Présentations

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a reenacting group of  Free French SAS paratroopers during WW2 and of the modern 22nd SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but it also addresses all the passionate persons of the SAS .We talk  about operations, about equipments but also about literature, about cinema and about the current events. Created in 2006, this blog became the first French-speaking source on the "Regiment" !  
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Images aléatoires

Dimanche 1 juin 2008
Nous ne pratiquons plus trop l'airsoft mais nous nous servons des lanceurs lors de parties plus scénarisées que les anglo-saxons appellent milsim (simulation militaire) et faisons aussi et surtout des "survival course". Il s'agit d'une sorte de course d'orientation où l'on marche la nuit, on s'enterre et on observe. Le jeu se fait sur terrain privé et le parcours peut être pimenté ou non par des complices. Il s'agit donc d'un jeu de rôle à caractère militaire.

Plus d'info sur le milsim : Présentation du groupe


Retrouvez quelques résumés de nos sorties avec des photos et des textes explicatifs, nous n'avons hélas pas d'appareil à chaque sortie.

"MILSIM", il y a du monde en face :

Raid 1er mai 2008 : Le groupe Rhône nous offre le jeu ultime

Opération Nitchevo : attention aux russes

Avril 2006 : Notre première partie milsim dans le Lot


"SURVIVAL COURSE", où est le Nord ?

Juillet 2007 : Des Belges dans le Sud

Mars 2007 : Avez-vous déjà eu peur de mourir de froid ?

Janvier 2007 : neige à perte de vue, moins 15, pleine lune

Janvier 2006 : première ballade sous la neige

Novembre 2005 : longue marche avec les premiers giboulets



"DRILL", elle est où ta gauche ?

Mars 2008 : pour former le nouveau

1er Mai 2007 : quatre jour d'entrainement intense

CQB 2006 : comment évoluer avec un masque à gaz

TAI 2006 : le travail de groupe



"AIRSOFT", Bbbbbrrrrrrrrreeeee out !

Printemps 2008 : welcome to the jungle

Février 2008 : du CQB à Albi

Avril 2007 : du CQB à Aurillac

Janvier 2007 : des russes à Toulouse

Octobre 2006 : combats à Aurillac

Juillet 2005 : La gravillère Afghane avec l'OMEO
par MENATOR publié dans : MILSIM
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Vendredi 30 mai 2008

Nous avions parlé de ce raid dès Mars 2007 lors de notre premier contact avec le groupe Rhône, le projet s’est concrétisé en Novembre où la date du 1er Mai a été fixé.

 

Frog et moi avons ainsi pris la route Mercredi 30 Avril après le travail direction le Rhône où nous attendaient Romain et ses amis.

Nous arrivons à 01H00 le Jour J au chalet où l’atmosphère est en ébullition :

Un premier groupe est parti dans la soirée, le reste se prépare et fini de charger le véhicule ; Frog et moi serons les derniers à partir. Les salutations se feront donc dans la verte.

Un café chaud pour ne pas s’endormir, on vérifie une dernière fois les bergens avant le briefing.

Athos, qui fait parti du groupe de commandement, nous présente le scénario :

Une agent a infiltré un groupe terroriste qui prépare un attentat à l’abri des montagnes. Nous effectuerons des recherches d’information sur ces activistes.

Il nous donne les cartes de la zone, les indicatifs des groupes, les codes radios et les procédures d’engagements.

Frog et moi sommes le groupe « Nimrod » (charmante attention) et nous devons faire la jonction avec le groupe « Castor » avant 14H00 ce même jour.

 

Nous décollons à 03H00, malgré la fatigue de la journée de travail et la longue route, l’excitation nous rend alerte durant le trajet. Le chauffeur se retourne :

-« 5 minutes ! »

Frog et moi échangeons un regard suivi d’un sourire : Nous y sommes… On vérifie une énième fois machinalement si tout est en place. Le véhicule s’immobilise enfin

-« Bonne chasse messieurs « 

Nous giclons dans les « matitis ». Le véhicule s’en va, nous laissant à la nuit et à son calme. les températures sont douces, on sent l’humidité, il n’y a pas de lune et nous marchons à la lueur des étoiles.

Nous estimons qu’il nous faudra plus de cinq heures de marche pour rejoindre un col où devrait se faire la jonction avec le groupe Castor. Nous décidons de faire le trajet à marche forcée pour profiter de l’obscurité.

