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Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 17:46

Les faits ont eu lieu dans le Province afghane d'Helmand en d'Août 2009; Une période électorale durant laquelle les combats se sont intensifiés entre insurgés et forces militaire britannique qui ont déploré 37 morts et 100 blessés. 


Les officiers du "Royal Military Police's Special Investigation Branch" enquêtent aujourd'hui pour savoir si les allégations de torture psychologique restent un cas isolé ou bien si cela fait parti d'une politique secrête de techniques utilisées contre les rebelles capturés.
Le dossier est entre les mains de l'"Army Prosecuting Authority", le corps des procureurs de la Justice Militaire.

Si les charges sont retenues, un soldat du SFSG sera traduit devant une cour martiale. S'il est jugé coupable de crimes de guerre ou de menace avec une arme à feu, il peut encourir de la prison ferme.
Pour les raisons de sécurité que vous connaissez, l'identité du soldat inculpé reste secrète mais il s'agirait selon les sources d'un Caporal âgé de 25ans, qui a servit huit ans dans l'Armée et a étudié la langue pachtoune.

Si elles sont prouvées, ces allégations vont endommager l'image de l'Armée et du gouvernement britannique qui fait déjà face à la polémique autour du meurtre de Baha Mousa, un civil irakien battu à mort en septembre 2003.

Les prisonniers de guerre sont protégés par la Convention de Genève et les mauvais traitements à leur encontre sont définis comme crime de guerre et puni par la Cour de Justice Internationale.

L'autorité de la Cour de Justice Internationale est reconnue par la France mais aussi par la Grande-Bretagne depuis 2001 mais jusqu'à aujourd'hui un seul soldat britannique a été condamné.

En Septembre 2006, le Caporal Donald Payne a été condamné à un an d'emprisonnement et a été démis de ses fonctions après avoir plaidé coupable pour les mauvais traitements infligés à des prisonniers irakiens.

Ce dernier incident a eu lieu dans une base opérationnel de la province d'Helmand après la capture par les membres des Forces Spéciales de talibans armés supposés fabriquer des pièges explosifs IED utilisés contre les troupes britanniques.

Un taliban décrit selon la formule anglo-saxonne "high value target" (une "cible de choix") comme un haut responsable est interrogé par un membre du SFSG spécialement entraîné à mener des interrogatoires, il est accompagné par un interprète militaire britannique et un interprète afghan.

On sait qu'à un moment de l'entretien alors que le prisonnier refuse de répondre aux questions, l'interprète britannique sort son pistolet, l'arme et pousse la tête du suspect sur la table. Il pose alors son arme sur sa nuque et dit en pachtoune " réponds aux questions ou tu es mort" .

Selon le journal  The Sunday Telegraph le responsable de l'interrogatoire s'est plaint de cet incident, l'interprète afghan, lui aussi présent, a corroboré les faits et l'accusé a lui-même admis la bavure lorsqu'il fut questionné par un officier supérieur.


Le soldat a été entendu début Octobre 2009 par les membres de la Police Militaire en Angleterre et il est ressorti libre.

Une source proche de l'enquête explique :" La police va essayer d'établir s'il y a des circonstances atténuantes pouvant expliquer un tel acte mais il semble peu probable qu'il y en ait. Nous sommes maintenant face à une affaire de crime de guerre ou de menace par arme à feu ce qui constitue un délit très grave. Nous pensions qu'après l'affaire Baha Mousa, ce genre de chose faisait parti du passé." 

Les crimes de guerre sont définis dans les violations des lois de la guerre, elles incluent les mauvais traitement aux prisonniers de guerre dont la torture psychologique et la simulation d'exécution.

traduction partielle de cet article daté du 17 Octobre 2009.
Merci à Neill pour l'information.

Par MENATOR - Publié dans : 2001-2012 - Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires
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Commentaires

Oh la la ! La culture en prend un coup, lorsqu'on se permet de citer Kafka sans Proust... oups, j'arrête les blagues de bidasse ))
Commentaire n°1 posté par Bob French le 31/10/2009 à 20h01
Merci Koursk mais je dois dire que je ne suis parvenu au bout du Procès que sous la menace scolaire, trop long, répétitif, pas d'action, etc. La métamorphose ça va c'est plus court.

Par contre l'Homme révolté je pourrais l'apprendre par coeur. Ca c'est du concret.

Au fait, ton pseudo c'est à cause du sous-marin ou de l'opération Citadelle?

