PRESENTATION

Le 22SAS12 est un groupe de reconstitution de Parachutiste SAS Français Libre et du 22eme régiment SAS anglais. Ce blog présente notre approche particulière de la reconstitution mais il s'adresse aussi à tous les passionnés des SAS. Nous parlons des opérations, des équipements mais aussi de littérature, de cinéma et de l'actualité. Crée en 2006, ce blog est devenu la première source francophone sur le "Regiment" !   
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22SAS12 is a group reenacting WW2 era Free French SAS paratroopers and the modern 22 SAS. This blog presents our particular approach of the reenactment but is also aimed at all people passionate about the SAS. We talk about operations, equipment but also about literature, cinema and the current events. Created in 2006, this blog has become the premier French-speaking source on the "Regiment" !

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1952-2000

Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 13:35



HISTOIRE ET OPERATIONS :

Structure du Regiment : organisation, squadrons, groupe anti-terroriste...

We are the pilgrims master : analyse d'une des images du SAS

21 et 23 SAS : la Territorial Army, les unités de soutien

The Detachment (14 int) : Unité de renseignement qui opéra en Irlande du Nord.

1950-1957 malaisie : Renaissance du SAS et guerre dans la jungle.

1958-1961 Oman : guerre contre-révolutionnaire dans le desert.

1977 op Magic fire : aide au GSG9 dans le premier détournement d'avion à Mogadiscio.

1977 Togo : des SAS derrière une sombre affaire.

1980 Op. Nimrod : une des plus célèbres opérations du 22SAS au coeur de Londres.

1981 Gambie : Deux SAS libère la famille du Président Jawara.

 

1987 Prison de Peterhead : Contrôle d'une mutinerie carcérale.

1988 Fusillade à Gibraltar : Le Mossad et le SAS.

1990-2006 le vol 149 : affaire judiciaire suite à l'emploi d'un vol civil pour le déploiement de SAS à Koweit city.

1990 Guerre du Golfe : raids SAS dans le desert irakien.

1997 Pérou : Libération d'otages à l'ambassade japonaise de Lima.

1998 Albanie : évacuation d'un ressortissant britannique.

1998 Serbie : Arrestation d'un criminel de guerre.


2000 Op Barras : Libération d'otages en Sierra Leones.

2000 chasse aux criminels serbes : arrestation du général serbe Stanislav Galic.




PERSONNALITES :

CROOKE Ian : à venir

DE LA BILLIERE Peter : durant le guerre du golfe, il préconise l'emploi des SAS.

FOWZI Nejad : le seul preneur d'otage rescapé de l'assaut de l'Ambassade d'Iran.

ROSE Michael : un des officiers du SAS responsable de l'opération Nimrod et opposé à la guerre d'Irak.

SCHWARZKOF H. Norman : général américain qui a dirigé les opérations dans le golfe en 1990.

 

TOWNSEND Melvill : un médaillé qui vaut de l'or.

Par MENATOR - Publié dans : 1952-2000 - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 16:30

Le SAS accomplit un raid en Serbie

Un accusé de crimes de guerre pris dans sa cache dans la montagne, par Tom Walker, The Times, 11 novembre 1998

 

Des sources diplomatiques occidentales confirment qu'un accusé de crimes de guerre arrêté en Bosnie en septembre a en réalité été capturé par des soldats du SAS à l'intérieur de la Serbie. La mission d'enlèvement la plus audacieuse du Régiment envoie un avertissement clair au président Milosevic que son pays n'est plus un refuge pour ceux recherchés pour être jugés à la Haye.

Stevan Todorovic, accusé d'une série de crimes contre des Musulmans et des Croates en 1992, fut livré par l'OTAN au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie le 27 septembre. L'information donnée par la force de stabilisation [SFOR] menée par l'OTAN à Sarajevo était qu'il avait été arrêté par des troupes américaines dans le nord de la Bosnie. Peu après, la presse serbe cita des membres de la famille selon lequels monsieur Todorovic avait été capturé dans un chalet dans la région reculée de Zlatibor dans l'ouest de la Serbie, à environ 50 miles [80 km, NdT] de la rivière Drina qui marque la frontière avec la Bosnie.