Les chemins sont mauvais, les dénivelés conséquent, il fait très sombre et il est difficile de ne pas rater un croisement. Nous atteignons le col à allure forcée pour terminer exténués sous les branches d’un sapin à attendre que les premiers rayons de soleil viennent nous réchauffer.

Pas le temps de souffler, un contact radio est établi, le groupe Castor n’a pas trainé lui non plus puisque nous effectuons la jonction à 08H00. Nous sommes heureux de revoir de bon gars rencontrés un an auparavant.


 


Frog et moi intégrons « Castor », un deuxième groupe : « Mékong », évolue lui-aussi dans le secteur et nous dépendons de « Bruno » qui nous donne pour mission d’établir un PO dans une zone que nous avons traversé pour rejoindre Castor. Notre agent infiltrée a signalé que les terroristes allaient acheté des armes à cet endroit. Frog et moi faisons donc office d’éclaireurs jusqu’au croisement où chacun prend position pour observer au mieux la zone. Le temps est ensoleillée, les heures passent, nous pouvons manger et boire mais pas question de dormir. En début d’après-midi, nous assistons à l’échange d’une malette et en référons à notre autorité par radio. On reçoit une nouvelle instruction : rejoindre « Mékong » avant minuit. Le point de RDV est très éloigné et nous partons sans perdre de temps.

Nous marchons toute l’après-midi, le soleil brille et les températures sont douces, nous avons beaucoup de chance, malgré la fatigue, les visages du groupe Castor affiche le sourire.

Le point de jonction entre les deux groupes aura lieu sur un point culminant à Minuit. Nous ne trainons pas en route pour effectuer l’ascension de jour. Il est 19H30, nous sommes à mi-chemin, la vue est magnifique, je suis mort de fatigue. Frog lui pête le feu, je le suis à moitié endormi. Nous arrivons au sommet pour profiter des ultimes lueurs du jour. Le soleil est couché depuis longtemps mais nous distinguons les vallées qui s’étendent tout autour de nous. Je me dis que nous aurons une vue imprenable demain au réveil et que tout cela valait bien cet effort. Alors que je suis dans mes pensées, trois éléments de "Mékong" prennent contact avec notre leader. Ils ont préparé une zone de bivouac au pied de la montagne. Alors que je m’imaginai une bonne nuit de sommeil, il faut entreprendre la descente délicate dans l’obscurité. La nuit est bien avancée lorsque nous atteignons un écrin de verdure artificiel où dort le reste de "Mékong". Chacun s’étend en silence pour rejoindre Morphée.

Mon sommeil est saccadé, je suis persuadé qu’on appelle et je ne cesse de me réveiller en sursaut. Le réveil est cependant agréable :  le petit matin n’est pas trop humide, il n’y a pas de nuage et comme nous sommes bien caché, nous avons l’autorisation de faire chauffer de l’eau. Nous faisons connaissance avec le reste du groupe avec qui nous échangeons les informations recueillies la journée précédente. Alors que nous avons assisté à une transaction, « Mékong » nous informe que notre agent a perdu sa couverture, ils ont assisté à son enlèvement. « Bruno » a localisé un hypothétique lieu de détention . Notre « job » pour le J+1 consiste a joindre le ravitaillement, trouver la maison et y établir des postes d’observations.

 

Ce sont maintenant dix hommes qui marchent en colonne alors que le soleil se lève. Le ravitaillement a lieu vers 10H00 à l’abri d’un ruisseau, nous pouvons faire le plein d’eau et nous défaire des déchets. Les anciens prennent soin des plus jeunes, l’ambiance de groupe est très chaleureuse. La progression continue alors que le soleil brille au dessus de nos têtes, il ne fait pas trop chaud, la météo est parfaite et facilité grandement la marche.

Alors que nous arrivons en milieu d’après-midi en zone hostile, nous prenons un repas chaud, il faut faire le plein d’énergie avant de passer aux choses sérieuses.

 

Nous arrivons plein Est sur les hauteurs boisée d’une maison à deux étages qui est nichée à flanc de montagne. Nous aménageons une zone de vie et deux postes d’observations avancés :

Notre poste Castor est le plus en retrait, il couvre les façades Est et Sud de la maison, nous avons une vue plongeante sur la cour . Il n’y a aucune ouverture au Nord seulement un grand champs dégagé que nous pouvons aussi surveiller.