DoD
Commentaire n°2 posté par DoD le 30/10/2009 à 12h05
Camus et Kafka...Monsieur a des références de fort bon goût...
Commentaire n°3 posté par Koursk le 30/10/2009 à 10h19

Ce qui n'est pas évident c'est de savoir à qui on a affaire. Il n'y pas que du blanc et du noir. Il me semble que le taleb moyen est peut-être juste un pauvre paumé endoctriné qui pourrait changer de camp demain et qui manque surtout d'écucation et de perspectives. Faut-il le tuer pour autant?
Entre Camus et Kafka, THE interrogators  m'a surtout fait halluciner à quel point il était facile de se voir expédié à Guantanomo si on était à la mauvaise place au mauvais moment et que sa tête ne plaisait pas aux interrogateurs. Ceux dont on ne savait pas quoi faire, dont on a rien tiré pouvaient être expédiés sans autre. Pas évident de consrtuire un Etat de droit en prenant de telles libertés.

Commentaire n°4 posté par DoD le 29/10/2009 à 00h17
Dans tous les cas, à mon avis, la torture sur un fanatique en général et religieux encore plus, ne peut pas fonctionner.
Ces gens là n'ont rien à perdre, leurs vies ne comptent pas et celles des 'infidèles" encore moins, ils n'ont pas peur de mourir puisqu'on leur a promis mieux après !...
La seule chose efficace contre ces gens, c'est de s'attaquer à ce qu'ils croient ou à ceux qu'ils aiment, et encore pas sur que cela marche !
En attendant, convention ou pas convention, je préfère savoir un taleb ou autre fanatique islamiste mort plutôt qu'un soldat occidental !
Et puis, ne nous leurrons pas, la torture existe depuis la nuit des temps, que l'on soit d'accord avec ou non, cela ne changera pas !
Et puis il est facile de nos fauteuils douillets d'en parler avec détachement mais quant on est au contact de l'ennemi et que l'on vie tout les jours ses atrocitées, c'est autre chose.
En tout cas, cela me fait chier pour ce soldat anglais jetté en pature pour la soi-disant conscience occidentale qui ne doit surtout pas être entaché !
Commentaire n°5 posté par dirt diver le 28/10/2009 à 16h15
A ce sujet The Interrogators de Chris Mackey est un ouvrage intérerssant. L'auteur conclut suite à ses expériences en A-Stan que la torture des prisonniers est certes la méthode la plus efficace (la seule) pour faire parler directement mais qu'elle n'est pas rentable en fin de compte à long terme puisque les infos sont les plus souvent fallacieuses et que c'est super contre-productif du point de vue politico-moral.
Par ailleurs, si ma mémoire est bonne, il affirme que le simulacre d'exécution est considéré comme crime de guerre.
En outre, la réputation de l'efficacité des tortures de la Gestapo et/ou du NKVD a souvent été contre-productive aussi dans la mesure où les encerclés se donnaient la mort, rendant impossible toute activité de renseignement.
Commentaire n°6 posté par DoD le 28/10/2009 à 13h37
Ben de rien, ça n'est qu'une idée. Mais on oublie parfois que les forces spéciales ont un besoin crucial d'informations, lesquelles sont collectées en amont par des spécialistes du renseignement. Tout est bon pour leurrer l'ennemi ou le manipuler, surtout que la position de nos troupes en Afghanistan semble particulièrement difficile en ce moment : dans ce genre de cas, les moyens spéciaux prennent tout leur sens...
Commentaire n°7 posté par Bob French le 26/10/2009 à 21h48
Je n'y avais pas pensé.

Merci Bob French.

Commentaire n°8 posté par Romain le 26/10/2009 à 20h40

Romain, je pensais à l'éventualité suivante en matière de manipulation : par exemple, un chef taliban, ou un taliban haut placé comme dans le cas présent, que l'on vient d'arrêter et que l'on convainc de travailler pour les services secrets anglais ; on le rétribue grassement d'une manière ou d'une autre, via un arrangement secret (évidemment !) du genre : "on te libère, mais tu bosses pour nous !"

Le truc classique, quoi. Cependant, il faut une raison pour relâcher le type : alors on invente une histoire de pistolet sur la tempe (le must : tu le lui mets vraiment, sur la tempe, comme ça quand il fait le récit de sa captivité, ça paraît véridique), suivi d'un battage médiatique qui va conduire à la libération du taliban sous prétexte de défense des droits de l'homme. Le taliban nouvellement promu "correspondant honnorable" de Sa Majesté y gagne une belle couverture, puis rejoint son maquis... et refile ensuite en douce du renseignement de première main aux services britanniques par des moyens préétablis.

Qui de mieux renseigné qu'un Taliban haut placé ? En plus, je crois que leur goût pour la corruption et les retournements de veste relève de la notorioté publique...