Malgré les démentis de l'OTAN, l'histoire a persisté. Des sources américaines en Serbie admettent que leurs unités d'élite Delta furent impliquées dans une opération qui avait franchi la Drina. Maintenant une autre source occidentale a révélé que le SAS avait pénétré jusqu'au brumeux plateau de Zlatibor.

« C'était une mission classique. Ils ne l'admettrons jamais d'eux-mêmes, mais elle sortira probablement un jour dans un livre, » dit la source. « Ce n'est pas une mauvaise chose que les gens sachent que c'était le travail du SAS. C'est délibérément pour effrayer Milosevic - c'est cette politique maintenant. »

On croit que plusieurs personnes recherchées par la Haye pour des crimes commis en Bosnie vivent en Serbie. Elles comprennent le général Ratko Mladic, le commandant militaire bosno-serbe tenu pour responsable du massacre de Srebrenica. Certains observateurs croient que le raid de Zlatibor était un test. Des membres furieux de la famille de monsieur Todorovic ont dit au Times qu'on avait trainé l'ancien policier hors de son chalet, qu'on l'avait bâillonné, qu'on lui avait bandé les yeux et qu'on l'avait battu, avant de le charger dans un break noir et de le conduire de l'autre côté de la Drina.

stevan_todorovic.jpgMonsieur Todorovic, 41 ans, a dit à sa soeur par téléphone depuis la Haye que l'équipe d'enlèvement s'arrêta plusieurs fois sur la route vers la frontière, probablement pour changer les plaques d'immatriculation du véhicule. On lui fit ensuite traverser la rivière clandestinement sur un canot pneumatique, avant de l'ammener dans un hélicoptère américain à Tuzla dans la fédération musulmo-croate, puis à la capitale néerlandaise. Il affirme qu'à Tuzla, un officier US lui dit : « Alors, vous croyiez que vous étiez en sécurité là bas, c'est ça ? »

Belgrade a systématiquement refusé de coopérer avec le tribunal de la Haye, et a refusé la semaine dernière un visa à Louise Arbour, son procureur en chef, qui voulait visiter le Kosovo.

Des membres de la famille de monsieur Todorovic ont dit qu'ils l'avaient aidé à s'abriter après que des unités SAS basées en Republika Srpska [République serbe de Bosnie, NdT] aient commencé à sévir contre des criminels de guerre présumés, tuant un suspect et arrêtant un autre à Prijedor. La chalet du fugitif était décoré d'icônes religieuses orthodoxes et de calendriers de filles et de voitures de course. Le chalet, à 1000 mètres d'altitude, est couvert de neige pendant trois mois de l'année. Des parents disent aussi que les hommes masqués qui se sont emparés de lui parlaient avec les accents de Belgrade et du nord de la Serbie, et affirment qu'ils étaient restés en planque autour de chalet pendant plusieurs jours, pendant lesquels les papiers d'identité de monsieur Todorovic furent volés dans une voiture. « Nous l'aimions et nous veillions sur lui, » dit l'un. « Comment l'un d'entre nous peut se sentir en sécurité après ça ? »

Un homme âgé qui vit à côté du chalet de monsieur Todorovic dit qu'il s'est battu pendant la Seconde Guerre mondiale avec Fitzroy Maclean, l'agent britannique qui fut parachuté en Serbie pour aider les partisans de Tito. « Comment nos anciens alliés peuvent-ils faire une telle chose ? » demande-t-il.

La source occidentale dit : « Les gars deviennent vraiment bons, et ils ont toute une liste d'options en Yougoslavie. Beaucoup d'entre eux parlent désormais couramment le Serbe et ils connaissent plutôt bien le terrain. »

Monsieur Todorovic, qui travaillait dans la ville de Bosanski Samac du nord de la Bosnie, est inculpé pour meurtre, viol et torture.

 

Source : Tom Walker, The Times, 11 novembre 1998

Mise à jour : Stevan Todorovic a été jugé coupable de persécutions le 31 juillet 2001 et condamné à dix ans de prison.

 

Article associé : Arrestation d'un général Serbe décembre 2000.