Le poste Bruno est placé près de la cible, on y observe l’intérieur du bâtiment, la route qui le longe à l’Ouest et son portail qui est l’entrée principale. Chaque PO sera tenu par un binôme du groupe d’origine : Un qui observe et l’autre qui note à ses cotés. Je me retrouve avec Romain et je suis content. Je vais pouvoir passer un peu de temps avec un vieux copains mais aussi et surtout j’apprécie que nous n’ayons plus à crapahuter. Autre élément plaisant : Les horaires de rotation étant fixés, il est reposant de savoir ce que nous allons faire dans les prochaines heures, je peux ainsi gérer mes forces. S’il n’y a pas de mauvaises surprises, je devrais pouvoir m’alimenter convenablement et dormir quelques heures.


 


Frog et le leader « Castor » sont partis aménager notre PO. Avec Romain, nous prendrons la suite. Lorsque Frog vient nous cherche, la zone de vie a été camouflé. Ils ont choisi un site naturel, une niche dans un amas de roches avec une vue plongeante sur la cour. L’observateur est allongé légèrement en hauteur de son binôme qui lui est assis dans une cavité, son oreille a hauteur de la bouche de celui qui observe. Je surveille notre position et je vais noter ce qu’observe Romain, je m’installe donc confortablement, l’arme a porté immédiate et je lis le carnet de liaison . Nous apprenons qu’un individu a rapporté dans la maison la malette observée la veille . Cette dernière est marqué du sigle radioactif ...

Durant notre quart, nous assistons à un séance d’entrainement avec manipulation d’AK47. Le temps passe vite grâce à toute cette activité. Un dialogue radio nous fera bien rire plus tard :


- Castor pour Bruno, activité au Sud Est.

- Bruno. Ils enterrent un chien.

- Répétez répétez

- Ils enterrent un chien

- Un quoi ???

- Un chien

- Un check ???

- Un chien… Ouaf ouaf

- Castor

 

Les heures passent rapidement dans le PO, nous rejoignons la zone de vie alors que la nuit tombe. A l’abri du duvet, je me repose, je pense au prochain quart, nous serons en poste durant le lever du jour, au moment ou il fait le plus froid et le plus humide. Il a fait chaud durant le trajet de la journée et j’ai énormément bu. Je fais un point sur mes réserves qui sont basses. Alors que mon sommeil avait été saccadé la nuit précédente, Frog vient me sortir du coma. Je me suis endormi profondément et le réveil est brusque . Des nuages ont caché la faible lueur des étoiles et je ne vois même pas mon coéquipier pourtant devant moi qui confirme :

-         On ne voit rien, il m’a fallu un quart d’heure pour retrouver la zone de vie et je ne sais pas si je vais pouvoir vous guider à notre PO.

