais il s'agit en réalité d'un survêtement de camouflage, même si la destination est identique: le camouflage individuel.
La Chameleon™ est désormais très utilisée par les unités spéciales de très nombreux pays.
Son aspect est bien connu: un cagoule, une veste, un pantalon, des mitaines et des couvre-chaussures, confectionnés en filet ultra-léger en polyester (hydrophobe) et à mailles très serrées façon
grille de tamis, et recouvert de feuilles flottantes synthétiques imputrescibles. Ce sont ces feuilles qui, cousues en rangées sur le survêtement en filet, constituent le camouflage.
Quand un porteur de Chameleon™ s'immobilise, tout comme un porteur de ghillie de sniping, et s'il est placé judicieusement, il est invisible entre 5 et 10 m…
Cette tenue, d'origine britannique (une fois de plus), est une solution de facilité pour qui désire se camoufler avec légèreté et la plus grande efficacité (elle est disponible en plusieurs
camouflages). La Chameleon™ a aujourd'hui les faveurs des URH et des tireurs de précision des groupes d'intervention des unités de police à travers le monde, pour toutes les raisons précédemment
évoquées.
Hormis Karrimor, quelques firmes civiles produisent leur propre ghillie à feuilles flottantes 3D, qui sont des copies de qualité bien inférieure à leur modèle de référence. Ces copies sont des
alternatives moins onéreuses à la Chaméléon pour les militaires soucieux de ne pas trop investir ou qui n'ont qu'un besoin ponctuel de ce genre de tenue. Il existe aussi des modèles exclusivement
destinés à la chasse, ce que je me dispenserai de commenter.
Les différences majeures avec une ghillie classique: le poids, relativement réduit; le confort et la facilité d'enfilage; l'encombrement, et donc, la discrétion loin du front.
Nous noterons toutefois une évolution notable dans le garnissage des ghillies. Jusqu'à très récemment, les ghillies snipers étaient surtout garnies sur la face arrière, car le sniper tirait
généralement à plat ventre. Mais, avec l'apparition de position de tir dites alternatives (mais désormais répandues et adoptées presque mondialement), semi-assises ou assises, les snipers se sont
relevés et d'avantage exposés. En conséquence, ils doivent être intégralement camouflés, recto-verso.
Quel avenir pour la ghillie suit?
Les porteurs de ghillie ont de beaux jours devant eux, qu'ils soient snipers ou URH. La guerre évolue et face à la médiatisation grandissante des conflits et leur relais direct à la l'oreille et
aux regards populaires, les combattants se doivent de gagner en précision pour échapper aux foudres de l'opinion… sans sacrifier à leur létalité.
Le tir se veut de plus en plus précis, la collecte du renseignement se montre chaque jour plus exigeante, pour les mêmes raisons.
Dans la nouvelle donne des conflits armés (asymétrie, absence de ligne de front définie, présence continue de civils…), les porteurs de ghillie voient leur rôle grandir.
De par la diffusion des moyens de détection optroniques modernes (IRR et IL), les porteurs de ghillies voient le danger s'accroître et leur furtivité menacée, même dans un conflit asymétrique
(parfois même face aux organisations mafieuses).
Les concepteurs de ghillies se doivent de faire évoluer leur matériaux, afin de les rendre indétectables aux moyens d'observation modernes: intensificateurs de lumière, monoculaires et jumelles
infrarouges, caméra et visées thermiques, le fléau du sniper.
Depuis quelques années, ce danger a été pris en compte et les firmes proposent des produits adaptés. La chaleur corporelle est mieux répartie, la teinture des tenues traitée IR, pour refléter comme
la végétation naturelle.
Mais, si la Ghillie Suit parfaite était un jour créée, furtive de jour comme de nuit, elle n'empêcherait personne d'être totalement invisible.
La ghillie suit ne rend pas invisible, mais elle peut y contribuer.
Un homme sachant se camoufler sans ghillie est un élément bien plus efficace qu'un porteur de ghillie inexpérimenté.
En conclusion, il est bon de rappeler que la ghillie n'est pas la première étape dans la formation d'un sniper. Un sniper doit savoir observer, tirer juste et dans toutes les situations et
positions, progresser et durer avec la plus totale furtivité.
S'il est capable de cela sans ghillie, imaginez ce qu'il pourra faire avec…
Texte du Phasme, sauf mention, photos SAS12 et 1CCR.
Pour en revenir aux ghilies et au Karrimor Chameleon Woodland en particulier, voici une photo intéressante.
Mon interpétation: l'absence de vert clair chez Karrimor ne permet pas de crocher à l'environnment. En cas de doute, pas de doute, feu, le truc trop sombre c'est du Chameleon.
Ils auraient été mieux en DPM avec les poches et la solidité en prime, pour moins cher.