Par ROB1 - Publié dans : 1952-2000 - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 19:36

SNA3037AAA-682_938700a.jpg« Des gentlemen non-identifiés vinrent et amenèrent l’affaire à sa conclusion »

En septembre 1987, une cinquantaine de condamnés à des peines de longue durée de la prison écossaise de Peterhead se mutinèrent, dévastant l’aile D où ils étaient détenus et prenant en otage le gardien Jackie Stuart. La plupart des émeutiers se rendirent dans les jours suivants, mais quelques quelques-uns refusaient et menaçaient de défenestrer leur otage par un trou fait dans les ardoises du toit.

Les autorités écossaises s’inquiétaient que la police ne pouvait gérer la situation, et demandèrent au ministre de l’intérieur Douglas Hurd l’aide du SAS. Hurd et le directeur des forces spéciales étaient réticents, craignant de créer un précédent pour de futures révoltes carcérales. Néanmoins, le commandant « Mike », du D Squadron, alla à Peterhead pour faire un repérage.

Dans les dernières heures du vendredi 2 octobre, après cinq jours de crise, le feu vert tomba. La vingtaine d'hommes de la Red Team du D Squadron, qui tenait l’alerte antiterroriste, et le colonel du Régiment embarquèrent dans deux Ranger Rover et un autocar et filèrent jusqu’à la base de la Royal Air Force de Lyneham. Les Ranger Rover roulèrent jusqu’à la piste et montèrent directement la rampe d’un avion Hercules qui les attendait, moteurs tournants. En moins de 5 minutes, les hommes du SAS étaient à bord avec leur équipement et l’avion décollait pour Aberdeen. Pour éviter les médias qui couvraient le siège, les SAS quittèrent leurs véhicules hors de vue et entrèrent dans la prison par une porte secondaire.

Le commandant « Mike » réunit les hommes pour exposer le plan d’action qu’il avait mis au point. Les irréductibles s’étaient barricadés dans trois étages de l’aile D de la prison et détenaient Stuart dans une espèce de grenier sous le toit. Le plan était que quatre équipes de quatre hommes lancent l’assaut simultanément par une porte de chaque étage et par le trou fait par les prisonniers dans le toit.

Les SAS revêtirent leur fameuse tenue noire et s’équipèrent de matraques empruntées à la police locale, de bombes au gaz CS et de grenades flashbang. Les Browning 9 mm ne devaient être dégainés qu’en cas de nécessité d’absolue. L’équipe monta sur le toit via une lucarne et avança lentement vers son objectif en rampant sur un étroit parapet mouillé par la pluie, de nuit, 20 mètres au-dessus d’une cour. De l’autre côté de la cour, des prisonniers les repérèrent et crièrent pour alerter leurs camarades, mais il était déjà trop tard. Les quatre équipes étaient en place et le commandant donna immédiatement le top action. Il était 5 heures du matin.

Les charges explosives posées sur les portes métalliques détonèrent, et les SAS se ruèrent en balançant généreusement gaz CS et flashbangs devant eux, incapacitant immédiatement les prisonniers.

Sur le toit, le « Soldat T » lança deux flashbangs par le trou et sauta dans le grenier en s’éclairant avec une lampe-torche. Il tomba immédiatement sur Jackie Stuart et le passa à l’homme qui le suivait. Presque simultanément, il vit un prisonnier lui foncer dessus, apparemment armé d’un couteau. Le « Soldat T » avança, lui asséna un coup sur le bras pour le désarmer puis un coup à la tête pour le déséquilibrer et le saisir pour le maîtriser.

L’opération fut réglée en quelques minutes. Après une discussion rapide avec le commandant, les hommes se changèrent, firent leurs affaires et filèrent, préférant disparaître avant que le jour se lève. Ils quittèrent la prison par le même chemin que l’entrée, moins d’une heure après être arrivés. Les hommes furent conduits à l’aéroport d’Aberdeen, où ils attendirent les pilotes du Hercules, qui faisaient leur repos obligatoire.

Sept mois plus tard, trois meneurs furent jugés pour la prise d’otage. Au cours du procès, la cour apprit que le personnel de la prison n’avait jamais été informé de l’identité des intervenants. Un des officiers de la prison utilisa la litote suivante : « des gentlemen non-identifiés vinrent et amenèrent l’affaire à sa conclusion ».

Par ROB1 - Publié dans : 1952-2000 - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
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