Aidé par sa boussole GPS, Frog se dirige vers le PO, Romain et moi le suivons à tâtons, essayant de faire le moins de bruit possible à travers les sapins et les ronces. La progression est difficile et je manque de me perdre. Arrivé au poste, notre leader nous explique que notre agent est arrivé dans la soirée. Elle est retenue contre son gré à l’intérieur de la bâtisse. Romain prend le carnet de liaison et je m’installe au poste d’observateur. J’ai pris la bâche camouflée de mon bergen pour me protéger au mieux de l’humidité matinale. Je suis confortablement installé, je devine la monoculaire et la paire de jumelle devant moi. Elles ne me servent à rien, la nuit est noire,  les lumières de la cour et du bâtiment sont éteintes, tout est calme. Trop calme. Je commence à somnoler et pour éviter de m’endormir, j’entame la discute avec Romain tout en ne quittant pas des yeux notre objectif. Cela fait plusieurs années que nous correspondons grâce à Internet, nos sujets de conversation concernent principalement le Regiment et on peut dire que nous ne nous connaissons pas vraiment.
Dans un souffle le plus léger possible nous traitons de nos vies familiales et de nos projets professionnels. Le temps passe, ce moment si riche est surréaliste. Soudain le premier étage s’éclaire suivi du rez-de-chaussée. Nous entendons des cris, il y a beaucoup d’agitation mais l’extérieur reste tranquille . Quelqu’un passe un sale quart d’heure à l’intérieur, nous ne pouvons que noter et continuer à observer alors que la fraicheur matinale s’installe avec cette odeur caractéristique d’humus et résineux.
La relève arrive avec le jour, nous rejoignons la zone de vie pour faire notre rapport. Les informations se sont accumulées durant ces heures :
Il y a trois individus armés qui ont de l’uranium et qui retiennent notre agent. Nous connaissons toutes les issues du bâtiment et l’organisation du groupe . L’occasion de frapper est unique puisque les œufs sont dans le même panier. Nous demandons confirmation à « Bruno » par radio .
Notre chef de groupe prépare un plan d’action pendant que nous nous reposons . Je somnole en laissant les rares rayons de soleil qui percent notre planque me réchauffer. Il n’y aura pas de ravitaillement du fait de notre position stratégique, la journée sera chaude dans tous les sens du terme et je n’ai plus beaucoup d’eau. Mais ma préoccupation principale est de savoir si mon « airsofgun » fonctionnera au moment opportun.
En milieu de matinée, notre leader convoque tous les hommes qui ne sont pas en PO. « Bruno » a donné sa confirmation, des appels téléphoniques ont été intercepté, le groupe terroriste va changer de cachette, ils feront mouvement à partir de 16H. Nous devons frapper à moment-là ! Notre priorité est la récupération de la malette d’uranium. L’objectif secondaire est la libération de notre agent. On nous donne des informations complémentaires qui nous permettront de nous assurer de l’identité de cette dernière.
L’opération va se dérouler ainsi :
Deux hommes s’installeront sur le PO Mékong qui a une excellente vue sur l’ensemble de la ferme. De cette position privilégiée, ils dirigeront le groupe de soutien et le groupe d’assaut. Ce sont eux qui donneront les ordres de mouvements et de tirs.
Le groupe de soutien va s’approcher au plus prêt de la cour et de la façade ouverte du bâtiment. Ils simuleront un assaut pour créer une diversion.
Le groupe action passera par la Nord, s’infiltrera sur la face caché de la maison et se planquera dans l’ancienne fosse sceptique. Il se dirigeront vers la portail au moment où le groupe de soutien simulera l’attaque. Si tout se passe comme prévu il tombera dans la dos de l’adversaire.

« Les SAS12, vous serez mes tueurs, Frog en numéro 1 et Ménat en 2, vous avez l’habitude de bosser ensemble, vous rentrez les premiers et vous me faites le ménage. Je serai en numéro 3 pour diriger l’assaut Cédric en 4 s’occupera de la malette et Gérald en numéro 5 se concentrera sur l’otage. Nous devons être en place pour 16H . »

Je repars avec Romain en quart de PO en fin de matinée. Je prends le poste d’observateur pour analyser une dernière fois les lieux. J’étudie avec attention le sens des ouvertures du portail et de la porte principale. J’essaye de modéliser nos mouvements avec tout ce qui pourrait gêner notre progression et constituer une couverture pour nos adversaires. Ces derniers continuent leur ronde comme hier, rien n’a changé dans leur comportement, il faut espérer que ça continue ainsi. En début d’après-midi je regagne la cache principale où le groupe d’assaut se prépare.
Je vérifie les connectiques de mon airsoftgun  Je me focalise une nouvelle fois sur ce problème : la fraicheur des trois nuits aura-t-elle eu raison de ma batterie ?. Il nous est impossible de faire un essai . Je me dis qu’en cas d’incident de tir, je n‘aurai qu’à me jeter sur ma cible le chargeur en avant pour la mettre à terre. Je ne suis pas Bruce Lee mais je suis déterminé et je ne laisserai pas un histoire de batterie de voiture télécommandée foutre en l’air une journée de marche et 24 heures de planque. Frog et moi sommes des invités, les organisateurs nous honorent en nous plaçant dans le groupe de choc, il ne faut pas les décevoir. Je me mets la pression tout seul, je me rassure en me disant que je suis habitué à driller avec Frog, les heures passées à franchir en trombe les portes de mon garage pour arroser une cible de bille de 0,25gr me réconforte.
Nous répétons avec le groupe la progression. Nous attendrons à l’abri que les terroristes quittent la maison. Les deux observateurs de « Mékong » donneront l’ordre de tir du groupe de soutien. Nous sortirons pour nous diriger vers la porte d’entrée. Le groupe de soutien criera aux survivants de se rendre et nous leur tomberons dessus à ce moment là.
L’otage sera confiée au groupe de soutien et le groupe d’assaut partira avec la valisette au point d’extraction.
Nous quittons la planque en milieu d’après-midi. Nous faisons un détour vers le Nord pour rejoindre la maison. Le groupe d’observation et celui de soutien sont en place. Nous nous glissons en colonne le long de la façade Nord puis nous nous terrons dans une sorte de fosse. Nous sommes collé les uns aux autres, nous entendons l’activité dans la maison au travers du mur. On entend des bruits de chasse d’eau, il est bientôt 16H ils se préparent à partir. Je suis accroupi les jambes en tension prêt à bondir. La position devient vite pénible et l’attente insupportable. Je contrôle ma respiration et fait de petit mouvement pour faire circuler le sens dans mes jambes.