Je reste sceptique pour l'image du sniper. Mais je dois te concéder qu'effectivement l'enfant semble avoir laissé des traces de pied.
En ce qui me concerne j'ai passé un certain temps temps derrière des thermiques et j'ai jamais vu ça: l'enfant doit avoir des semelles très très très minces ou avoir exercé un frottement sur le sol, à mon sens.
Mais n'aurais tu pas des images un peu plus croustillantes, plus tactiques? Moins open source que les pompiers?
dit moi ce que tu vois .... c'est une image thermique civile ....
http://www.pompiers-chatel.ch/index.php?id=camera_thermique
désolé, je n'ai pas réussis à mettre la photo sur le blog....
regarde celle-ci, les deux traces à côtés du sniper :
A part ça, mes pieds n'ont pas de semelles et je n'ai pas l'intention de marcher pieds nus dans la neige.
Un détecteur dans la lumière visible (par exemple un oeil) peut être ébloui par la lumière visible.
De la même manière, un détecteur IR peur être "ébloui" (ou "bloomed" si tu préfères) par de la lumière IR (non-visible).
Visiblement lors de tes nombreux combats, ton matériel à été exposer et il a gresiller et tu ne te pose pas plus de questions ????
après pour ce qui est de la châleur laisser par quelqu'un qui marche, n'oublie pas qu'un corps qui travaille est un corps qui déploie de la châleur, et celle-ci s'évacue même par les semelles de tes pieds, fait l'essaie dans la neige, tu va voir c'est "sutpéfiant" ....
inspire toi du serpent qui utilise IR pour trouver ses proies .... et si un jour tu utilise une MIRA ( pour Milan par exemple) tu verra ce que je te dit fonctionne parfaitement ....
après si tes données sont en heures, pour ma part j'ai appris que c'était en années, mais je peux ne plus être à jours sur certains points, je n'ai pas la science infuse ....
http://www.fas.org/man/dod-101/sys/smart/lantirn.htm
L'image du F-15 est manifestement thermique. Donc elle ne saurait ê éblouie par de la lumière car elle capte de la chaleur, d'où le mot THERMIQUE.
Tout comme le tube à intensifaication est sensible à l'illuminateur infrarouge qu'on met en marche quand les photons (lumière résiduelle) ne suffisent pas, la caméra thermique capte la chaleur sous forme de rayonnment infrarouge.
MAIS, si la JVN et la thermique utilisent l'nfarouge c'est de manière différente et dans un but différent. Surtout ce n'est pas la même fréquence du spectre: si am mémoire est bonne:
-200 à 300 nm = UV
-350 à 750 nm = oeil nu
-750 à 1500 nm = IL
-3000 à 12000 nm / 3 à 12 microns = thermique, selon les modèles
Mais bon je suis soldat et pas physicien alors je peux me tromper
Il ne faut pas oublier que le transmission de l'image en temps réel (calculée en hertz) est ce qui fait la qualité et le prix d'une thermique.
Il faudrait demander à un expert moi je n'ai jamais vu ça.
Ce que je sais c'est que je n'ai jamais eu mon auto shut-off qui s'est mis en marche malgré plein de tirs et d'explosions et même de phares de voiture et d'éclairs d'orage. Le tube se contente de grésiller.
Crois tu sérieusement que l'US Army donne à ses hommes des appareils qui s'éteignent lorsqu'ils ouvrent le feu? Quelle en serait l'utilité?
Tu ne trouveras pas la réponse à ma question précédente sur le net alors gagnons du temps: tu peux avec ta main laisser une trace thermique sur un support pour quelaues secondes. Mais pas à travers les semelles!
Par contre, on peut frotter sa chaussure par terre et la trace de la chaleur du frottement est visible.
Bref, je ne sais pas ce que tu prends mais garde m'en un peu pour nouvel an.
Je ne connais pas les raisons fondamentales de ces phénomènes, mais une image qui illustre très bien. C'est la viseur IR d'un F-15E qui bombarde un dépot enterré qui explose (il devait contenir une grosse réserve d'essence). Le capteur est tellement ébloui qu'on n'a plus l'impression que c'est le même terrain autour...
http://img689.imageshack.us/img689/5875/blooma.jpg
Les IR que je connais (je connais plus le montés sur véhicule, je dois dire), ca affiche l'image sur un écran, donc l'observateur derrière l'écran ne peut pas être lui-même ébloui. Par contre l'image est quasi-inutilisable pendant quelques secondes.
Les JVN modernes ont un système de sécurité qui se coupe automatiquement si il y a trop de lumière. Avantage, dès que l'intensité lumineuse est redevenue tolérable, ca remarche. L'observateur n'est pas ébloui, et l'IL non plus.