Enfin, c'est simplement une hypothèse, je ne dis pas que c'est ça qui s'est passé, peut-être que le scandale est véridique. Ce qui est certain, par contre, c'est que depuis la seconde guerre mondiale, les Britanniques sont passés maîtres de la manipulation, et d'ailleurs sans leurs redoutables compétences en la matière, un certain jour appelé "D day" n'aurait jamais eu lieu...

 

 

 

Commentaire n°9 posté par Bob French le 25/10/2009 à 23h04
Dis D'Arcières à ces vieux camarades du Corps-Franc dans cette campagne allemande!

Athos, faut vraiment que je trouve un moment pour récupérer la suite !

Janus
Commentaire n°10 posté par Janus le 25/10/2009 à 18h01
pas vu, pas pris....pris: puni..

ou

"Enfants profitez de la guerre, la paix sera terrible"
Commentaire n°11 posté par Athos le 25/10/2009 à 13h31
bien entendu, personne ici ne fait l'apologie de la torture ou de méthodes violentes pour mener un interrogatoire.
Les hommes chargés de ces missions très particulières devraient normalement pouvoir s'en tenir à ce qu'ils ont appris dans la théorie, mais dans la pratique, ils doivent souvent déborder.
Face à un taliban, quelle méthode employer? Même si un taliban est un homme et que cela suffit à lui conférer un statut "valable" aux yeux de la convention de Genève, qu'en est-il quand un interrogateur se retrouve face à un taliban fanatique responsable d'actes abominables ou soupçonné de l'être?
Ce qui marcherait avec un soldat ennemi débriefé dans la foulée de sa capture marche-t-il face à un homme fanatisé et irrégulier, prêt à vous trancher la gorge à la première occasion?
Commentaire n°12 posté par le phasme le 25/10/2009 à 09h31
Il est tjrs difficile de porter un jugement sur ce genre de situation mais à la lecture des messages précédents, je trouve qu'il serait bon de rappeler qu'un soldat agit dans un cadre légal que ça plaise ou pas.
En l'occurrence dans cette affaire, il s'agit d'un homme qui était entrainé spécialement à ce genre de chose, il connaissait donc ses droits et ses devoirs. En agissant ainsi il a donc commis une grave erreur professionnelle.
Commentaire n°13 posté par MENATOR le 25/10/2009 à 08h40
Et non pas que les talib sont des chochottent. Ils profitent juste de l'effet qu'aura ces faits sur le monde occidental. Ils s'en servent comme une arme.

Ca me rappelle la connerie de Paris Match......
Commentaire n°14 posté par Romain le 24/10/2009 à 13h35
Pas étonnant. Il suffit de lire le récit de Marcus Luttrel, Le Survivant, dans lequel il explique comment les talibans se moquent des conventions de Genêve, mais sont les premiers à faire un scandale dès qu'on les bouscule un peu trop... Il explique cela mieux que moi, puisqu'il l'a vécu pour le pire, et je ne m'étendrai donc pas sur le sujet, sinon pour dire qu'il y a un monde entre les hommes sur le terrain et les états-majors.
Commentaire n°15 posté par Francois le 23/10/2009 à 22h44
Une manipulation quelconque de la part des services secrets Britanniques ?

Peux tu t'expliquer Bob French ? Je vois pas le but de la manip.
Commentaire n°16 posté par Romain le 23/10/2009 à 21h02
Il y a forcément autre chose, car il est clair qu'on fait bien pire que de mettre un pistolet sur la tempe d'un prisonnier, dans ce genre de guerre. Il s'agit plus de pression psychologique dans ce cas bien précis.

Donc soit c'est pas de bol pour le militaire, il se trouve médiatisé par hasard, soit c'est un règlement de compte interne entre personnes au sein de l'unité, ou encore une manipulation quelconque par les services secrets britanniques. Ils sont redoutables pour ça, les actions spéciales ça les connaît depuis longtemps...

Enfin, du moins est-ce mon impression...
Commentaire n°17 posté par Bob French le 23/10/2009 à 20h59

Prenont l'exemple des talibans qui mènent les interrogatoires.
Généralement, ils tranchent la gorge de nos soldats, et je pense pas que ce soit pour qu'ils parlent plus fort...
Alors, pensez bien, menacer un terroriste avec un flingue sur la tête, quelle cruauté, quelle sauvagerie...

Commentaire n°18 posté par le phasme le 23/10/2009 à 20h49
Perception des dentelles, fleurs et lances pierres...

Ca recommence!!!
Commentaire n°19 posté par Athos le 23/10/2009 à 19h13
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