« Attention groupe en mouvement »

Je sens la main de Numéro Trois sur mon épaule, j’appuie mon M4 sur celle de Frog en prenant une longue expiration.

« TOP»

Une tape sur l’épaule, les bruits de perceuses des airsoftguns retentissent. Tout le monde se lève et nous quittons le fossé. J’expire doucement et basculant le sélecteur de tir. Le portail est devant nous lorsque j’entends crier

« Rendez-vous ! les mains en l’air ! »

Au même moment, le deuxième « TOP» retentit dans mon oreillette.
Nous plongeons au travers du portail comme un seul homme.
Frog se décale sur ma gauche en ouvrant le feu sur la cible la plus éloignée qui devant lui. Je tire sur un homme couché à droite derrière un tas de bois et qui me tourne le dos. Une femme se met en boule et un homme armé d’une AK47 se jette derrière des palettes de briques. Frog le poursuit et je le couvre en vidant un chargeur sur son abri. Mon binôme ouvre l’angle et l’abat. Je ne fais nullement cas de la femme et de mes trois autres coéquipiers. Je vérifie avec Frog que nos trois cibles sont hors d’état de nuire et un genou à terre, nous couvrons la cour. Numéro cinq apporte l’otage au groupe de soutien mais aucune nouvelle de Numéro quatre qui est entré dans la maison à la recherche de la malette.

« Ménat, files dedans et trouvez moi l’uranium »

Je rentre à l’intérieur après m’être clairement identifié. Tout est sens dessus dessous, un écran de télévision barre le corridor principal, il y a une tonne de déchet et de documents sur les tables, je glisse plusieurs bouteilles de bière dans ma smock en cherchant désespérément cette malette. Cédric la trouve enfin, nous rejoignons les autres à l’extérieur.
Nous quittons en bon ordre les lieux. Le groupe d’assaut fonce avec l’uranium vers la zone d’extraction, le reste convoie l’otage et récupère les bergens.
Nous avançons à marche forcée vers une colline boisée. Il y a pleins de ronces, il fait une chaleur infernale lorsque je me retourne je vois le porteur de la malette serrer des dents. La pression de l’assaut nous a éreinté et ces derniers kilomètres sont horribles. Nous arrivons enfin en lisière de forêt, un mélange de fatigue et d’excitation m’envahie.
Le groupe de soutien a rejoint son point d’extraction, tout est OK chez eux.
« Bruno » nous a envoyé une camionnette pour la récupération, après avoir pris contact avec le chauffeur, nous nous entassons à l’intérieur. Assis par terre, je vérifie une nouvelle fois la sécurité de mon M4, je retire mon microphone et je fouille dans mes poches pour attraper une bière.

La mission est terminé.

On se regarde tous, on échange des sourires et des clins d’œil mais personne ne crie victoire, tout le monde reste calme dans la voiture. Après 72 heures de chuchotement et de silence, il est difficile de laisser éclater sa joie.
Nous rejoignons le reste de la troupe et le reste des acteurs de cette sortie dans la fermette. On nous laisse une demi-heure pour défaire les sacs. Le soleil brille, nos affaires vont pouvoir sécher.Assis en cercle, les responsables de « Mékong » et de « Castor » font leur débriefing. Ensuite chacun prend la parole du plus ancien au plus jeune pour exprimer son ressenti temps positif que négatif. Frog et moi n’avons rien de spécial à dire si ce n’est remercier le groupe Rhône pour son accueil et sa confiance en nous. Je peux aujourd’hui souligner la gentillesse de ces membres qui s’est traduit tout le long du raid par des sourires et des attentions.