Bon, là, on ne peut pas parler d'un avantage très significatif car ce n'est pas tout les jours qu'on voit un dépot de carburant exploser, et ca ne joue que sur quelques secondes...
Vous postulez que JVN à IL n'ont rien à voir avec l'IR alors que d'après ce qu'on voit sur le net chez tous les dealers tous le modèles de JVN produits sur le marché disposent d'IR intégrés. Zarbi. Quels modèles avez vous utilisé?
@chapman: pourrais tu encore avoir la bonté de m'éclairer sur un point de ton exposé: comment la chaleur des pieds peut-elle ê transmise au sol à travers les semelles des chaussures et laisser des traces?
Généralement, IR = plus cher, plus lourd, plus emcombrant, consomme plus... Les JVN sont plus pratiques à porter sur le casque, et globalement plus "maniables" quand on fait de la courte portée (CQB/CQC).
En outre, si l'IR "passe" mieux que les JVN à travers fumée et brouillard, il est gêné par les éblouissements (effet de blooming) par exemple les explosions, et il semble dégradé par la pluie et la neige.
Et puis tout ca demande des €€€... Je rappelle qu'en 1991, les SAS n'avaient pour JVN que quelques Kite Sights montés sur fusils par équipe ! On est loin de tout le monde avec ses JVN perso sur son casque.
Et aujourd'hui, je pense, que si on le pouvait, on passerait tous en Infra Red. La qualité étant largement superieur.
Mais je crois que le problème de cette technologie est la miniaturisation de ces optiques...
Les IR/thermiques détectent la chaleur des corps et objets, ce qui permet de voir quand il n'y a absolument aucune lumière. L'image produite est généralement en noir et blanc, plus c'est chaud plus c'est blanc (ou inversement, noir).
@chapman: les IR sont donc des appareils différents des IL?
Pour les IR, les vêtements Britaniques ont des injonctions de carbone, donc au lieu de renvoyer, çela absorbe le rayon IR et donc diminue la signature.... idem pour le thermique... pensez également que vos pas ( oui oui vos pas !!!) laissent sur le sol une signature thermique, donc pas simple pour le camouflage ....
Le gars pète très froid, et avec la force d'un spray.
http://www.youtube.com/watch?v=1FOM_2kCOaM
On peut donc avoir une teinture passive IL ou passsive IR si j'ai bien lu Viper.
Quelle est la différence? Quelles sont les propriétés d'un teinture active IR?
quel est son nom?
cela ressemble à ça, à quelques choses près .... A microbolometer detector of a geometric resolution of 640 x 480 pixels guarantees, in conjunction with a highly precise, light-intense 150 mm lens, excellent ranges in object detection, recognition and identification. The VarioVIEWTM permits to discover people within a range of up to 5 km and vehicles up to 7 km. The laser distance meter works at 1,550 nm and is able to measure distances of up to 5 km most precisely.
Quel modèle de caméra thermique as-tu essayé?
Mais le vrai risque de nos jours, c'est la caméra thermique .... pour en avoir essayer une ( valeur 60 000 Euros) de jour ou de nuit, même avec le meilleur camouflage du monde, peut de chance de s'en sortir vivant ...
Mais c'est un échec selon mes propres critères d'efficacité en tant que client de Karrimor.
Je suis étonné que tant d'unités l'utilisent. Mais la réponse à mon étonnement a été fournie par Chapman: en l'absence d'alternative ça semble constituer un progrès. En l'absence d'esprit critique aussi!!
Je reste néanmoins convaincu que ce n'est pas un bon produit en tant que client et je ne la garde que pour que ma collection soit complète.
J'aimerais bien qu'un connaisseur comme Viper ou Chapman m'explique ce que signifie "passive aux IL" pour une teinture car je ne comprends pas bien ce passage très technique.
Content de voir que Viper, n'a pas oublier son passé ... Il doit encore avoir une photo de moi avec un FAP ... une très belle photo en noir et blanc ....
Sans vouloir être désagréable, permettez moi de rester plus que dubitatif devant l'efficacité du Chameleon. A vrai dire je pense que c'est un échec.
Cette tenue, d'origine britannique (une fois de plus), est une solution de facilité pour qui désire se camoufler avec légèreté et la plus grande efficacité (elle est disponible en plusieurs camouflages)."
Pardon mais il y a quelques erreurs dans l'historique de cette Ghillie.
