Vendredi 23 octobre 2009
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Les faits ont eu lieu dans le Province afghane d'Helmand en d'Août 2009; Une
période électorale durant laquelle les combats se sont intensifiés entre insurgés et forces militaire britannique qui ont déploré 37 morts et 100 blessés.
Les officiers du "Royal Military Police's Special Investigation Branch" enquêtent aujourd'hui pour savoir si les allégations de torture psychologique restent un cas isolé ou bien si
cela fait parti d'une politique secrête de techniques utilisées contre les rebelles capturés.
Le dossier est entre les mains de l'"Army Prosecuting Authority", le corps des procureurs de la Justice Militaire.
Si les charges sont retenues, un soldat du SFSG sera traduit devant une cour martiale. S'il est jugé coupable de crimes
de guerre ou de menace avec une arme à feu, il peut encourir de la prison ferme.
Pour les raisons de sécurité que vous connaissez, l'identité du soldat inculpé reste secrète mais il s'agirait selon les sources d'un Caporal âgé de 25ans, qui a servit huit ans dans l'Armée et a
étudié la langue pachtoune.
Si elles sont prouvées, ces allégations vont endommager l'image de l'Armée et du gouvernement britannique qui fait déjà face à la polémique autour du meurtre de Baha Mousa, un civil irakien battu à mort en septembre 2003.
Les prisonniers de guerre sont protégés par la Convention de Genève et les mauvais traitements à leur encontre sont définis comme crime de guerre et puni par la Cour de Justice Internationale.
L'autorité de la Cour de Justice Internationale est reconnue par la France mais aussi par la Grande-Bretagne depuis 2001 mais jusqu'à aujourd'hui un seul soldat britannique a été condamné.
En Septembre 2006, le Caporal Donald Payne a été condamné à un an d'emprisonnement et a été démis de ses fonctions après avoir plaidé coupable pour les mauvais traitements infligés à des
prisonniers irakiens.
Ce dernier incident a eu lieu dans une base opérationnel de la province d'Helmand après la capture par les membres des Forces Spéciales de talibans armés supposés fabriquer des pièges
explosifs IED utilisés contre les troupes britanniques.
Un taliban décrit selon la formule anglo-saxonne "high value target" (une "cible de choix") comme un haut responsable est interrogé par un membre du SFSG spécialement entraîné à mener
des interrogatoires, il est accompagné par un interprète militaire britannique et un interprète afghan.
On sait qu'à un moment de l'entretien alors que le prisonnier refuse de répondre aux questions, l'interprète britannique sort son pistolet, l'arme et pousse la tête du suspect sur la table. Il
pose alors son arme sur sa nuque et dit en pachtoune " réponds aux questions ou tu es mort" .
Selon le journal The Sunday Telegraph le responsable de l'interrogatoire s'est plaint de cet incident,
l'interprète afghan, lui aussi présent, a corroboré les faits et l'accusé a lui-même admis la bavure lorsqu'il fut questionné par un officier supérieur.
Le soldat a été entendu début Octobre 2009 par les membres de la Police Militaire en Angleterre et il est ressorti libre.
Une source proche de l'enquête explique :" La police va essayer d'établir s'il y a des circonstances atténuantes pouvant expliquer un tel acte mais il semble peu probable qu'il
y en ait. Nous sommes maintenant face à une affaire de crime de guerre ou de menace par arme à feu ce qui constitue un délit très grave. Nous pensions qu'après l'affaire Baha
Mousa, ce genre de chose faisait parti du passé."
Les crimes de guerre sont définis dans les violations des lois de la guerre, elles incluent les mauvais traitement aux prisonniers de guerre dont la torture psychologique et la simulation
d'exécution.
traduction partielle de cet
article daté du 17 Octobre 2009.
Merci à Neill pour l'information.
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