Un barbecue est allumé et une table dressée, elle est garnie de spécialités lyonnaise et de bonnes bouteilles. Tout les visages affichent un large sourire, nous passons la soirée à parler et à rire. L’otage féminin était un membre du groupe déguisé et je n’y ai vraiment vu que du feu. Je ne savais pas que l’uranium était un métal lourd et j’ai compris après pourquoi Cédric serrait les dents lors de l’évacuation : il a eu du mérite car la valisette était remplie de poids d’altère et de sable ! La nuit s’installe et nous regagnons la foret avoisinante pour une dernière nuit sous les étoiles.

La route est longue demain et la semaine de travail qui s’annonce va être fade …

 

Conclusion

 

Nous avons participé à de nombreux jeux de guerre scénarisés mais aucun n’a pu rivaliser avec ce raid. Tout d’abord il s’est inscrit sur la durée mais aussi et surtout les organisateurs ont mis l’accent sur le réalisme. Les participants déguisés jouant les méchants étaient dynamiques, il y avait toujours de l’activité ce qui rendait l’observation ludique. Nous sommes habitué à évoluer en groupe restreint et c’était passionnant d’opérer avec d’autres groupes autonomes et un échelle de commandement efficace. L’organisation a été vraiment efficace, tout le monde a fait preuve de rigueur et de dynamisme.

Pour terminer mon mini-roman il ne me reste plus qu’à remercier sincèrement le groupe Rhône.

par MENATOR publié dans : MILSIM
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Lundi 28 avril 2008




Voici le résumé d'une partie Milsim organisé par Franz et les membres d'Airsoft Connection dans la Montagne Noire Tarnaise.
Pas de crédit photo, je fais un mélange de tout ce qui a été publié. je pense avoir l'accord de tout les propriétaires si ce n'était pas le cas et que cela vous pose un problème, veuillez m'excuser. Signalez-le moi et je l'enlèverrai.

OP Nitchevo



Le scénario :  un groupe de militaire russe fait un coup de force dans une ex-république soviétique le Dagestan. Les européens et les américains envoient des forces spéciales sur zone a la chasse aux informations.



Quatre groupes de joueurs : les forces d'occupation russe avec une unité mobile d'anciens Spetnaz, les civils, les forces spéciales regroupées sous commandement européen et les forces spéciales américaines.

Frog, Koursk et moi même sommes rattachés à l'USSOCOM, on retrouve nos amis Wazzock, Wanted et Nyclow en tenue US. Dans le scénario nous sommes une unité SAS rentrant d'irak nous travaillerons avec les américains eux aussi de retour de Bagdad.

Nous arrivons sur le terrain le vendredi soir, nos ordres nous serons donné le samedi matin à 08H00.
Avec wazzock et wanted, nous partons en reconnaissance des axes de communications, nous n'avons pas le droit d'aller au Nord dans le secteur russe.



Nous confectionnons un bivouac commun pour passer la nuit puis nous nous dirigeons vers la frontière russe. Arrivé à un carrefour, nous entendons du bruit, visiblement les russes s'installent. Nous approchons quand soudain un chien aboie. Un russe hurle au loin dans un haut parleur "jetez vos armes". Nous avons franchi la frontière, l'ambiance est donné, nous décrochons vers le Sud. 
"Contact à l'arrière ! " Koursk décroche et se jette sur le bas coté, une patrouille visiblement. Rien de sérieux juste de quoi donner quelques émotions avant de rejoindre le bivouac pour quelques heures de sommeils.

Le samedi matin tout le monde se rassemble, cela prendra plus de temps que prévu malgré tout le groupe américain se forme et un fourgon fait office d'hélicoptère pour déposer tout le monde à l'extrémité sud du terrain.


La mission : prendre contact avec un espion et ramener mort ou vif un chef russe qui a commis des crimes contre la population civile. 
Le danger : les russes risquent de déployer une batterie de missiles Sol Air qu'il faut trouver et détruire afin de sécuriser notre exfiltration aéroportée dans 48H.