Le produit original était celui d'une compagnie américaine "Carter Canvas inc" qui avait inventé le matériaux 3D mais n'en avait développé qu'une version pour les chasseurs a l'arc. Le produit avait été présenté en avant première lors du Shot Show de 1992. Deux sociétés européennes se sont intéressé à la militarisation du produit, Earle trading et Professional Survival Clothing. la première étant l'héritière du Groupe Survival Aids bien connu des militaires britanniques, et la seconde sa représentante en france. Le fabricant américain avait songé a faire un modèle en camo woodland mais sa teinture de camouflage n'était pas passive aux IL... La société anglaise et la société française ont donc joint leurs efforts pour faire développer a leur frais un nouveau procédé passif cette fois ci et des produits comme des sursac a dos et des bâches pour arme ou poste radio, ainsi que des moufles ouvertes. Le produit a été adopté par des unités en angleterre et en france a partir de 1994. La ghillie française était livrée sans la découpe carré du contour des yeux mais avec une piqure en rond qui permettait au tireur de découper au plus près de son contour oculaire.
La firme française PSC avait dans le même temps développé la tenue de guérilla des CRAP et l'utilisation des sous vêtement ulfrotté militarisés ainsi que cette tenue de camouflage. L'utilisation des 3 couches rendait l'ensemble passif IR et presque invisible en thermique si utilisation cagoule ulfrotté sous cagoule Ghillie. La bache avait ensuite évoluée avec l'adoption d'une boublure en pertex pour éviter la formation de nuage de poussière à la bouche du fusil lors du départ du coup et le pertex humidifié a cet usage sèchant très vite et pouvant sur le terrain servir de serviette de toilette à séchage rapide.
Signé l'ex dirigeant et fondateur de PSC
Randonnée=bivouac confortable=feu si nécéssaire
Ambiance tactique: la question ne se pose même pas
Feu : débat clos car il pollue le sujet merci!!!!
Par contre qui est capable de nous sortir un article sur les différentes façons de faire du feu et le petits matériel qu'il faut avoir avec soi pour ça?
Etre et durer.
vous un trou à peine plus large qu'un quart Us, deux fois plus profond que celui-ci, ensuite vous chercher d'où vient le vent, donc face au vent vous creusez votre tunnel qui doit déboucher sur le trou du foyer. A l'instar du tunnel, faite comme une rampe partant du foyer et à remonter vers les arbres ou autres , la fumée doit en partie passée par là, le tunnel fera un effet ventury, ce qui ammènera de l'air constant à votre feu, ensuite toujours avec l'effet ventury, la fumée va être propulsée à ras de sol et non montée droit ... Car même à l'IL de la fumée se voit la nuit.
En opération de type commando, il est vrai que nous allons manger plus facilement froid, mais ça a ses limites quand même . Il faut savoir "Etre et durer"
plutôt que fuir et subir ....
on peut meme emmener de quoi se faire un sandwich légion...c encore meilleur que les rations tta !
mais j'aime quand meme avoir un minimum de discrétion vis a vis de monsieur tout le monde...
et on peut faire cuire ses aliments avec un réchaud , c'est plus discret.
"ça te sert à quoi tes allumettes ? Hein ça te sert à quoi ?
Pour manger chaud ??
Mange froid !"
En infiltr, celui qui fait un feu avec moi risque de se retrouver avec le numéro de série de ma pelle OTAN imprimée sur le front.
Quand à la bouffe; vous tracassez pas pour l'odeur et la fumée, vous mangerez froid.
Le feu, le confort et la chaleur d'un bivouac ne sont décemment envisageables que sur un terrain de manoeuvres ou lors d'un raid de blindés lorsque le ciel est sous contrôle de votre aviation et que des voltigeurs équipés de JVN veillent pendant que vous vous baffrez.
Pour le reste, commencez par le FFOMECBLOT, passez du temps dehors et apprenez, même si c'est parfois dégueu, à manger froid. Manger du saucisson et des biscuits pendant trois jours n'a jamais tué personne.
Pour tout ce qui va au-delà, Mère Nature a créé les Forces Spéciales.
autrement je vois a peu près pour le trou mais je vois pas ou va le tunnel...le trou doit il etre recouvert ac la terre (je pense que oui) ?
Pour le principe du feu enterrer c'est simple, un grand trou, un tunnel et un petit trou pour l'air et avec la terre récupérer tu canalise la fumée au ras du sol , car avec ça tu fais chauffer une seule popotte et la fumée sortante du foyer, il faut qu'elle aille au ras du sol en remontant . Il faudrait qu'en face un pour te faire les photos pour mieux m'expliquer ....
un feu enterré ?? pourrai tu m'expliquer comment cela fonctionne psk j'en ai jamais entendu parlé et ça m'interresse beaucoup...l'essentiel étant la chaleur et non les falammes qui de plus te font repérer a des kilometres a la ronde !
Pour les déjections, tu as le choix, prendre un ziploc et les gardés dans ton sac, creuser un trou assez profond, et mettre des cendres du feux de la nuit par exemple ( si tu as fait un feu enterrer) tout dépend du contaxte dans lequel tu te trouve ...