 



On nous dépose à plusieurs kilomètres au Sud de la zone de jeu. Nous jouons les éclaireurs de la troupe d'appuie US dirigé par Skyline. Arrivé au Sud du village civil le groupe est pris à parti par une patrouille Spetnaz. Visiblement les américains cherchent le contact, nous les quittons pour partir en reconnaissance du camp russe.

Nous créons une cache rapide, au centre d'un triangle composé du camp américain, du village civil et du camp russe, à partir de laquelle nous rayonnons en petite patrouille composé d'un "trinome de un binome accompagné appuyé par un autre élément".

 

Nous passons le samedi après-midi à la pêche aux informations :
Reconnaissance du village civil qui a subit une attaque russe. C'est étonnant de voir des gens déguisés surtout des femmes, nous ne sommes pas habitué à cet univers de jeu de rôle mais c'est vraiment intéressant.
Nous efftuons des reconnaissances de la base russe avec la découverte au Nord de la zone de défense anti-aérienne, tout leur flanc Nord n'est pas ou peu gardé.

Il est 20H00, l'heure de la pause pour un regroupement autour d'une paella. Nyclow nous quitte mais il sera remplacé par deux mystérieux et valeureux combattants venu tout droit de Mont de Marsan avec qui on a hate de faire une nouvelle sortie.

 



On se jette sur la nourriture, l'idée était géniale, ça fait du bien de manger chaud. Les participants sont détendus, cependant le mauvais temps n'aide pas à réchauffer l'ambiance.
Nous retournons à notre camp de base pour dormir un peu. La partie reprend à minuit.



A 02H00 le gros de la troupe part pour attaquer le camp russe. Il faut attendre le petit matin que tout le monde s'endorme et que la fraicheur décourage les dernières sentinelles.
Un groupe détruit les armes lourdes et vole les missiles sol-air tandis que l'autre passe de tente en tente pour trouver notre cible. Les joueurs sont réveillés par une lampe, aveuglés et surpris il leur est difficle de réagir. Une fois le criminel russe interpellé et fouillé, le groupe décroche vers la base principale américaine.


 
Les batteries anti-aérienne détruites et l'officier russe interpellé, il faut maintenant rejoindre rapidement notre zone d'extraction pour être évacué.
Le groupe commando prend en charge le prisonnier et les missiles et le groupe US mieux armé fait office d'arrière garde.
Ils seront sérieusement accrochés par les russes et nous offrent ainsi un peu de marge car notre colis joue sérieusement son rôle. Il fait tout pour nous ralentir et il faut rendre hommage à son talent de comédien et surtout aux deux soldats français qui l'ont porté tout le trajet.



Fin du jeu : Nous arrivons sur la zone d'extraction sans accrochage et attendons 13H l'heure d'évacuation. Le temps passe en discutant avec l'officier russe, nous tentons de savoir s'il a de l'argent à l'abri en vue d'une éventuelle coopération mais ce dernier est nationaliste et dur à convaincre. Alors que nous papeautons les sonnettes avertissent par radio qu'une patrouille Spetnaz nous arrive droit dessus. Nous espérons qu'elle ne nous verra pas et ne fera que passer. 
Notre prisonnier bondit de la cache comme un fou pour se faire tirer dessus par ses propres hommes. Ca tire de partout quand sonne la fin du jeu.

Il ne nous reste plus qu'à partager nos expériences avec nos "ennemis" dans la bonne humeur et rejoindre le camp de base pour se changer et prendre la route.

Encore un beau week-end à jouer à la guerre de passé. 
Pour conclure merci aux gentils organisateurs pour ce week-end et salutations à tous les participants qui ont joué le jeu.

Pour les dernières photos de la série, saluons Koursk qui, pour une fois, ne se cache pas derrière son objectif. Si vous étiez à cette OP et que ce gentil barbu vous a accosté en vous expliquant que le verre jaune de ses lunettes permettait de mieux identifier les camouflages, ne vous inquietez pas. Il s'agissait d'un défi ; Il devait en effet entretenir une conversation sur ses lunettes ESS avec 50 personnes ! Il a hélas perdu son défit, espérons que Frog réussira le sien ...





par MENATOR publié dans : MILSIM
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